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Le Figaro - Vous quittez votre fonction de secrétaire général du FN et vous êtes nommé vice-président par Marine Le Pen. Pourquoi ce changement?

Nicolas Bay - C'est un processus classique, qui avait déjà été mis en place lors du congrès en 2011, avec la nomination d'un secrétaire général provisoire, spécifiquement chargé de l'organisation du congrès, qui sera en l'occurrence Steeve Briois. Il connait bien le rôle, puisqu'il m'y avait précédé. Marine m'a en effet nommé vice-président, et je continuerai donc de siéger au bureau exécutif et de participer - en plus de mes responsabilités au Parlement européen - à la direction et à la vie du mouvement. Cette mise en retrait du secrétariat général me permettra aussi de participer pleinement aux débats du congrès et de la refondation, en m'exprimant sur les questions de ligne politique, de stratégie et d'organisation.

Quels sont les enjeux de cette première journée des élus FN à Poitiers dimanche et de cette réunion du comité central qui ne s'était pas réuni depuis trois ans?

Engagé dans un processus de refondation souhaité et initié par Marine Le Pen, il était logique que le Front National réunisse son comité central, tout d'abord pour un échange. Les membres du comité ont également validé l'agenda du congrès, avec lesdifférentes étapes préparatoires, ainsi que le questionnaire qui sera envoyé à tous les adhérents à partir de la semaine prochaine. Concernant la journée des élus, dimanche, elle sera sans doute appelée à se renouveler parce qu'elle est devenue nécessaire. Notre mouvement a changé de format. Le FN compte désormais près de 2000 élus. Ils se battent, à tous les échelons, pour défendre les Français.

Quel bilan tirez-vous de votre action?

La fonction de secrétaire général est exaltante car elle permet d'être en prise directe avec le mouvement - ses élus, ses cadres, ses fédérations et ses militants. Je mesure surtout le chemin parcouru depuis 2014. Nous pouvons être fiers d'avoir fait du Front un mouvement implanté et enraciné. Aujourd'hui, nous comptons plus de 1300 conseillers municipaux, 10 maires, 49 conseillers départementaux, 316 conseillers régionaux, 18 députés au Parlement européen, et 10 parlementaires nationaux (députés et sénateurs) qui nous permettent de nous affirmer comme une force d'opposition et de proposition. Nous pensons avoir démontré notre capacité de gestion dans les communes.

Depuis le départ de Florian Philippot, Marine Le Pen a effectué des changements dans l'organisation du FN. Quels en sont le sens et l'objectif?

Être plus efficaces, plus performants, plus rassembleurs, pour que demain l'alternative nationale que nous incarnons puisse parvenir au pouvoir.

Pourtant, la dernière présidentielle s'est traduite par un échec...

Lechantier de la refondation permettra justement de tenir compte du changement de dimension de notre mouvement, avec ses 10,7 millions de voix obtenues par Marine Le Pen au deuxième tour, mais aussi de dépasser les déceptions du scrutin et les difficultés de ces derniers mois.

Par Emmanuel Galiero le 30/09/2017

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