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Cette semaine, après avoir fait de l'anti-FN plus ou moins caché lors des "Rendez-vous" bitterois de la droite, l'hebdomadaire Valeurs Actuelles -magazine que je lis avec intérêt à chaque parution- a interrogé "son" candidat (du moins en majorité) pour la future élection présidentielle, Nicolas Sarkozy.

Outre quelques coups de cutter porté à l'encontre de ses "amis" de Les Républicains, il s'enorgueuillit du fait que selon lui son arrivée à la direction du parti de la droite "molle" et européiste a été un rempart contre notre mouvement : "Si nous n'avions pas fait ce travail de fond, ingrat, le Front National aurait poursuivi sa progression."

On est habitué à ce genre de déclaration de Nicolas Sarkozy pour qui, donc, le Front National n'a pas progressé ces dernières années. Franchement, l'ancien président de la République n'a pas du beaucoup vivre en France depuis sa défaite il y a quatre ans, parce qu'il se trompe drôlement, ou plutôt il essaie de se persuader qu'il nous raconte la vérité.

De fait, les chiffres parlent d'eux-mêmes :  aux européennes en 2014, le FN avait obtenu 4,71 millions de voix. Au premier tour des élections départementales de mars 2015, il avait recueilli 5,14 millions de voix (4,1 millions au second tour). Au premier tour des élections régionales de décembre 2015, il avait obtenu 6,02 millions de voix (6,82 millions au second tour).

Pour tenter de redresser l'évidente gaffe sarkozyste, le secrétaire général adjoint du parti de la droite flasque, Sébastien Huyghe, explique que si le FN a effectivement progressé en voix il n'a, en revanche, gagné aucun département ou région. Il est gentil le député du Nord, mais il oublie de dire que ce sont des coalitions entre LR, le PS et les partis "adjoints" qui ont donné de tels résultats.

Nicolas Sarkozy mentirait-il ?

GS