Islam bbr

Boulevard Voltaire

Par Gabriel Robin, SG du CLIC le 26/10/2016

Personne ne peut croire ces gens sur parole puisque leurs croyances les autorisent à mentir pour servir leur cause.

J’ai déjà eu l’occasion de dénoncer l’escroquerie en bande organisée pratiquée par les spécialistes en « déradicalisation ». On se souviendra, notamment, des initiatives loufoques qui ont eu cours dans certaines prisons, suscitant l’effarement des personnels pénitentiaires : thérapies avec des hamsters, travail photographique sur le corps, leçons de sports de combat (pour les rendre encore un peu plus dangereux, probablement)…

Star de la « déradicalisation », Dounia Bouzar a pu compter sur la confiance aveugle des services publics qui ne lui ont jamais fait grief de son manque de résultats concrets. Son association, appelée CPDSI (Centre de prévention des dérives sectaires liées à l’islam), a été largement financée par l’État, à hauteur de 900.000 euros pour la période comprise entre juillet 2014 et décembre 2015. Ne se remettant jamais en question, Dounia Bouzar croit pouvoir exercer la médecine psychiatrique parce qu’elle a rendu une thèse en anthropologie consacrée à l’islam politique, dont le directeur n’était autre qu’Olivier Roy, engagé au sein du mouvement maoïste de la Gauche prolétarienne dans les années 70. Cette information ne surprendra d’ailleurs pas ceux qui savent déjà que les universités françaises en Sciences humaines sont noyautées par des gauchistes qui se cooptent depuis 40 ans.

Forte de ce magistère intellectuel et politique, notre « déradicalisatrice » en chef se croit investie d’une mission supérieure qui ne saurait être contestée par personne. Ainsi, elle a décidé unilatéralement de recruter Farid Benyettou, un islamiste prédicateur de rue qui fut le mentor des sinistres frères Kouachi. Il s’est, depuis, reconverti en obtenant son diplôme d’infirmier. Compte tenu de son lourd passif, l’homme ne devrait pas pouvoir rencontrer des jeunes sensibles à l’idéologie takfiriste.

Certes, on imagine aisément que ces derniers seront plus sensibles au discours d’un jeune islamiste des rues qu’à ceux des sociologues de comptoir et des assistantes sociales qu’ils connaissent depuis leur plus tendre enfance. Mais que signifie, plus profondément, un tel choix ? Tout simplement que la France n’a rien d’autre à leur offrir qu’un islamisme qui aurait renoncé au djihad armé, au moins en apparence. C’est un renoncement majeur qui doit être évalué à sa juste mesure.

Patrick Pelloux l’a d’ailleurs dit au Figaro :

« Je vais saisir la ministre de la Santé, lui demander que la Haute Autorité de santé évalue les pratiques de déradicalisation. Sur quels critères scientifiques travaillent ces associations ? Benyettou qui fait de la déradicalisation, c’est comme si on demandait à une marque de cigarettes de se charger des campagnes anti-tabac ! C’est une injure. On nous fait croire qu’on est dans un film et qu’à la fin, même les méchants deviennent gentils. »

Les juges avaient considéré qu’Adel Kermiche, l’assassin du prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray, ne présentait pas de risques immédiats.

Personne ne sait comment les « déprogrammer ». Personne ne peut croire ces gens sur parole puisque leurs croyances les autorisent à mentir pour servir leur cause. D’ailleurs, il faut les considérer comme ce qu’ils sont, c’est-à-dire des militants d’une foi et des activistes politiques. Ils ne sont pas malades psychiatriques ou en « souffrance sociale ».

Et si la solution était ailleurs ? Parfois, il faut savoir trancher. Les gens convaincus d’intelligence avec l’ennemi ou de sympathies profondes pour cette idéologie mortifère doivent être emprisonnés et placés à l’isolement. Quand cela est possible, il faut pouvoir les déchoir de la nationalité française et les expulser. Ceux qui ont quitté la France pour se battre à l’étranger doivent être empêchés de revenir. Nous serons convaincus que leur radicalité ne fera plus de dégâts ici, à défaut de s’interroger sur la possibilité de les « déradicaliser ».