Edouard Philippe

Edouard Philippe recevait pour la première fois, ce lundi 7 mai, les représentants des syndicats de la société ferroviaire, mais la rencontre n'a pas abouti à un apaisement. Pour le patron de la CGT, Philippe Martinez, "il n'y a aucune raison pour que (la grève) s'arrête".  À l'issue des tractations, le Premier ministre a pris la parole pour évoquer la réforme.

Et sur certains points, le gouvernement reste ferme : l’ouverture à la concurrence de la SNCF, la fin du recrutement au statut de cheminot au 1er janvier 2020 et le changement du statut de l’entreprise au 1er janvier 2020

Prévenant que le texte "ne changera pas fondamentalement", le chef de l'exécutif a toutefois concédé qu'il "(pouvait) être encore finalisé" : "La fermeté n’interdit pas la discussion", a-t-il dit, en ajoutant avoir proposé aux syndicats de se rencontrer à nouveau le 24 ou le 25 mai avant l'examen de la réforme au Sénat, en séance publique.

Édouard Philippe a également évoqué des aspects plus techniques ayant trait à la société de chemins de fers. Affirmant qu'il souhaitait "aller plus loin sur l'investissement" concernant la rénovation du réseau ferré national, il a également décrété vouloir instaurer une "règle d'or" budgétaire afin d'"interdire un endettement excessif" de la SNCF.

Édouard Philippe a aussi réaffirmé que l'État reprendrait la dette du groupe public "progressivement à partir de 2020", fixant l'horizon 2022 comme objectif, soit la fin du quinquennat, pour que le groupe public soit "à l'équilibre économique". La reprise de la dette sera "clairement identifiée dans les comptes publics" et sera soumise au vote du Parlement", a détaillé l'ancien maire du Havre.

Le 07/05/2018 avec AFP

RTL