Vallaud-Belkacem

Boulevard Voltaire

Par Gabriel Robin, SG du CLIC le 01/06/2016

La polémique ne cesse pas d’enfler. Après avoir été interpellée à l’Assemblée nationale sur l’enseignement de l’arabe dans les petites écoles, Najat Vallaud-Belkacem s’était défendue poussivement en ressortant les poncifs sociétalistes du placard, promettant « une véritable offre de langues vivantes étrangères ouverte à tous les élèves, avec un programme et une évaluation fournis et assurés par l’Éducation nationale ». L’habituelle novlangue administrative ne trompant plus personne, l’indignation fut alors générale.

Le ministre de l’Éducation nationale a relancé ce sujet au micro de Jean-Jacques Bourdin ce mardi matin, déclarant :

Nous avons décidé, dans notre réforme éducative, de faire en sorte qu’on commence plus tôt l’apprentissage des langues vivantes étrangères. C’est ce qui nous a conduits à faire commencer, à partir de l’année prochaine, la langue vivante 1 dès la classe de CP et la langue vivante 2 dès la classe de cinquième. […] Et, deuxième point, diversité de l’offre de l’enseignement de langues étrangères. Oui, l’arabe pourra être enseigné dès la classe de CP, dès lors qu’on aura les moyens humains de le faire.

Les propos sont clairs, limpides. Alors que les enfants ne maîtrisent plus la langue de leur pays – c’est-à-dire le français, puisqu’il semble falloir le préciser -, le ministère de l’Éducation nationale envisage l’enseignement des langues étrangères aux tout-petits, et souhaite par ailleurs « diversifier » l’offre des langues enseignées en incluant les « langues d’origine ». Habile, Najat Vallaud-Belkacem affirme par ailleurs qu’elle entend amender les ELCO (enseignements de langue et de culture d’origine). Pourtant, tout porte à croire que seul le nom sera changé, et que tout ce qui constituait les ELCO sera renforcé. Ce que veut le ministère est doublement mauvais. D’abord, on ne peut apprendre une langue étrangère qu’en connaissant correctement la sienne. Ensuite, les « langues d’origine » sont déjà parlées à la maison par les enfants d’immigrés. Pourquoi diable les enseigner encore à l’école si ce n’est pour renforcer les particularismes identitaires de ces gens ? Rappelons, aussi, que ces langues sont le plus souvent enseignées par des professeurs étrangers.

Il faut bien comprendre que chaque mesure portée par ce gouvernement, notamment et surtout en matière d’enseignement, semble n’avoir pour objectif premier que de saper un peu plus ce qui a fait la France historique. Présentement, le rôle du ministère de l’Éducation nationale se limite à la rééducation idéologique des enfants, tant par le contenu des manuels que par les référents communs que véhiculent nos élites aux jeunes esprits.

Résultat : une école à plusieurs vitesses, une école qui n’assimile pas, une école où les racailles traumatisent les bons élèves, une école où les professeurs ne savent parfois pas parler le français correctement, une école qui a renoncé à instruire et, in fine, une école qui dégringole d’année en année dans les classements des pays industrialisés.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que Najat Vallaud-Belkacem était présente, le 24 mai dernier, à la finale du « Trophée d’improvisation, théâtre, culture et diversité », aux côtés du parrain de l’événement, l’humoriste Jamel Debbouze. Ils font la promotion du multiculturalisme, lequel cache parfois un mépris pour la France, comme en témoigne le soutien de l’humoriste franco-marocain à Éric Cantona, coupable de déclarations calomnieuses relevant d’un racisme anti-blancs masochiste, à l’encontre de Didier Deschamps, accusé de xénophobie et de porter un nom si français qu’il serait aujourd’hui le seul à le porter…

Nous avons l’obligation de lutter pied à pied contre ces destructeurs.