Perpignan prison1

Ras-le-bol et manifestation des gardiens, lundi, sur fond d’insécurité.

Précédé par sa réputation de «coupeur de têtes», rentré de Syrie en 2013 et déterminé à y retourner s’il n’était pas tombé pour braquage, M.D., un djihadiste âgé de 24 ans, a été transféré en septembre dernier au centre pénitentiaire de Perpignan. Auparavant incarcéré dans un autre département, le prévenu est arrivé sous le coup d’une mesure d’ordre et de sécurité prise par l’administration.

Fauteur de troubles, il est donc immédiatement placé au quartier d’isolementil reste quatre mois, faisant l’objet de moyens de contrainte adaptés et d’une surveillance particulière. Ses extractions judiciaires s’opèrent même sous «escorte 3», un dispositif renforcé par le GIGN.

Jugé «ultra-dangereux», M. D. bénéficie pourtant récemment d’un aménagement de taille. Début janvier, il sort de l’isolement pour rejoindre une cellule «classique» de la maison d’arrêt. Une de ses pièces de 9 m2 dans lesquelles les prisonniers s’entassent à deux ou trois. Il part en promenade comme les autres, téléphone, reçoit du courrier, côtoie qui bon lui semble.

La filière toulousaine

Or le suspect, qui se trouve actuellement en attente de deux procès d’assises, n’a pas un passé qui plaide en sa faveur. Interpellé pour une tentative de vol à main armée commise en 2013 dans un supermarché de la banlieue toulousaine, l’islamiste revendiqué est en effet soupçonné d’avoir participé à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes. C’était la filière toulousaine démantelée l’année de son arrestation.
Par Corine Sabouraud le 16/01/2018