Ménard Emmanuelle

Communiqué d'Emmanuelle Ménard, député apparenté FN de l'Hérault du 14/03/2018

La hausse de 1,7 point de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) est appliquée à près de 60 % des retraités depuis le 1er janvier 2018. Ne bénéficiant pas en parallèle de la baisse des cotisations, ces retraités sont victimes d’une baisse importante de leur pouvoir d’achat.

Chaque jour, je suis interrogée, interpellée par des retraités qui ne comprennent pas ce qu’on leur inflige. Plus que des pourcentages, des points d’indices, ils me parlent tout simplement de la baisse des montants nets de leur pension ! Ces quelques dizaines d’euros qui comptent pour finir le mois. Ou qu’ils ne peuvent plus donner à leurs enfants ou leurs petits-enfants pour les aider à vivre

Déjà affectés par la Contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA) de 0,3% mise en place en 2013, ou encore la suppression de la « demi-part fiscale » des veufs et veuves en 2008, les retraités n’en peuvent plus.

La promesse de la suppression de la taxe d’habitation, qui ne sera pas pleinement effective avant 2020 et ne s’appliquera pas à l’ensemble des retraités, ne peut être présentée comme une compensation réelle.

Les retraités ne sont pas des privilégiés, des nantis. Leur pension n'est pas une allocation sociale mais un droit acquis par leur travail. Ils ne peuvent en aucun cas être traités comme une variable d’ajustement de la politique budgétaire de l’Etat. Ils ne doivent pas être les sacrifiés de la politique du gouvernement sous prétexte qu’ils ne risquent pas de bloquer les routes ou les trains…

La semaine dernière, j'ai d’ailleurs à nouveau alerté le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, sur cette situation préoccupante. Pas de réponse à ce jour…

Page Facebook d'Emmanuelle Ménard