Pompiers feu de voirture

Une nouvelle fois, la fête d’Halloween a été agitée en France.

Des violences urbaines ont éclaté en région parisienne, mais aussi en Bretagne, notamment à Rennes, en Alsace ainsi qu’à la Réunion. Selon un bilan national (hors Paris) effectué par la police, une centaine de voitures sont parties en fumée et des équipages de secours, qu’il s’agisse de policiers ou de pompiers, ont été pris pour cible. Au total, près de 130 faits de ce type ont été recensés. Ils n’ont pas fait de blessés graves.

Des échauffourées en Bretagne et en banlieue parisienne 

Les Yvelines ont concentré le plus grand nombre d’incidents, notamment aux Mureaux, à Trappes, à Mantes-la-Jolie et à Poissy, mais d’autres ont été recensés ailleurs en région parisienne, dans le Val-d’Oise (Villiers-le-Bel, Argenteuil) et en Seine-et-Marne (Noisiel). La province n’a pas été épargnée. En BretagneRennes et à Lorient), les pompiers ont dû intervenir, assistés par les forces de l’ordre, pour éteindre de multiples feux de poubelles alors qu’ils étaient la cible de projectiles et d’injures. À Saint-Denis-de-la-Réunion, ce sont des containers qui ont été incendiés.

Ce qui frappe dans le contexte de malaise policier ambiant est la proportion importante d’actions commandos menées contre des locaux de police à coups de jets d’extincteurs, de cocktails Molotov ou de bouteilles pouvant contenir de l’acide, ce dernier cas ayant été constaté à Conflans-Sainte-Honorine. Phénomène plus classique, des transports urbains ont essuyé des jets de pierres, comme ce fut le cas pour le tram à Strasbourg.

13 personnes interpellées 

L’année passée, la Toussaint avait connu un pic de violences avec 210 faits enregistrés et un nombre de voitures brûlées légèrement supérieur (106) selon le décompte du ministère de l’Intérieur. Cette année, la place Beauvau avait anticipé d’éventuels débordements, déployant un dispositif étoffé. Au total, 13 personnes ont été interpellées. Comme les violences urbaines de la Saint-Sylvestre, les incidents d’Halloween tendent à devenir récurrents en France et à s’inscrire dans le triste paysage automnal.

Par Eric Pelletier le 01/11/2016

Le Parisien