FN drapeau

Pas à pas, le Front National s'organise pour l'élection présidentielle de 2017. À droite, Marine Le Pen s'est invitée dans la campagne pour la primaire de la droite et du centre avec les déclarations de Jean-Frédéric Poisson. Le candidat a expliqué, à l'antenne de RTL, n'avoir "jamais été pris en défaut sur (ses) engagements". Son soutien ira "au vainqueur de la primaire pour des raisons éthiques, mais j'aimerais pouvoir le faire pour des raisons politiques également", indique-t-il rtavant de préciser qu'il ne serait pas fondamentalement contre l'idée de voter pour Marine Le Pen

Du côté de la gauche, le Front National est aussi entré dans le débat. Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le fidèle soutien d'Emmanuel Macron, Gérard Collomb, estime que ce qui importe à l'ancien ministre de l'Économie "c'est de (...) déranger le système et il y a des gens qui, aujourd'hui, sans être d'extrême droite, en ont marre de ce système et donc vont voter pour Marine Le Pen pour dire 'allez, on nettoie tout' (...) Il peut capter une partie de cet électorat-là qui est aujourd'hui désespéré et donc empêcher Marine Le Pen d'être au second tour".

Cabinet fantôme et cellules de communication

Marine Le Pen a choisi de diviser sa communication en petite cellule : politique et stratégie et logistique. L'entité stratégie est dirigée par les "têtes" du parti comme Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen. La seconde cellule contient un service appelé "idée et image", mais aussi "mobilisation", "finance", "projet", "numérique". La section "idées et images" est "complètement libre et peut travailler sur les affiches, les tracts, les meetings et la lumière, les déplacements, tout", expliquait Marine Le Pen au Figaro. Deux proches de la présidente du Front National sont chargés de la diriger : Sébastien Chenu, conseiller régional des Hauts-de-France et Philippe Olivier, beau-frère de la candidate à la présidentielle.

Autre structure mise en place par le Front National pour assurer au mieux la victoire à Marine Le Pen, le parti a mis en place un "cabinet fantôme". Il est chargé de former les futurs ministres du gouvernement de la fille de Jean-Marie Le Pen. Mais selon Joel Gombin, auteur du livre Le Front national contacté par RTL.fr, cette façon de compartimenter sa communication n'est pas une nouveauté pour le parti. "L'appareil de campagne est indépendant du parti. Cela permet à la cheffe du Front national d'assurer la loyauté personnelle de chacun des membres de son équipe en divisant pour mieux régner". D'après ce politologue spécialisé sur le Front National, "l'idée d'un cabinet fantôme est une idée qui revient régulièrement. Ceci peut aussi être interprété comme, qui vise à convaincre le grand public que le parti de Marine Le Pen est puissant".

RTL