Elysée enntrée

Boulevard Voltaire

Par Georges Michel le 01/06/2016

Les choses sont simples et pourtant nous aimons les compliquer. Ainsi, la question qui est posée en 2017 aux Français est la suivante : souhaitez-vous que vos enfants et petits-enfants puissent continuer à porter le noble titre de Français ? Être français, c’est-à-dire appartenir à une nation souveraine dans le concert des nations. Être français, c’est-à-dire appartenir à une nation imprégnée de culture gréco-romaine et de tradition chrétienne.

La question centrale est donc celle de la souveraineté et de l’identité. Toutes les autres questions – économiques, sociales, sociétales, défense, immigration, école – sont éminemment importantes mais elles convergent toutes vers l’essentiel, l’existentiel : notre souveraineté, notre identité, menacées comme jamais.

Si vous estimez que la souveraineté et l’identité de la France ne sont pas choses essentielles et, plus encore, qu’elles doivent être reléguées au musée de l’Histoire, incontestablement 2017 vous offre un choix avantageux de candidats potentiels, notamment à gauche : de l’extrême rouge Mélenchon à l’incolore Macron – ce dernier en dépit de son joli discours d’Orléans.

À « droite » (employons ce mot par convention de manœuvre !), maintenant. Passons sur l’insignifiante UDI, troupe supplétive des Républicains, et congénitalement européiste et immigrationniste. Chez Les Républicains, les choses sont plus compliquées, ne serait-ce que parce qu’ils sont détenteurs par hoiries successives du vieil étendard gaulliste, un peu comme ces vieilles familles détenant une relique qu’ils n’osent mettre aux encombrants : ça fait joli dans le salon et vous donne un air de respectabilité de bon aloi. Mais, au fond, qui, dans la « famille républicaine », est prêt à sortir de la vitrine cette vieille oriflamme, et pas pour faire semblant ? Personne.

Du Rendez-vous de Béziers sont sorties 50 propositions. La plupart vont dans le sens du rétablissement de notre souveraineté et de la sauvegarde de notre identité. Elles sont donc à regarder avec intérêt. Alors, qui en 2017 peut être celui ou celle qui sera capable de faire franchir à notre pays cette « frontière qui délimite le monde que nous vivons et celui dans lequel nous pourrions vivre », pour reprendre les mots mêmes de la déclaration finale de dimanche, intitulée « Oz ta droite » ? Qui ?

Soyons réalistes. Nous ne savons pas qui sera le prochain président de la République, mais – les choses étant ce qu’elles sont, comme disait de Gaullenous le connaissons. Ne faisons pas semblant de croire – comme on aime à le faire souvent à droite – que quelqu’un, forcément providentiel, va sortir du chapeau de l’Histoire avant 2017 pour se présenter comme le candidat capable de s’approprier et de porter l’essentiel de ces mesures. Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, n’ira sans doute pas au-delà de la primaire de la droite et du centre. Sarkozy sera peut-être le d’ Artagnan de Denis Tillinac, en mal de héros. Mais l’homme de Lisbonne ne peut être un héros. Un aventurier velléitaire, tout au plus… Et puis c’est tout. Dupont-Aignan fera 5 %, sera remboursé de ses frais de campagne et poursuivra malheureusement son splendide chemin d’isolement.

Alors, encore une fois : qui en 2017 ? Comme l’a déclaré Marion Maréchal-Le Pen samedi dernier à Béziers, « le Front national est incontournable ». Ceux qui ne veulent pas comprendre cela s’obstinent en vain. Seule Marine Le Pen, à l’évidence, est capable de conduire les Français au-delà de cette « frontière ». Le temps des faux-semblants est terminé. Ceux qui se disent sincèrement de droite sont désormais face à leurs responsabilités : la défense de la souveraineté et de l’identité de la France passe par Marine Le Pen ou ne passera pas.