Trump KIM Jong Un

Donald Trump s’était fait remarquer jeudi en fin d’après-midi en déclarant que "la Corée du Sud ferait une annonce majeure à 0h (GMT, vendredi 1h à Paris)". Et il n'avait pas menti. Et pour cause : il était au coeur de l'annonce. A l'heure dite, un responsable nord-coréen a en effet fait savoir que Kim Jong-un, le président nord-coréen, avait proposé une rencontre directe et sans intermédiaire à Donald Trump. Et que ce dernier avait accepté cette réunion

Dans la foulée, la Maison Blanche a confirmé que le président américain avait dit "oui" à cette invitation, Donald Trump saluant ensuite lui-même dans un tweet "les grands progrès" sur la Corée du Nord. Le lieu de la rencontre, qui devrait avoir lieu d'ici au mois de mai, n'a pas été précisé. Jamais un sommet entre un président américain et un président nord-coréen n'a eu lieu depuis 1950 ! Un rebondissement encore impensable il y a quelques semaines, et qui fait suite à une rencontre entre une délégation sud-coréenne de haut niveau et le maître de Pyongyang après deux années de très vives tensions liées au programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Dans cette annonce, il a été indiqué que Kim Jong Un s'était engagé à œuvrer à la "dénucléarisation" de la péninsule coréenne et qu’il avait promis de s'abstenir "de tout nouveau test nucléaire ou de missile". Après s'être longuement entretenu lundi avec le leader sud-coréen, Chung Eui-Yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité, avait assuré que ce dernier était désormais prêt à bouger sur le dossier longtemps tabou de l'arsenal nucléaire de Pyongyang, "si les menaces militaires contre le Nord disparaissent et si la sécurité de son régime est garantie".

Au Japon, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a salué la perspective de négociations : "J'apprécie hautement ce changement de la part de la Corée du Nord et le fait qu'elle va commencer des discussions fondées sur le principe d'une dénucléarisation", a-t-il dit lors d'une élocution télévisée.

La Corée du Nord et la Corée du Sud ont également décidé selon Séoul de la tenue fin avril d'un troisième sommet intercoréen, après ceux de 2000 et 2007. Le sommet aura lieu dans le village de Panmunjom, au milieu de la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux nations. Donald Trump avait salué mardi ces signes d'ouverture, tout en appelant à la prudence et en réaffirmant que toutes les options étaient sur la table.

Rappelons qu’il y a moins de trois semaines, il avait annoncé de nouvelles sanctions visant à isoler encore plus la Corée du Nord, quelques heures après l'arrivée de sa fille Ivanka en Corée du Sud pour la fin des jeux Olympiques. "Nous devons rester unis pour empêcher cette dictature brutale de menacer le monde de dévastation nucléaire", avait-il alors lancé.

Ces avancées font suite à la remarquable détente qui s'est amorcée sur la péninsule depuis le début de l'année à la faveur des Jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang.

Le 09/03/2018

LCI