Hidalgo

Qualifiant le célèbre révolutionnaire, à qui une exposition est dédiée à Paris, d'«icône militante et romantique», Anne Hidalgo s'est attirée les foudres de la droite. En tête de file : l'ancien ministre de l'Education.

«Hallucinant ! Anne Hidalgo célèbre le romantisme du Che, une crapule sanguinaire qui a personnellement torturé et assassiné de sa main 130 malheureux dans l'abominable camp de concentration et de torture qu’il dirigeait. A quand un hommage à Pol Pot, Béria et Mao ?», a tweeté Luc Ferry le 30 décembre.

L'ancien ministre de l'Education réagissait en fait à une publication sur Twitter de la maire de Paris, qui évoquait la tenue d'une exposition sur le célèbre révolutionnaire dans la capitale : «Avec l'exposition Le CHE à Paris, la capitale rend hommage à une figure de la révolution devenue une icône militante et romantique. A découvrir gratuitement à l'Hôtel de Ville de Paris.»

«Clairement Hidalgo avec cet "hommage" au Che participe à l'apologie des crimes communistes», a pour sa part réagi la Secrétaire générale Les Républicains Valérie Boyer, qualifiant les propos de l'édile de «honte».

 

D'autres, en revanche, ont pris la défense de la maire de Paris, comme Thomas Portes, porte-parole de la fédération du PCF du Tarn-et-Garonne, qui a écrit sur le réseau social : «Félicitations à Anne Hidalgo pour sa magnifique exposition sur Che Guevara à Paris. N’en déplaise à certains, le CHE est un révolutionnaire qui aura marqué l’histoire. Sa pensée est plus que jamais d’actualité. On entend moins les chiens réactionnaires quand on reçoit Netanyahou

Plus connu sous son surnom de «Che», Ernesto Rafael Guevara est un révolutionnaire marxiste argentin, qui fut l'un des dirigeants de la révolution cubaine aux côtés de Fidel Castro

Après avoir mené une guérilla pendant plus de deux ans en tant que commandant, il participe en 1959 au renversement du dictateur cubain Fulgencio Batista.

Il devient par la suite procureur d'un tribunal révolutionnaire qui exécute plus d'une centaine de policiers et militaires de ce régime, jugés coupables de crimes de guerre, avant d'occuper plusieurs postes dans le gouvernement cubain.

Le 01/01/2017

RT France