Nyssen F

L'audiovisuel public va faire peau neuve. Présidence unique, suppression ou fusion de chaînes, réforme du CSA... Lundi 4 juin, la ministre de la Culture présentera les grandes lignes de la réforme de l'audiovisuel public, voulue par l'Élysée pour fin 2018. Les acteurs du secteur planchent depuis plusieurs mois sur ce chantier, copiloté par Matignon et la Culture. La réforme vise à répondre aux nouveaux usages (montée en puissance des programmes à la demande, de la SVoD, du numérique...) et à créer plus de synergies entre les groupes.

Elle devrait permettre de réaliser des économies, chiffrées à entre 250 et 500 millions d'euros d'ici à 2022, selon la presse, surtout à France Télévisions. Prévue dans un premier temps à Matignon, la présentation à la presse du « scénario d'anticipation » pour l'audiovisuel public aura finalement lieu au ministère de la Culture par Françoise Nyssen. Outre France TéléRadio France, France Médias Monde (France 24, RFI), l'INA, Arte et TV5 Monde mais aussi le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui pourrait se voir retirer son pouvoir de nomination des dirigeants, entrent dans le champ de cette réforme.

Reconquérir le jeune public

Depuis le début de l'année, elle mobilise les services du ministère de la Culture, mais aussi de Matignon, des parlementaires, sans oublier des patrons et cadres des groupes concernés qui se sont réunis régulièrement pour mettre au point leurs propositions. Ils ont planché sur les cinq chantiers prioritaires identifiés par Françoise Nyssen : la reconquête du jeune public, les coopérations internationales, l'offre de proximité, une offre commune en ligne et des synergies de ressources.

Gabriel Attal, député LREM proche d'Emmanuel Macron et chargé du dossier à l'Assemblée, a plaidé cette semaine pour la création d'une holding de l'audiovisuel public, avec un directeur non exécutif chapeautant des directeurs exécutifs.

Le 04/03/2018 avec AFP

Le Point