Taxe d'habitation

Tribune de Jean-Marc BrancheConseiller régional FN de Picardie NPDCConseiller municipal de Compiègne du 04/12/2017

Si la décision du gouvernement Macron d’exonérer de taxe d’habitation 80 % des ménages peut paraître séduisante sur le papier, et participer d’une volonté de rendre à une partie des Français un peu de pouvoir d’achat, il s’avère, dans les faits, que cette décision est particulièrement discutable. Le financement public local, tributaire en partie de cet impôt est par cette décision fortement impacté.

Cela risque à court terme d’obérer durablement les capacités d’investissement pour Compiègne et les communes de France. Rappelons que les financements locaux étaient déjà fortement altérés par la réduction progressive des dotations de l’Etat aux collectivités. Ces coupes drastiques ne peuvent en définitive qu’asphyxier nos communes, en particulier les petites et moyennes, ainsi que la ruralité. Ne nous voilons pas la face, le gouvernement devra trouver des compensations, et l’hypothétique réduction du budget de l’Etat ne peut à elle seule couvrir le manque à gagner. D’autres impôts viendront donc, à plus ou moins long terme confirmer l’adage de Lavoisier : « rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme ».

Au-delà de ce principe de compensation, il est également important de rappeler que la solidarité des Français n’est pas un vain mot, et que les impôts locaux participent de cet effort commun au financement national. Le Front National avait, pour sa part, préconisé une baisse de cet impôt dans son programme présidentiel, celle-ci étant déjà appliquée dans les mairies gérées par notre mouvement. Cela apporte à la fois un souffle d’oxygène pour les contribuables, et préserve cette participation cruciale pour le bon fonctionnement de nos collectivités.  Cette solution, plus pondérée et réaliste que celle choisie par le gouvernement, affirme notre volonté de maintenir au premier plan l’échelon de la commune, indispensable à la démocratie locale.

FN 60