Le Drian Parly Bagdad

On le sent "ça va mieux" nous radotait l'ancien président de la République il y a peu, et apparemment son successeur semble synchro avec lui.

A l'heure ou l'on dit aux Françaises et Français de se serrer la ceinture, au moment où le Premier ministre (lorqu'il semble au courant des mesures prises) nous annonce une hausse de la CSG (notamment pour les "riches" retraités... à 1200 euros par mois !) , à quelques semaines (en octobre) où le gouvernement imposera une baisse de 5 euros unilatérale sur le montant des APL, ne voilà t-il pas que Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères en compagnie de son homologue aux Armées, Florence Parly se sont rendus à Bagdad pour afficher le soutien de notre pays à la politique anti-EI du Premier ministre irakien Haider al-Abadi mais surtout pour lui annoncer la bonne nouvelle :

Le président Macron accorde à l'Irak un prêt de de 430 millions d'euros pour cette année !

S'il est certain qu'il faut accentuer  de toutes les façons possibles le déclin de l'Etat islamique, il faut hierarchiser les dépenses à faire et il faut aussi préserver la vitalité de notre pays !

L'hebdomadaire L'express (dirigée par le très macroniste Christophe Barbier) note, et c'est le moins que l'on puisse dire après avoir tenté de noyer le poisson dans la nasse européenne ("D'autres pays ont déjà accordé des prêts de soutien budgétaire ou d'investissement à l'Irak, comme l'Allemagne (500 millions d'euros). " : "L'enveloppe de 430 millions d'euros représente toutefois un effort important pour la France au regard de ses contraintes budgétaires.  M. Macron, élu en mai, a notamment décidé de réduire de 850 millions d'euros les crédits destinés à l'achat d'équipements militaires en 2017. "

Il est évident que pour Emmanuel Macron et ses amis de l'RPS -car ne nous y trompons pas, les PS, PCF, LR et les autres sont bien en accord avec les politiques menées) , il est plus important de dépenser l'argent à aider les étrangers que d'investir dans notre défense, notre économie ou notre santé...

L'espérence Macron tant vantée et chantée en louange par nos radios, journaux et télévisions se métamorphose déjà quatre mois après l'élection présidentielle en une galère en difficulté.

Quand va-t-elle couler ?

GS