MaisonDescartes Amsterdam

Communiqué de Presse de Loup Viallet, Délégué national à la Prospective, président du COMEF (ONG) du 25/05/2016

A la fin du mois de juin l’on ne parlera plus français entre les murs de la Maison Descartes, un bâtiment édifié sur les canaux il y a plus de quatre cent ans au cœur d’Amsterdam. On n’y fera plus rayonner ni notre langue, ni notre histoire ; on n’y accueillera plus d’artistes : le gouvernement vend les murs et licencie son personnel le 30 juin.

Après la vente d’un palais abritant un Institut culturel à Vienne et des pressions sur les Instituts français à Lisbonne et à Berlin sous Laurent Fabius, Jean-Marc Ayrault conduit le Quai à détruire en quelques années le travail de plusieurs siècles : une diplomatie culturelle qui nous assurait encore il y a peu le second réseau diplomatique au monde.

Cette stratégie qui confond imprudemment gouvernement de l’Etat et gestion immobilière ne détruit pas seulement le rayonnement de la France dans le monde. Elle heurte aussi les opinions publiques étrangères et dégrade dangereusement nos relations extérieures : nos dirigeants sont aujourd’hui sourds aux manifestations amicales qui surgissent en ce moment au Portugal, comme ils sont restés muets aux manifestations berlinoises qui réclamaient que ces lieux français continuent à exister chez eux.

Au rythme de ce démembrement de notre réseau diplomatique, notre pays ne pourra plus se prévaloir longtemps d’être une puissance culturelle d’envergure mondiale. Mais ce qui est un boulet pour un pouvoir mou, incapable d’agir en Europe, dépossédé de sa capacité à battre monnaie, à voter ses propres lois, est un atout pour le pouvoir souverainiste et patriote qu’incarne Marine Le Pen.

Elle sait que renouer avec le rayonnement est une condition de l’indépendance et de la grandeur de notre pays.

Collectif Mer et Francophonie