Philippot Bourgogne

Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National du 05/10/2016

Trois mois après avoir décidé de se délier du joug européen, le Royaume-Uni, dont le système de santé est à l’instar du nôtre confronté à une pénurie de personnels médicaux et paramédicaux, vient d’annoncer par le biais de son ministre de la santé, Jeremy Hunt, le desserrement du numerus clausus restreignant l’accès aux études de santé. Dès septembre 2018, ce sont ainsi 1500 jeunes Britanniques supplémentaires qui pourront accéder à cette filière universitaire chaque année.

Cette décision a pour but de rendre le Royaume-Uni indépendant de l’étranger en matière de recrutement médical et paramédical, en faisant appel à ses jeunes désireux de s’engager dans cette voie, arguant qu’il est injuste « d’importer des médecins de pays pauvres, qui en auraient besoin, et, en même temps, fermer la porte aux jeunes Britanniques brillants et avides de faire médecine ».

Cette proposition est celle que nous avançons depuis de nombreuses années pour parer au manque de personnel médical et éviter de refouler un nombre important de jeunes Français à l’entrée des études médicales pour ensuite compenser le manque par le recrutement de professionnels étrangers, dont la formation ne correspond pas toujours aux standards des universités françaises.

Aussi cette mesure prend-elle tout son sens au lendemain de la publication par l’Ordre National des Chirurgiens-Dentistes d’une étude révélant que 10% des chirurgiens-dentistes de l’Union Européenne n’ont jamais pratiqué de soins sur un patient au cours de leurs études, tout en sachant que 40% des chirurgiens-dentistes nouvellement inscrits à l’Ordre ont un diplôme étranger.

Front National