Cohn-Bendit

L'ancien eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit a estimé jeudi que l'ex-ministre de l'Économie Emmanuel Macron avait des chances de devenir président, et d'éviter un duel entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen à la présidentielle. Interrogé sur France Info pour savoir si l'ancien pensionnaire de Bercy, pressenti pour entrer dans la course à l'Élysée mais qui n'a pas annoncé sa candidature, pouvait empêcher un duel entre le président des Républicains et son homologue du Front National, M. Cohn-Bendit a répondu : « Moi, je crois. »

« Le cauchemar, pour moi, c'est un deuxième tour Sarkozy-Marine Le Pen, ça fait 46 % à 50 % d'abstention », a prévenu l'écologiste franco-allemand. « Il faut qu'il [Macron] densifie son discours, qu'il y ait des propositions, qu'il muscle l'histoire qu'il nous raconte et la vision qu'il a pour la France, pour l'Europe », a-t-il prévenu. « Mais il a un discours sur l'Europe. Sur l'écologie, peut mieux faire », a-t-il concédé.

Vote utile

L'ancien soutien d'Eva Joly, lors de la présidentielle de 2012, a ensuite étayé un scénario qui pourrait amener l'ancien banquier d'affaires à disputer une place au second tour à l'ancien président. Si « Sarkozy gagne la primaire de la droite, le centre-droit est orphelin, le centre-gauche, est-ce qu'il va se replier derrière Hollande ? Non. Donc vous avez un espace », a-t-il expliqué. « Si Macron sort deux sondages à 3-4 % derrière Sarkozy, tous ceux qui s'étaient encore repliés derrière François Bayrou filent vers Macron, tous ceux qui se replient un peu derrière Hollande filent vers Macron, et il est à touche-touche avec Nicolas Sarkozy au premier tour. »

Sans dire explicitement s'il voterait pour M. Macron au premier tour de la présidentielle si celui-ci se présentait, M. Cohn-Bendit a assuré qu'il voterait « pour celui qui est le mieux placé » pour éviter un deuxième tour Nicolas Sarkozy-Marine Le Pen. « Si vous avez un deuxième tour Macron-Marine Le Pen, Macron est président », a-t-il conclu.

Le 22/09/2016

Le Point

Note BYR : Ainsi Daniel Cohn-Bendit le révolutionnaire rouge de mai 68 à la double nationalité franco-allemande et des années suivantes, le militant du "grand soir" qui s'est soudainement senti écologiste, celui qui prônait dans les années 1982 -et publiquement à la télévision- l'amour libre avec les enfants (!), a trouvé un nouveau "sauveur" : Emmanuel Macron..

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