Nicolas Bay PE tribune

Editorial de Nicolas Bay, co-président du groupe ENL, paru dans « La lettre du Groupe Europe des Nations et des Libertés » du 25 juin 2018 

À partir de juillet, c’est l’Autriche qui occupera la présidence tournante de l’Union européenne. Elle aura ainsi la possibilité d’orienter les dossiers discutés entre les chefs de gouvernements, puisqu’elle sera chargée de proposer des compromis. C’est dans ce contexte que je participais, mardi dernier à Vienne, à la réunion des présidents de groupes du Parlement européen avec le gouvernement autrichien.

Or, les deux partis qui constituent le gouvernement, les conservateurs du Chancelier Sebastian Kurz et les nationaux du Vice-Chancelier Heinz-Christian Strache, notre allié au Parlement européen, ont été élus grâce notamment à la fermeté de leurs programmes sur l’immigration. Ainsi, début juin, une soixantaine d’imams prêcheurs de haine et leurs familles ont été expulsés d’Autriche, et sept mosquées radicales ont également été fermées. Des décisions qui ont provoqué la colère du Sultan turc Erdogan

De même, quand Merkel et Macron veulent imposer des quotas de « migrants », en allant jusqu’à des sanctions financières contre ceux qui les refuseraient, Kurz et Strache proposent des centres d’accueil hors d’Europe. Les vrais réfugiés seraient ainsi protégés, mais les migrants économiques n’auraient rien à attendre ou espérer.

Alors que l’Union européenne est à bout de souffle, comme le montre bien le refus des pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, Tchéquie et Slovaquie) de participer à un sommet sur l’immigration, la présidence autrichienne  est l’occasion pour les nationaux, attachés à la souveraineté, de faire entendre leur voix.

L’Autriche impose déjà ses thèmes à l’agenda européen. Les solutions à la crise migratoire, si elles peuvent passer par des coopérations, ne pourront être que nationales : la maîtrise des frontières extérieures et des contrôles aux frontières nationales !

ENL France