Violence tableau

Les deux responsables du lycée professionnel l'ENNA en Seine-Saint-Denis ont été sérieusement blessés par un élève de seconde. Il a été interpellé quelques heures après les faits.

L'agresseur présumé, un jeune de 15 ans, «était en entretien avec le proviseur et la proviseur-adjointe lorsqu'il leur a porté des coups au visage», avant de prendre la fuite, selon une source policière. Les deux responsables de l'établissement, le lycée l'ENNA de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont été «salement amochés», a ajouté une deuxième source, précisant que le proviseur avait le bras cassé et que son adjointe souffrait d'une fracture au niveau du visage. L'élève de seconde a été arrêté par la police quelques heures après les faits, a indiqué Didier Paillard, le maire (PCF) de Saint-Denis dans un communiqué, sans plus de détails.

La ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem et la rectrice de l'académie de Créteil Béatrice Gille, se sont rapidement exprimés, dans un communiqué conjoint. «Le proviseur et la proviseure-adjointe du lycée l'ENNA de Saint-Denis ont été violemment agressés par un élève de l'établissement et pris en charge par les pompiers. La police a été immédiatement appelée et est intervenue rapidement»

Une cellule médico-psychologique déployée

Comme le maire de Saint-Denis, la ministre et la rectrice de l'académie ont condamné «cet acte de violence inacceptable» et apporté leur «soutien» à ces deux membres de la communauté éducative. Elles ont aussi confirmé qu'une «cellule médico-psychologique avait été déployée et se tenait à la disposition de tous les membres de la communauté scolaire du lycée».

L'ENNA, qui tient son nom de l'ancienne École normale nationale d'apprentissage créée après la Seconde guerre mondiale, permet l'apprentissage de métiers principalement dans les domaines de l'industrie et du bâtiment. «Sa structure, plutôt petite (capacité de 468 élèves), permet de suivre individuellement les élèves afin qu'ils atteignent leur objectif de formation dans de bonnes conditions», souligne le proviseur sur le site internet de l'établissement.

Le maire de Saint-Denis a exprimé son souhait que cette agression «ne soit pas un frein à la dynamique éducative engagée de longue date dans cet établissement, pour l'autonomie et l'épanouissement des jeunes Dionysiens».

Par Martin Planques le 13/10/2016

Le Figaro