Gendarmerie mobile dossards

Si une majorité de zadistes s'opposent pacifiquement à l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-landes par les gendarmes mobiles qui a débuté lundi 9 en Loire-Atlantique, certains activistes font preuves de violences à l'encontre des forces de l'ordre.

Au terme d'un affrontement violent, six gendarmes blessés ont dû être évacués. L'un d'eux présente des blessures aux jambes suite à l'explosion d'une bombe agricole, un autre militaire a été blessé également aux jambes par un jet de bouteille d’acide. Un troisième "a pris un pavé dans le casque", précise France info. Les autres blessés ont été plus légèrement touchés.

L'opération d'expulsion, entamée lundi à l'aube, mobilise environ 2.500 gendarmes et vise à rétablir l'ordre dans cette partie du bocage nantais, qualifiée de "zone de non droit" par le gouvernement.

Mercredi, les gendarmes ont lancé une charge massive contre les opposants, la plus importante depuis le début de leur intervention lundi à l'aube. Treize nouveaux "squats" ont été évacués dans la journée "soit 29 au total depuis le début de l'opération", selon la préfète des Pays-de-la-Loire Nicole Klein. Vingt-six "squats" ont été détruits et trois étaient "en cours de destruction" mercredi soir, selon la même source. Les autorités ont recensé 97 "squats" ou "lieux de vie" selon la terminologie zadiste. La préfète avait assuré qu'aucun habitat "en dur" ne serait détruit.

Le 12/04/2018

France Soir