Guterres ONU

Depuis dix ans, Antonio Guterres œuvrait discrètement, à la tête du Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies. Désormais désigné pour succéder à Ban Ki-Moon à l’ONU, le Portugais ne déviera pas de la ligne qu’il défend vigoureusement depuis 2005 : les migrants sont une chance pour l’Europe, il faut les aider et faciliter leur entrée dans l’espace Schengen.

S’exprimant depuis un sommet organisé par huit laboratoires d’idées européens, il a ainsi déclaré, comme l’a rapporté La Croix : “Il faut reconnaître que la migration est inévitable et qu’elle ne s’arrêtera pas”.

Selon lui, les personnes qui militent pour fermer les portes de l’Europe aux migrants font une erreur d’analyse. “La gestion de la migration est une question de souveraineté nationale, cette approche est extrêmement limitée. La vérité c’est qu’en attendant, les vrais régulateurs des mobilités internationales, ce sont les passeurs et les organisations criminelles”.

Les sociétés multi-ethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse”

Comment faire, donc, pour contrôler l’immigration des pays membres de l’Union européenne ? Quand il sera à la tête de l’ONU, à partir de janvier, il tentera de mettre sur la table des discussions pour impulser un développement positif” : “développer des opportunités d’immigration légale, seule façon de lutter contre les réseaux criminels”.

Les positions de ce catholique de gauche revendiqué sont appuyées par de lourds présupposés idéologiques. Selon lui, il faut ainsi “convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multi-ethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse”.

Tout un programme.

Le 24/11/2016

Valeurs actuelles