Valls prison

Des prisons surpeuplées et radicalisées. C’est le bilan le plus lourd de conséquences immédiates et le plus inextricable sans doute de 40 ans de gestion UMPS encore accélérées par quatre ans de justice Taubira pendant lesquelles les permissionnaires s’évadaient au rythme d’un par jour

Les prisons françaises risquent à chaque moment d’exploser à cause de la surpopulation. Elles sont soumises à la radicalisation et au communautarisme. Elles subissent le laxisme, l’insécurité, les trafics, le désordre voire l’anarchie. C’est dans ce contexte que le premier ministre Manuel Valls, accompagné du garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, a visité lundi la maison d’arrêt de Nîmes, qui détient le record français de surpopulation carcérale. Face aux dégâts causés par Taubira, il a annoncé pour l’automne un plan « spécifique, concret, précis » pour un parc pénitentiaire très largement insuffisant : 69 375 détenus pour 58 311 places.

Mais même menée à un rythme express et frénétique, comment envisager la construction de nouvelles prisons sans commencer par fermer les frontières, renvoyer les délinquants étrangers et expulser les radicalisés ? Comment la construction de prisons pourrait-elle suivre le rythme de l’arrivée de nouveaux clandestins par dizaines de milliers que leur précarité même pousse à la délinquance ?

La population immigrée africaine et maghrébine est surreprésentée dans les tribunaux et surreprésentée dans les prisons françaises. Dès 2004, dans son livre L’islam dans les prisons, le sociologue Farhad Khosrokhavar avertissait qu’en France, les musulmans représentaient plus de la moitié des détenus, avec des pointes à 80 % en Ile-de-France et en Paca.

Lorsque l’on plaide, comme c’est notre cas, pour l’application des peines et la perpétuité réelle, la prison, a fortiori, ne doit pas être inhumaine. On ne doit pas s’y retrouver à quatre dans 10 m2. On ne doit être ni égorgé, ni sodomisé, ni salafisé en prison. La radicalisation entraînant elle-même un surcroît d’incarcérations ! Un gouvernement responsable et assumant pleinement ses fonctions régaliennes (ce sera pour une prochaine fois) doit restaurer au plus vite l’autorité des gardiens en leur donnant tous les moyens matériels et humains pour se faire respecter. Il doit aussi multiplier le nombre de cellules afin de pouvoir séparer les détenus en fonction du délit commis et d’isoler les radicaux avant de les expulser.

La création de 40 000 places supplémentaires, préconisée par le Front National, classerait la France dans la moyenne européenne. Une mesure de bonne administration, un impératif humanitaire, mais aussi le préalable à une politique pénale efficace et à une réelle application des peines en supprimant les remises automatiques de peine.

Quand on regarde l’ensemble des attentats islamistes depuis 2015, les profils des terroristes sont en grande majorité des fichés et des délinquants multirécidivistes qui auraient dû se trouver sous les verrous au moment de leur acte et ne l’étaient pas grâce aux remises de peine.

Par Caroline Parmentier le 09/08/2016

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