Affiche fête du cochon 2017

Faudra-t-il un jour supprimer le mot « cochon » de toutes les expressions françaises où celui-ci apparaît et le remplacer par un autre mot, comme transformer « cochon qui s’en dédit » par « merguez qui s’en dédit » ?

Allez savoir. Le mot, comme l’expliqueFabien Engelmann, maireFN d’Hayange (Moselle), semble être devenu un gros mot. Du moins aux yeux de quatre artistesCaroline Loeb, Eve Angeli, Enzo Enzo et Ana Ka – et du producteur de leur spectacle Drôles de dames, Olivier Kaefer. Invités à venir chanter àHayange le 3 septembre prochain, ils ont préféré annuler la prestation prévue de longue date en apprenant que celle-ci avait pour intitulé : Fête du cochon. Nos traditions d’abord.

« C’est dégueulasse et ça me fait vomir », a déclaré Olivier Kaefer en précisant qu’à l’origine ils « avaient accepté d’aller à Hayange tout en sachant que c’était une ville FN, car nous chantons pour tout le monde, sans faire de politique. Mais la mairie s’est bien gardée de nous dire qu’il s’agissait d’une fête du cochon, avec une connotation anti-musulmane clairement ciblée, surtout au moment de l’Aïd-el-Kébir (…) Le maire n’a pas le droit de demander à des gens qui n’ont rien à voir avec tout ça d’être partenaires de ses idées nauséabondes » (sic).

La « fête de la merguez et du mouton égorgé » l’aurait certainement moins choqué mais celle du cochon, alors-là, c’est écœurant.

De son côté, Fabien Engelmanndénonce la cette fête n’est pas politisée » et qu’il n’y aura « ni logo, ni banderole FN ». Et d’ajouter que « les personnes qui ne veulent pas manger de cochon peuvent manger autre chose », lui-même « étant végétarien » ne mangera pas de cochon.

Qu’importe : enfermés dans leur carcan du politiquement correct, les quatre dhimmis font leur tête de… cochon.

Par Pierre Malpouge le 25/08/2017

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