Macron casque

C’est une remarque de la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) qui fait tiquer Mediapart. Selon le site d'informations, la commission a relevé les promotions "d’un pourcentage anormalement élevé" de la part de GL Events, à qui Emmanuel Macron a loué plusieurs salles lors de ses meetings.

Cette note épingle une facture en particulier. Celle du meeting du 10 décembre 2016 à la porte de Versailles, qui a chuté de 9.000 euros. Certaines prestations ont été rabotées à -30%, -50%, voire carrément offertes, relève le journal. Ces ristournes aurait déjà démarré lors du meeting de la Mutualité le 12 juillet 2016. La location avait été offerte au candidat qui venait de lancer En Marche !. Le lendemain, la facture est abaissée de 15.000 euros.

Le patron de l’événementiel Olivier Ginon explique qu’il s’agit d’une "négociation commerciale habituelle". La commission a retenu cette justification. Selon Mediapart, le candidat de la droite François Fillon, qui travaillait avec la même société, n’aurait pas, pour sa part, eu droit à de telles ristournes.

Gérard Collomb assure de son côté qu’il n’est pas intervenu dans les négociations tarifaires avec l’entreprise. Même discours du côté d’Olivier Ginon. Mediapart soulève que ces relations privilégiées entre Emmanuel Macron et GL Events durent depuis 2015, où, encore ministre de l’Economie, ce dernier avait proposé à Olivier Ginon  d’animer un "comité stratégique de filière" censé proposer un contrat stratégique à la veille de l’organisation de l’Euro 2016 et de la candidature de Paris à l’organisation des JO 2024. En 2016, rappelle le site d'informations, GL Events avait déjà réalisé un chiffre d’affaires de 130 millions d’euros avec les Jeux olympiques de Rio.

Par Benjamin Chabert le 28/04/2018

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