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Boulevard Voltaire

Par Caroline Artus le 19/11/2017

Une semaine ordinaire, une de plus, au cours de laquelle pas un seul jour l’islam prétendu de paix, d’amour et de tolérance fait parler de lui. Une semaine à l’issue de laquelle on a envie de crier à pleins poumons : « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu toujours rien venir ? »

À Verdun, vendredi dernier, pendant les vêpres, elles ont eu sacrément chaud, les sœurs du Carmel. C’est L’Est républicain qui rapporte les faits. Deux musulmans d’environ 30 ans pénètrent dans les lieux. Une sœur, bien bonne, les accueille gentiment, discute avec eux et accède à leur demande d’assister à l’office. Bien mal lui en prit ! À peine arrivés dans la chapelle, ces charmants personnages se mettent à couvrir la prière par les leurs, en arabe, avant de terminer par des menaces prosélytes : « Si vous ne vous convertissez pas, vous irez en enfer» Et pour bien enfoncer le clou, avant de repartir, ils écriront dans le livre d’or « Allah Akbar» ! Terrifiant, n’est-ce-pas ? Mais pas pour le quotidien relatant l’affaire, pour qui il n’y aurait « aucun lien avec le terrorisme islamiste » !

Si on comprend bien, terroriser dix carmélites sans défense, en pleine messe, en couvrant les prières catholiques par des sourates du Coran quand, en plus, dans son église, un prêtre a déjà été assassiné il y a quelques mois, ne relèverait que d’une pratique de l’islam modéré ? N’est-ce pas, justement, cette expression de l’islam dit modéré le plus inquiétant dans cette histoire ? Et comment voit-on la chose, du côté des instances islamiques ?

L’imam de Verdun condamne-t-il, de façon précise, les comportements prosélytes de ces pieux musulmans qui se sont présentés comme des « annonciateurs » ? Témoigne-t-il, d’emblée, de son soutien, de sa sympathie, de son empathie à l’égard des sœurs qui ont eu la peur de leur vie ? Dénonce-t-il clairement les propos haineux de deux de ses fidèles ? Il trouve seulement que « ça ne se fait pas de faire ça », que « ce n’est pas normal », qu’« on ne va pas violer la sacralité d’un culte »

Mais en pareille circonstance, on est quand même en droit d’attendre une analyse autrement plus consistante que des paroles creuses, non ? Ah si, il précise une chose, cet imam« que le plus jeune [des deux barbus indélicats] s’est converti il y a deux mois ». Et il ne trouve pas bizarre qu’à peine prononcé la chahada, il ne pense plus qu’à contraindre les autres à faire de même et de les vouer à l’enfer ? Pas bizarre, pour l’imam, mais très suspect pour nous, non-musulmans…

Du côté des instances catholiques, se montre-t-on plus virulent, plus curieux, plus perspicace face aux comportements extrêmement inquiétants de ces musulmans qui n’auraient prétendument rien à voir avec ceux des islamistes ? Mgr Gushi, maître en tautologie, conseille benoîtement aux sœurs traumatisées de « ne pas avoir peur mais d’être vigilantes » et de n’ouvrir la porte qu’après « avoir demandé qui était là et qu’il y ait quelqu’un à la porte de la chapelle pour filtrer ».

Autrement dit, les carmélites n’ont qu’à adopter le comportement préconisé aux enfants seuls à la maison, à embaucher un vigile ou à se mettre au krav-maga !

* L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du FN, du RBM ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.