Code de Procedure Pénale

Il paraît, selon les avocats de monsieur Benalla que ce dernier est "abasourdi" car c'est uniquement par amour du maintien de l'ordre et pour "prêter main-forte au dispositif " policier que le chargé de mission de l'Elysée et son ami Vincent Crase, l'employé de LREM, ont tabassé deux manifestants le 1er mai dernier

Les avocats ont bien entendu le droit d'utiliser l'ensemble des textes existants dans la loi pour aider leur client , mais là, reconnaissons qu'ils font fort  puisque selon eux c'est "dans le cadre des dispositions de l'article 73 du Code de procédure pénale" qu'ils ont utilisé leur capacité à  frapper les personnes manifestants dans la rue.

L'article 73 du Code de procédure pénale est ainsi écrit : "Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche. 

Lorsque la personne est présentée devant l'officier de police judiciaire, son placement en garde à vue, lorsque les conditions de cette mesure prévues par le présent code sont réunies, n'est pas obligatoire dès lors qu'elle n'est pas tenue sous la contrainte de demeurer à la disposition des enquêteurs et qu'elle a été informée qu'elle peut à tout moment quitter les locaux de police ou de gendarmerie. Le présent alinéa n'est toutefois pas applicable si la personne a été conduite, sous contrainte, par la force publique devant l'officier de police judiciaire." (Légisfrance)

Mais alors, c'est tout de même une sacré info !

Imaginez la chose, il suffit de se promener un jour de manif- de préférence une de nos adversaires politique-  d'attendre une provocation d'un des participants à ce rassemblement puis alors de fondre sur lui (à plusieurs c'est plus cool) et ensuite de le conduire à un gradé de la police ou de la gendarmerie.

Mais encore faut-il qu'il y ait "un crime flagrant" ou un "délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement"... Mince alors.

Certes, apparemment, selon un article du site de France 2 cet après-midi, les deux victimes du duo élyséen avaient invectivés les CRS et n'avaient pas hésité à leur balancer des ustensiles en verre, Les victimes de messieurs Benalla et Crase ne sont pas les "gentils pacifiques"  chanté par nombre de médias, toutefois, cela ne justifie nullement l'intervention de deux personnes n'appartenant ni à la police ni à la gendarmerie et étant sur place qu'au titre -assez étonnant d'ailleurs- d'observateurs...

GS