Burkini plage

La polémique du burkini refait surface, cette fois-ci lancée par un responsable du Front National de la ville de Rennes (Ille-et-Vilaine). Dans un communiqué, Emeric Salmon, également conseiller régional de Bretagne, demande « l’interdiction du port de tenue à caractère religieux ostentatoire dans les règlements de nos piscines municipales ».

Respect « des règles d’hygiène et de sécurité »

En ligne de mire, le burkini, ce maillot de bain pour femme qui couvre le torse, une partie des membres et de la tête, que certaines femmes porteraient dans les piscines municipales de Rennes. Une pratique « tolérée » par la Ville de Rennes, selon le responsable FN.

"Malgré les plaintes de nombreux Rennais ulcérés, Rennes Métropole a adopté une politique pour le moins scandaleuse dans les piscines municipales rennaises. En effet, celle-ci tolère la présence de plus en plus récurrente de femmes en burkini dans ses établissements. Cette décision est absolument inacceptable à deux égards."

Pour lui « Rennes Métropole cède au communautarisme ». Pour souligner son propos, le responsable frontiste s’appuie sur une réponse envoyée par mail le 24 octobre par la Direction des sports de la Ville de Rennes, sollicitée par message par un internaute sur le site internet de Rennes Métropole, qui signalait la présence d’une femme en burkini à la piscine des Gayeulles.

Dans ce mail que l’élu frontiste s’est procuré, la Direction des Sports rappelle que « le port d’un maillot de bain intégral est autorisé dans les piscines de la Ville de Rennes tant qu’il respecte les règles d’hygiène et de sécurité de l’établissement ».

"Les seuls critères pris en compte sont le tissu du maillot (lycra), et le fait qu’il n’est utilisé que dans la piscine (et pas à l’extérieur comme les sous-vêtements)."

La Direction des Sports souligne que « les shorts sont interdits pour ces mêmes motifs » et précise :

"L’hygiène et la sécurité sont nos seuls critères d’acceptation ou de refus d’une tenue de bain dans les piscines municipales. La longueur ou la couvrance du maillot n’entre pas en ligne de compte."

Une polémique « nauséabonde »

Ce qui est loin de satisfaire Emeric Salmon, pour qui « le port du burkini n’est pas sans poser de difficultés d’un point de vue hygiénique. C’est d’ailleurs à ce titre que de nombreuses communes confrontées à cette problématique ont interdit la baignade en vêtement intégral dans l’enceinte des piscines municipales ».

"Aujourd’hui, Rennes Métropole en arrive à interdire le short pour des raisons d’hygiène, mais ne voit aucun problème avec le burkini. Sidérant !"

Contactée par Bretagne Actu, la Ville de Rennes confirme la position de la Direction des Sports.

ParJohann Foucault le 27/10/2017

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