Marine Assemblée nat

Communiqué de presse de Marine Le Pen du 29/09/2018

En clôture du 125e congrès des sapeurs-pompiers, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb est venu dérouler son catalogue de bonnes intentions.

Le discours est le même, prévenant, bienveillant, les promesses sont de rigueur, mais le ministre intérimaire d’Emannuel Macron est venu promettre ce qu’il sait ne pas pouvoir tenir, à savoir garantir l’avenir de ce corps de sécurité civile.

L’augmentation du nombre de volontaires, l’assouplissement des conditions de recrutement ou encore la prise en compte d’une amélioration de la législation sociale, c’est à la marge que le gouvernement est condamné à agir, encadré qu’il est par une législation européenne technocratique, contraignante et incohérente, incluant le volontariat dans le temps de travail.

Avant lui, ses prédécesseurs s’étaient fait fort d’engager le bras de fer avec Bruxelles avant de reculer piteusement. J’avais déjà dénoncé cette mascarade gouvernementale en 2011 où le ministre de l’Intérieur UMP de l’époque, Brice Hortefeux avait renoncé à s’opposer aux ingérences des commissaires européens.

L’avenir de cette corporation et le devenir de ces pompiers volontaires qui ont le goût des autres, le sens de la solidarité et manifestent un courage à toute épreuve, méritent mieux que les sempiternelles dérobades de l’exécutif.

Comme j’avais eu l’occasion de le présenter auprès des représentants de la FNSPF lors de la campagne présidentielle, la sauvegarde et le développement du corps des pompiers volontaires nécessite le refus clair de la remise en cause du modèle français du volontariat par la Commission de Bruxelles. Il est impératif que les Etats reprennent la main sur la définition et le cadre juridique d’exercice de cette forme de volontariat en concertation avec les acteurs concernés.

Par ailleurs, tout plan d’action d’envergure ne peut éluder la question de l’insécurité dont sont victimes les pompiers dans l’exercice de leurs missions et qui explique en partie la crise de vocation chez les jeunes.

Le silence de l’état sur ce sujet tabou répond en écho à son laxisme et à son impuissance d’assurer à ces soldats du feu la sécurité indispensable leur permettant d’intervenir sur les théâtres d’opération.

Il est désormais indispensable et urgent que ceux-ci disposent des mêmes protections que les autres acteurs de la sécurité (sanctions pénales accrues pour leurs agresseurs, anonymat pour les dépôts de plainte…).

Rassemblement National