Bay 6 sept 2017

Editorial de Nicolas Bay, SG du Front National du 15/09/2017
Si l'on ne peut évidement pas imputer au gouvernement la responsabilité de l'ouragan Irma en tant que phénomène climatique, on peut s'interroger sur les graves défaillances dans l'anticipation de la catastrophe et la prise en charge de nos compatriotes d'outre-mer. Frappés par la violence de cet ouragan, ces derniers ont en effet été livrés à eux-mêmes pendant plusieurs jours et ont dû faire face à une insécurité explosive en l'absence de réponse forte de la part de l’État.
 
Entre les pillages et les agressions, c'est bien la loi du plus fort qui s'est appliquée à Saint-Martin. Les conditions dans lesquelles certaines familles ont été laissées, pendant que des hordes de voyous étaient libres de tout saccager sur leur passage, sont indignes de notre pays et démontrent la profonde incompétence d'autorités ayant traité - en amont et en aval - la situation avec bien trop de légèreté. En réalité, il fallait agir trois jours avant, pas trois jours après... La comparaison avec la gestion côté néerlandais n'est pas flatteuse pour nos gouvernants.
 
Ces graves défaillances ne font qu'illustrer une constante chez les gouvernements successifs qui ont délaissé nos territoires d'outre-mer. Au-delà de la solidarité nationale, qu'il est urgent d'organiser, c'est toute une politique qui doit enfin être repensée pour qu'aucun Français n'ait le sentiment d'être assimilé à un citoyen de seconde zone.
C'est vrai en métropole, dans certains quartiers ou territoires, tout comme en outre-mer.