Gendarmerie Meylan

Huit hommes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'incendie volontaire à la gendarmerie de Meylan, en Isère, le 26 octobre, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Un coup de filet dans le milieu de la délinquance et non au sein de la mouvance extrême-gauche initialement suspectée. "Ces hommes ont un profil de droit commun ; la piste de l'ultra gauche semble s'éloigner", a indiqué une source proche du dossier, tout en relevant que l'enquête est loin d'être bouclée.

Des interpellations à Meylan, La Tronche et Grenoble

Le Dauphiné confirme ces interpellations, mais indiquent qu'elles pourraient aussi concerner l'incendie de la gendarmeries de Grenoble qui a eu lieu le 21 septembre. Le quotidien régional précise que ces interpellations ont eu lieu à Meylan, La Tronche et Grenoble. Il avance également que ces arrestations ont eu lieu dans les milieux de la petite délinquance.

Un incendie initialement revendiqué par un groupe de femmes libertaires

Pourtant l'incendie de la gendarmerie de Meylan, comme celui du 21 septembre, avait été revendiqué quelques jours plus tard sur un site proche des milieux anarcho-libertaires. Dans un long texte, un groupe de femmes affirmait "lutter contre le sexisme" et "contre le genre". Elles expliquaient leur action par une "envie de revanche". "Nous avons ciblé les voitures privées des flics, au détriment des quelques sérigraphiées, parce qu'on avait envie de s'attaquer plutôt aux individus qui portent les uniformes qu'à leur fonction, plutôt à leurs biens personnels qu'à leurs outils de travail", se justifiaient-elles.

Une revendication qui avait laissé circonspects les spécialistes de ces mouvances.

Le 08/11/2017 avec AFP

Europe 1