Gonesse Val d'Oise ancien ch

A peine le déménagement de l'hôpital de Gonesse dans ses murs flambant neufs achevé... Que de nouveaux arrivants sont déjà attendus aujourd'hui. Suite à une décision prise par la préfecture de région et de celle du Val-d'Oise, plusieurs dizaines de migrants, déplacés du XVIIIe arrondissement de Paris, vont s'installer à compter d'aujourd'hui au sein de l'ancien établissement, désormais dépourvu de patients. Une décision qui révolte la mairie de Gonesse, qui a fait valoir qu'elle s'opposait fermement à cette décision.

La ville dénonce « l'absence totale de cadre juridique » entourant cette décision. « Il n'y a ni réquisition formelle, ni convention signée avec l'hôpital », poursuit-elle. Le député-maire (PS) Jean-Pierre Blazy craint que ce soit au personnel d'assumer tout ou partie de cet accueil, alors même que l'établissement vient d'être touché par un lourd déménagement. « Le personnel médical est très fatigué, et c'est lui montrer très peu de reconnaissance que de prendre une telle décision », poursuit l'élu, qui tient à indiquer que « le problème n'est pas l'accueil des migrants, qui nécessitent évidemment d'être pris en charge dans des hébergements provisoires, mais cette décision est profondément irresponsable ». Et de dénoncer que cela soit « toujours les mêmes territoires impactés par ces décisions, et toujours le public et non le privé », citant l'exemple de la clinique d'Enghien-lès-Bains, fermée depuis 2011.

Sur place, hier, c'était le branle-bas de combat. La direction n'ayant été prévenue que le matin même. Les lits de camp ont été livrés dans des cartons dans la journée et les informations plus précises sur cet accueil sont parvenues en fin de journée. Le déménagement vers le nouveau bâtiment de l'hôpital étant toujours en cours, il a fallu préparer l'ancien site qui est quasiment vide, en tout cas pour la partie qui va accueillir les migrants. Ces derniers devaient être entre 60 et 80. Leur séjour ne devrait pas durer plus de 3 mois. « On cherche à faire au mieux, face à la complexité d'être sur un site qui n'est pas totalement autonome et distinct du reste de l'hôpital » a indiqué la directrice Catherine Vauconsant.

Contactée, la préfecture du Val-d'Oise n'a pas réagi.

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