Marion_2015

Marion Maréchal-Le Pen alerte M. le secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur la protection de l’AOC Banon dans les négociations du CETA.

L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) met en danger de nombreuses indications géographiques protégées. Ainsi, trente-deux des cinquante-quatre fromages d’origine protégée ne sont pas inclus dans l’accord avec le Canada, ce qui signifie que 60% des fromages pourront être copiés au Canada, parmi lesquels le Banon AOC. Ce fromage produit en PACA, et notamment dans plusieurs communes de Vaucluse, selon un savoir-faire traditionnel circonscrit à une aire géographique limitée, pourrait être copié en Amérique du Nord au prix d’une concurrence déloyale et dangereuse pour l’activité de nos producteurs locaux.

La filière AOP permet aux producteurs d’être mieux rémunérés par rapport à leurs homologues spécialisés dans les « commodités » (beurre, poudre de lait…) et de pénétrer les marchés étrangers avec plus de facilité.

L’AOC Banon, étant la plus petite appellation d’origine contrôlée fromagère de France en volume, serait d’autant plus fragilisée face à l’émergence d’appellations semi-génériques outre-Atlantique. C’est pourquoi, elle voudrait savoir sur quels critères le Banon n’a pas été retenu dans l’accord. Par ailleurs, elle demande si le gouvernement entend subordonner la sanctuarisation des produits français d’appellation d’origine et d’indication géographique protégée à toute négociation d’accord commercial. Elle demande également si le gouvernement souhaite faire pression sur la Commission européenne afin qu’elle informe les gouvernements nationaux de manière transparente sur les négociations concernant les appellations d’origine.

Front National