Ballons

Si j'ai pris la décision de quitter le Rassemblement National après 21 ans de militantisme en ce début octobre 2018, c'est après mûres réflexions et beaucoup d'amères constatations.

Alors que le mouvement avait pris un essor formidable après l'arrivée en 2011 de Marine Le Pen à sa tête, fort est de constater que l'état actuel et antérieure à 2014/2015 de la formation n'est pas celui qui lui permettra de faire se redresser notre pays. Depuis l'arrivée au poste de vice-président  de monsieur Philippot il est clair que tout partait comme l'on dit "à vau l'eau", le Front National ressemblait de plus en plus à La France Insoumise, le problème de l'immigration en plus. Moi qui avait quitté le RPR en 1997 pour rejoindre Jean-Marie Le Pen , j'avoue avoir eu un peu de mal. 

Philippot parti je pensais réellement qu'enfin le mouvement allait repartir pour de bon sur de bonnes bases. la rénovation m'avait semblée être effectivement une bonne chose, le changement de nom aurait pu apporter du "sang neuf" :  un positionnement plus clair, un engagement à droite marqué par le souverainisme et la sauvegarde de notre identité. Hélas, il semble bel est bien qu'un nouveau clan ait remplacé celui qui était en poste autour de la présidente. Ces querelles d'égo qui à tout niveau empoisonnent la réelle nécessité de porter nos idées et nos convictions font qu'effectivement beaucoup de militants-et pour certains de très longues dates sont déjà partis, les uns pour d'autres aventures et d'autre ont abandonnés le combat.

Comme l'écrit Patrice Charles qui vient de rejoindre le parti de Nicolas Dupont-Aignan : "un parti de gouvernement, une culture de gouvernement ne peuvent coexister avec des comportements uniquement protestataires et des attaques personnelles injurieuses contre des élus et des personnes qui ne partagent pas nos idées. Nous devons rassembler par la crédibilité et le sérieux de nos propositions et non par les invectives gratuites sans effort de travail de fond sur les dossiers. Nos concitoyens n'ont pas besoin de gesticulations et de postures inefficaces mais de réponses crédibles posant les jalons d'un consensus et d'une union des droites sur un programme commun de gouvernement tant local, national et européen. "

Nous ne sommes pas des mélenchonistes bis !

Pour autant, l'engagement politique qui est le mien va se poursuivre, certainement sous d'autres cieux.

GS