Armée Française Mali 12

Deux soldats français au Mali ont été tués dans l’explosion de leur véhicule, a déploré l’armée ce mercredi. Un troisième a été blessé. L’explosion a été provoquée dans la matinée par une mine artisanale, au passage de leur blindé dans une zone frontalière du Niger réputée pour servir de refuge à des groupes djihadistes que la force conjointe du G5 Sahel s'est donnée pour mission de chasser.

Les deux victimes appartenaient au 1er régiment de spahis (cavalerie) de Valence (sud-est). Il s’agit du maréchal des logis-chef  Emilien Mougin, sous-officier, et du brigadier-chef de 1ère classe Timothée Dernoncourt.

Douze soldats morts depuis le lancement de Barkane

Les trois hommes se trouvaient sur place dans le cadre de l’opération Barkhane. Cela porte donc à douze le nombre de militaires français tués depuis le lancement à l’été 2014 de cette opération qui vise à lutter contre les groupes armés salafistes djihadistes dans toute la région du Sahel. Quelque 4000 Français sont ainsi actuellement déployés dans cette région du monde.

Récemment, le 12 janvier dernier, trois autres soldats de Barkhane avaient été blessés, dont un grièvement, lors d'un attentat-suicide à la voiture piégée contre leur convoi entre Ménaka et Indelimane, dans le nord-est du Mali. Le 18 juin 2017, un soldat français est mort dans un un accident pendant une opération aéroportée dans le nord du Mali. Mais la précédente mort au combat d'un soldat de Barkhane remontait au 5 avril 2017, quand un caporal-chef du 6ème régiment du Génie d'Angers a péri dans un accrochage avec des djihadistes dans le sud-est du Mali.

Sur Twitter, la ministre a également fait part de ses pensées « à leurs familles, à leurs frères d’armes » et « je veux leur dire ma solidarité et mon soutien total », a-t-elle ajouté.

Le 21/02/2018 avec AFP

Le Parisien