Chenu AN

Communiqué de Sébastien Chenu, député du Nord,  Porte-parole du Front National, Conseiller régional des Hauts-de-France du 28/12/2017

Les dirigeants de PSA en rêvaient, Macron l’a fait. Après des années de plans de départs volontaires et plusieurs plans sociaux, la direction de PSA peut aujourd’hui se défaire de ses salariés dans des conditions encore plus scandaleuses. La nouvelle procédure de la rupture conventionnelle collective, récemment introduite dans notre droit, risque d’être utilisée dès janvier par le groupe.

​La hausse de 6,1% des ventes de voitures au 1er trimestre 2017 pour le groupe PSA suggérerait plutôt que l’entreprise se trouve dans une bonne dynamique économique ; celle-ci devrait profiter tant aux actionnaires qu’aux salariés. Pourtant, il n’en est rien : la bonne santé de PSA — comme celle de nombreux grands groupesn’est plus liée à sa production physique, mais au bon vouloir des marchés et des actionnaires.

​L’un des principaux actionnaires de PSA est la Banque Publique d’Investissement qui possède 12% des parts du groupe. Par ce biais et par celui du rachat possible d’une partie des actions de PSA (notamment des actions du flottant), il serait possible de contraindre le groupe à ne plus laisser des centaines voire des milliers de salariés sur le carreau.

​Le Front National appelle le Gouvernement à gouverner. Les contribuables français ont consenti à soutenir PSA et les groupes de l’automobile via la prime à la casse et de nombreuses aides économiques lors des crises successives du secteur. Nous exigeons aujourd’hui que PSA rende la pareille en sauvegardant les emplois du groupe, mais aussi ceux de ses sous-traitants, commeGM&S

Front National