Marine Montréal 20032016

Marine Le Pen a répondu lundi à Manuel Valls. Dimanche, le Premier ministre avait estimé que l'affaire d'Hayange révélait « le vrai visage » du Front National. En cause, la décision du maire frontiste de la ville de fermer le local du Secours populaire. Marine Le Pen assume la décision de l'élu, taclant Manuel Valls et le choix de ses termes : « Je crois que Manuel Valls a révélé le sien, de vrai visage, en l'occurrence quand il considère que le Front national est un ennemi », a réagi la présidente du FN sur France 2. « Il n'a pas dit un adversaire. Un ennemi ! Considérer que 25 à 30 % des Français sont des ennemis, quand on est Premier ministre, c'est extrêmement grave. »

« Mon ennemi, mon adversaire, c'est le Front National, avait déclaré dimanche le Premier ministre. Quand une formation comme l'extrême droite dit qu'elle parle au nom du peuple et qu'elle ferme les plus anciennes associations à Hayange, ça démontre bien le vrai visage cynique, anti-populaire » de ce parti.

« Politisées »

« Que les choses soient claires, nous n'avons rien contre le Secours populaire qui mène tous les jours des actions qui sont admirables sur le plan national », a affirmé Marine Le Pen. « Mais il y a un vrai problème avec les sections locales », a-t-elle poursuivi. « Des sections locales qui souvent sont extrêmement politisées et qui, en réalité, ne font pas d'humanitaire, qui font de la politique. » Marine Le Pen a cité l'exemple de Hénin-Beaumont, municipalité FN, où, selon elle, « il y avait une affiche du Front de gauche » dans le local du Secours populaire.

« On ne peut pas tout mélanger, et à partir du moment où une association réclame un financement de la part d'une municipalité ou alors un logement gratuit, eh bien, il faut qu'elle s'applique la neutralité », a-t-elle dit. « Les associations humanitaires doivent faire de l'humanitaire », a-t-elle conclu.

Le 03/10/2016 avec AFP

Le Point