Merkel applaudit

« L’honnêteté exige de dire clairement qu’à Würzburg, Reutlingen et Ansbach, il y a eu des crimes horribles commis par des réfugiés. Ces crimes ont été commis de la manière la plus cruelle, avec des haches, des machettes et des matériaux explosifs. Ne nous faisons pas d’illusions : nous avons fait venir dans notre pays des gens d’une extrême sauvagerie capables de commettre les crimes les plus barbares. »

Ce n’est pas un politicien d’extrême droite qui le dit, ni même un leader du parti conservateur et souverainiste AfD ou un leader de Pegida, mais Frank Henkel , maire et sénateur de Berlin, membre de la CDU d’Angela Merkel. Des députés de la CDU au Bundestag demandent aussi le rapatriement accéléré des demandeurs d’asile qui ont été déboutés et qui pourraient être plus de 200 000 actuellement en Allemagne.

Le terroriste qui s’est fait exploser à Ansbach en faisait partie. C’est un député du parti d’extrême gauche, Die Linke, qui était intervenu pour empêcher son expulsion en raison du traitement psychiatrique qu’il suivait. Aujourd’hui, le député Weinberger affirme qu’il agirait encore de même si la situation se représentait. Pas plus de remords chez ce gauchiste donc, que n’en a eu Mohammad Daleel juste avant de commettre son attentat, quand il a enregistré avec son téléphone une vidéo où il prévenait qu’il n’était pas seul et que d’autres hommes avaient quitté l’État islamique pour mener des actions terroristes en Europe.

Le Ministre-président de Bavière, Horst Seehofer, de la CSU, annonce qu’il va demander que l’on contrôle une nouvelle fois tous les réfugiés séjournant en Allemagne. « Nous devons savoir qui se trouve dans notre pays », a-t-il dit. Mieux vaut tard que jamais. Le chef du groupe CDU au Bundestag, Volker Kauder, exige de son côté l’expulsion rapide de tous les étrangers qui commettent des délits en Allemagne.

Quant au président de la Commission des affaires intérieures au Bundestag, le député CDU Armin Schuster, il a déclaré dans un entretien avec les médias que l’Allemagne devait remplacer sa culture de l’accueil (« Willkommenkultur ») par une culture de l’adieu (« Abschiedskultur »).

Serait-ce donc un début de prise de conscience chez les amis d’Angela Merkel ?

Par Olivier Bault le 28/07/2016

Présent via Novopress