Bay Borgel LCP

Chaude ambiance sur le plateau "Ça vous regarde" sur LCP, ce lundi 26 septembre.

Non pas en raison d'une température particulièrement élevée, mais plutôt d'un débat sur l'accueil des migrants organisé en présence du député PS Christophe Borgel, de l'eurodéputé FN Nicolas Bay et de Pierre Henry, directeur de l'association France Terre d'Asile. Les trois hommes vont s'invectiver pendant de longues minutes.

La tension monte rapidement entre le parlementaire du FN, qui n'hésite pas à couper la parole pour dérouler les éléments de langage de son parti, et ses contradicteurs. Quand Nicolas Bay explique que les Français sont inquiets de l'afflux de migrants dans leurs villes, Pierre Henry explose : "Vous mentez !". "Vous êtes un militant politique", lui rétorque immédiatement l'élu de la Normandie, rappelant à l'associatif un passé lointain d'élu socialiste. "Vous êtes un politicien", assène quelques secondes plus tard Pierre Henry, qui s'entend répondre "Vous êtes un idéologue". A côté, Christophe Borgel fulmine en silence.

Quand le présentateur donne la parole au député PS pour évoquer le plan gouvernemental de répartition des réfugiés sur le territoire français, Nicolas Bay l'interrompt. Plusieurs fois. Après une première remarque sur laquelle il soupire d'agacement, le socialiste dégoupille à son tour :

- Christophe Borgel : Ça n'a aucun sens. Il y en a déjà 6.000 [migrants] qui sont accueillis...

- Nicolas Bay : Il y en a beaucoup plus que ça en réalité.

- Christophe Borgel : Pff. Il y en a 6.000 qui sont accueillis. Où vous avez vu un problème ? A part l'agitation du Front national et l'agitation d'un Wauquiez...

- Nicolas Bay : Faites un référendum, vous verrez. Vous verrez si les Français sont d'accord.

- Christophe Borgel : Nan mais...

- Nicolas Bay : Faites un référendum.

- Christophe Borgel : Il va se taire, le roquet ? Nan mais c'est incroyable ça. Depuis tout à l'heure, vous n'êtes pas capable d'écouter deux phrases. Ca vous gêne les arguments ? Acceptez un débat où vous écoutez deux phrases quand même.

- Nicolas Bay : Bien sûr, bien sûr. J'écoute toutes vos inepties depuis tout à l'heure.

- Christophe Borgel : D'accord, d'accord. A part l'insulte, à part l'insulte, bon.

Cette joute verbale se finit dans un calme relatif, même si Christophe Borgel ne se prive pas d'accuser son adversaire d'"insulte". Pas sûr que les deux hommes se soient quittés en bons termes, après ce remake en mode mineur du face-à-face Chirac-Fabius, en 1985 .
Par Etienne Girard le 26/09/2016
Note BYR : Ce qui est incroyable, député Borgel, c'est de constater une fois de votre mépris total des citoyens Français, de votre part, bien sûr et de l'ensemble des élus du PS, face à la triste réalité que nous avons en face de nous. Et puis, lorsqu'il est question d'insulte...
Vous en êtes un parangon !