Marine Brachay 2017 1

C’est avec un discours extrêmement combatif sur les questions sécuritaires et identitaires que Marine Le Pen a faitsa rentrée politique dans le petit village de Brachay qui a toujours donné son meilleur score auFront National (90,24 % des suffrages au second tour de la présidentielle contre 9,76 % pour Emmanuel Macron).

« Bourreaux islamistes », « été de la submersion migratoire », « islamo-trotskystes », « bandes criminelles », les mots cognent. On sent que la présidente du FN veut regagner la place de leader de l’opposition que légitime sa deuxième place à la présidentielle et que Mélenchon a tenté de lui ravir avec ses singeries et la grosse complicité des médias.

D’emblée la présidente du FN attaque le gouvernement sur sa gestion du cataclysme qui a frappé les Antilles françaises : « Rien n’a été prévu, rien n’a été anticipé. Les moyens de secours et de maintien de l’ordre sont tout à fait insuffisants, l’effondrement de nos moyens militaires, le nombre dérisoire de bâtiments de la Marine ne permet pas la réponse que devrait être celle d’une grande et puissante Nation comme la France. »

Elle est la première responsable politique à dénoncer l’anarchie sur place, les pillages et le chaos : « Aujourd’hui, nos compatriotes de Saint-Martin, privés de tout, se voient encore volés et menacés dans leurs existences mêmes, par des bandes criminelles, obligés d’organiser leur propre défense»

Concentrant l’offensive sur les questions d’immigration et de sécurité Marine Le Pen revient sur « le long chapelet des attentats islamistes » : « Je l’ai dit et je le répète, avec la profonde détermination de quelqu’un qui, enfant, à huit ans, en fut elle-même victime, je ne veux pas m’habituer au terrorisme » a-t-elle martelé, faisant allusion à l’attentat qui a visé son père et toute sa famille à Paris, rue Poirier, en novembre 1976.

« Si j’ai entendu une parole jupitérienne, je n’ai pas vu la foudre tomber » ironise-t-elle. « Ni sur les fichiers S, ni sur les djihadistes de nationalité française de retour sur notre sol, rien non plus sur la fermeture effective des mosquées de la haine, rien sur la réforme de notre code de la nationalité qui est une machine à franciser les djihadistes. »

Marine Le Pen a encore longuement dénoncé la crise migratoire, avec ses « images de submersion de l’Europe ». Désignant les responsables : Merkel,Macron et avant lui Hollande et avant lui Sarkozy. « Je le dis : ceux qui organisent la submersion commettent un crime contre la France, un crime contre l’Europe, un crime contre notre civilisation française. »

Les Républicains aujourd’hui ? Du sous-sarkozysme de circonstance. Laurent Wauquiez « droitise son discours pour prendre LR, demain il le recentrera pour le conserver ».

La France insoumise ? « Dominée par les islamo-trotskystes », « une bouillie idéologique entre Nuit debout et la révolution bolivarienne ».

Engagée dans la refondation de son mouvement dont le nom va changer, Marine Le Pen a précisé que le FN était l’« antithèse du macronisme » et un « socle de stabilité politique et idéologique ». Elle a tendu la main aux « Français orphelins » de « la droite des valeurs » et de « la gauche patriote ». Rappelant qu’elle n’a pas « ménagé ses efforts » et qu’elle a fait élire huit députés à l’Assemblée elle espère de nouveaux sénateurs lors des élections du 24 septembre prochain.

Par Caroline Parmentier le 11/09/2017

Présent