Hongrie Orban

Après les résultats mitigés du référendum sur l'accueil des migrants organisé le 2 octobre dernier en Hongrie, le premier ministre a rappelé son intention ferme de ne pas céder à la volonté de Bruxelles d'imposer au pays des quotas.

Présent lors de la commémoration de la révolte anticommuniste de 1956 dimanche à Budapest, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a eu des mots très durs envers la politique migratoire de l'Union européenne. Ainsi, il a estimé que la Hongrie devait résister à la «soviétisation» de l'Europe organisée par Bruxelles: «Ceux qui chérissent leur liberté doivent échapper à la soviétisation, à ceux qui veulent nous dicter notre façon de vivre», s'est emporté le chef du gouvernement sous les vifs applaudissements d'une foule de plusieurs milliers de personnes.

Une «nation» et non «une nationalité au sein de l'Europe»

Rappelant le désir d'être «une nation européenne» et non «une nationalité au sein de l'Europe», il a considéré que l'Europe ne peut pas se permettre d'être coupée «des racines qui l'ont grandie». «Il n'y a pas d'Europe libre sans États-nations et sans les milliers d'années de sagesse dues au christianisme» a-t-il encore ajouté.

Pendant son discours, quelques centaines d‘opposants ont sifflé ses déclarations. Plusieurs bagarres ont même eu lieu entre les défenseurs et les opposants au Premier ministre.

La Hongrie, qui refuse comme plusieurs autres pays d'Europe orientale la politique migratoire de la chancelière allemande Angela Merkel, voit depuis plusieurs mois son premier ministre multiplier les opérations pour décourager ou empêcher les migrants d'entrer sur le territoire. «Nous devons fermer la frontière pour empêcher l'émigration de masse en provenance du Sud», a-t-il conclu.

Par Juliette le 24/10/2016

Le Figaro