Gendarmerie enseigne 3

Dix jours que la petite Maëlys est introuvable. La fillette de 9 ans a disparu dans la nuit du samedi au dimanche 27 août, alors qu'elle participait à une fête de mariage dans la commune de Pont-de-Beauvoisin, dans l'Isère. Une information judiciaire contre X pour "enlèvement et séquestration d'un mineur de moins de 15 ans" a été ouverte, selon les dires du procureur adjoint de Grenoble. Deux juges d'instruction ont également été saisis, et un important dispositif de recherche a été organisé. Une battue avait aussi été organisée à l'initiative des citoyens de la région, en vain.

Car depuis plus d'une semaine, l'enquête avance doucement. Elle s'est néanmoins accélérée ce week-end avec l'arrestation d'un suspect de 34 ans, actuellement entendu par la police. La gendarmerie poursuit ses recherches dans toute la région de Pont-de-Beauvoisin, et notamment dans les étangs, rivières ou lacs situés près du domicile du suspect.Le domicile de ce dernier a également été perquisitionné. Dix jours après sa disparition et malgré les récentes avancées de l'enquête, la jeune Maëlys reste introuvable.

Les recherches se multiplient

Les forces de police ont repris leurs recherches ce mercredi 6 septembre. Desplongeurs de la gendarmerie ont exploré le lac d'Aiguebelette (Savoie), autour de la commune de Lépin-le-Lac et situé à une douzaine de kilomètres du domicile du suspect. Situé entre Lyon et Chambéry, ce plan d'eau de 5 kilomètres carrés, peut atteindre par endroits plus de 70 mètres de profondeur. Un lieu très apprécié par ce dernier, d'après le quotidien local Le Dauphiné Libéré, qui explique : "les différentes auditions menées par les enquêteurs, notamment de ses proches, ont permis d’établir que l’ancien militaire de 34 ans s’y rendait tous les jours ou presque, le plus souvent avec ses chiens, et parfois avec des amis".

Toute la région située entre la commune de Pont-de-Beauvoisin, où a disparu la fillette, et le domicile du suspect sont passées au peigne fin par la police. "Avec nos collègues de la brigade nautique de Valence, nous avons établi une cartographie du secteur concerné en répertoriant toutes les zones de recherche possibles", détaille l’adjudant-chef Ludovic Wojcik, responsable de la brigade nautique aixoise, interrogé par Le Dauphiné Libéré.

"Étangs, rivières, berges… toutes les zones humides, très nombreuses, sont passées au crible. Nous ne négligeons aucun secteur, aucune piste. Pour l’heure, nous avons exploré une bonne dizaine de plans d’eau. Et il nous en reste encore à fouiller". Les recherches de la police se sont orientées, ce mercredi après-midi, vers la rivière Guiers vif à Saint-Béron (Savoie), apporte l'hebdomadaire L'Alsace.

Le suspect reste muet

Cet homme, ancien militaire invité de dernière minute au mariage de son ami et arrêté le dimanche 3 septembre dernier, nie toujours avoir commis les faits. "Confrontés aux témoignages, constatations et résultats scientifiques, il a persisté dans ses dénégations et apporté ses explications", rapporte le Parquet de Grenoble dans un communiqué. "Il nie totalement être en quoi que ce soit acteur ou complice" de sa disparition, explique quant à lui son avocat, Me Bernard Méraud.

Mis en examen pour "arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15", il a été placé en détention provisoire. Sa famille clame quant à elle l'innocence du suspect. Interrogée par RTL, sa mère maintient qu'"à aucun moment il pourrait faire une chose pareille, c'est pas possible".

Le domicile de cet intérimaire, célibataire de 34 ans vivant à Domessin (Davoie) avec ses parents, a été perquisitionné par la police, mardi 5 septembre. Des prélèvements y ont été faits et les résultats sont attendus dans les prochains jours.

Plusieurs indices à charge

Le suspect est déjà connu de la police pour des infractions de droit commun, notamment liées aux stupéfiants. Plusieurs éléments découverts durant l'enquête pèsent contre lui. À commencer par les traces d'ADN de la fillette retrouvées dans son véhicule, qui lui ont valu son arrestation. Après l'avoir démenti, le suspect a reconnu que l'enfant était montée dans sa voiture durant la soirée du mariage en compagnie d'un petit garçon non identifié.

De plus, le suspect aurait lavé sa voiture dès le lendemain du mariage, officiellement pour la vendre. Un détail qui a forcément attiré l'attention des enquêteurs. Si aucune trace ADN n'a été retrouvée sur le suspect, ce dernier aurait également jeté le short qu'il portait lors du mariage, sous prétexte qu'il était tâché de vin. Le vêtement est activement recherché par la police. Un autre élément troublant qui entretient les doutes portés sur l'homme.

ParLucie Valais le 08/09/2017

RTL