Jihad

Ce n'est pas du tout une terroriste. C'est une mère de famille qui s'est perdue dans l'amour, affirme à France 3 Leroy, le fils deChristine Rivière, surnommée “Mamie Djihad”. Son procès a commencé autribunal correctionnel de Paris ce jeudi 5 octobre. Poursuivie pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes, cette femme de 51 ans s’est rendue plusieurs fois en Syrie entre 2013 et 2014 pour voir son fils cadet, Tyler Vilus, combattant d’un groupe djihadiste.

La charia, “rien d’exceptionnel”

A 50 ans, on aspire à une vie plus paisible que ce qu'elle a vécu là-bas. Mais elle a fait ce choix, et je ne pense pas qu'aujourd'hui elle estime que ça a été le bon. (…) J'espère que les gens vont voir qu'elle est un peu plus humaine que tout ce qui a pu être dit sur elle, déclare Leroy àFrance 3. Pourtant, c’est une toute autre impression qu’a donnée cette mère de famille lorsqu’elle a été interrogée par le juge ce jeudi

Convertie en 2012 par son fils, elle confie qu’elle serait venue à l’islam dans tous les cas car cette religion l’a “apaisée”. Quant à la charia, elle estime que c’est juste une ligne directrice pour tout musulman : il y a le testament, le divorce, la justice, y’a tout”. Rien d’exceptionnel, ajoute-t-elle.

“Si on se situe en France, c’est des attentats, si on se situe en Syrie, c’est du combat”

Lorsqu’on lui demande son avis sur les attaques terroristes, elle explique : Si on se situe en France, c’est des attentats, si on se situe en Syrie, c’est du combat. Même quand on tue des civils ? Des prisonniers ?, demande la présidente

C’est la guerre, hein, lâche l’accusée. Christine Rivière risque dix ans de prison. Son fils Tyler a été arrêté en 2015 en Turquie, un an après elle. Il a été extradé vers la France. Son dossier est toujours à l’instruction.

Le 06/10/2017

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