08-05-06
Bouteflika remet ça !
Article de William Maclean du 8 mai 2006
ALGER (Reuters) - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a réitéré ses accusations de génocide durant la colonisation française de l'Algérie et réclamé des "excuses publiques et solennelles" de la France en préalable à la signature d'un traité d'amitié entre les deux pays.
Le mois dernier, les autorités françaises avaient réagi avec consternation à des propos similaires tenus à Constantine par le chef de l'Etat algérien sur le "génocide de l'identité algérienne".
Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères, avait estimé qu'il fallait taire les "rancoeurs" et ouvrir "une page nouvelle" de l'histoire des relations bilatérales; Catherine Colonna, ministre déléguée aux Affaires européennes, avait mis en exergue l'inutilité d'une "querelle des mots".
La France, qui fut 132 années durant la puissance coloniale de l'Algérie, s'efforce de consolider son influence diplomatique et économique dans le deuxième pays le plus vaste d'Afrique dont les richesses en hydrocarbures et les projets de développement des infrastructures attisent l'intérêt des Etats-Unis et d'autres puissances de la planète comme la Chine.
La nouvelle charge de Bouteflika a été lue en son nom dimanche soir par le ministre des Anciens combattants, Mohamed Chérif Abbas, à la veille de la commémoration des massacres de Sétif et Guelma, entre autres, où plusieurs milliers de nationalistes algériens furent tués le 8 mai 1945.
"Il est évident que depuis le 5 juillet 1962 (date de l'indépendance algérienne), chacun est maître chez soi et qu'il n'est aucunement question de notre part d'exercer quelque pression que ce soit pour obtenir ce qui semble être le droit élémentaire de l'Etat-nation algérien: à savoir des excuses publiques et solennelles pour le crime de colonialisme commis contre notre peuple", y souligne notamment Bouteflika.
Il ajoute que les relations entre les deux pays ne sont pas en crise, mais qu'une amitié véritable ne peut se construire qu'à deux.
"LES SIRÈNES D'UNE AMITIÉ CANNIBALE"
"Nos concitoyens et nos concitoyennes doivent savoir que si notre peuple a triomphé au prix de souffrances indicibles du colonialisme paré des oripeaux de la civilisation, ce n'est pas pour succomber aux sirènes d'une amitié cannibale", assène-t-il dans ce discours.
Pour le président algérien, le peuple français devrait dire: "Oui, notre aventure coloniale a été génocidaire (...) Oui, notre Etat doit se purger de sa face obscure, de sa face colonialiste et, pour cela, comme l'ont fait d'autres Etats à travers le monde, présenter ses excuses aux peuples auxquels il a imposé son oppression colonialiste".
L'ambassadeur de France en Algérie a déclaré que le massacre de Sétif était une "tragédie inexcusable".
La répression menée par l'armée française a fait, selon les autorités algériennes, 45.000 morts. Des historiens européens avancent un bilan compris entre 6.000 et 20.000 morts.
Bouteflika avait réclamé pour la première fois en 2004 des excuses officielles de la France. Il avait renouvelé sa demande le 8 mai 2005.
Ces massacres sont considérés comme à l'origine du mouvement nationaliste et anticolonialiste algérien qui s'est achevé près de deux décennies plus tard au terme d'une guerre d'indépendance qui a fait 1,5 million de morts côté algérien, toujours selon Alger.
Dans son discours lu dimanche, Bouteflika souligne que "les problèmes qui existent aujourd'hui entre l'Algérie et la France sont devenus structurels". "Pour autant, ajoute-t-il, l'Algérie ne saurait continuer à les souffrir comme des rhumatismes chroniques ou même sclérosés."
Ses déclarations surviennent dans un contexte particulier en France, dont le passé colonial s'est retrouvé ces derniers mois au coeur de vives controverses qui se sont notamment cristallisées autour de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 sur le "rôle positif" de la colonisation.
Sa précédente sortie sur le "génocide identitaire" puis son hospitalisation au Val-de-Grâce à Paris pour un bilan médical, fin avril, avait provoqué un tollé au sein de l'extrême droite française et d'une partie de l'UMP et choqué une partie de la population.
05-05-06
Coups de feu au mariage
http://www.alsapresse.com via France-Echos ( http:www.france-echos.com )
Une procédure est ouverte au commissariat à la suite des coups de feu tirés en l'air samedi sur le perron de la mairie de Montbéliard à l'occasion d'un mariage.
À tout le moins, la ligne blanche de l'admissible a été franchie samedi dernier devant l'hôtel de ville de Montbéliard. D'aucuns admettent volontiers qu'une cérémonie de mariage se traduise par des effusions de joie. Normal. Dans le même esprit, les coups de Klaxon célébrant bruyamment le bonheur des jeunes mariés sont tolérés. Les effusions exprimées samedi après-midi devant l'hôtel de ville de Montbéliard sont allées bien plus loin. Bien trop loin. Il est 15 h 50 quand un cortège de trente véhicules se présente place Saint-Martin. En tête, la 607 des mariés qui se gare en douceur devant la mairie. L'adjointe au maire Chantal Mazoyer se trouve sur les marches pour accueillir les futurs époux. L'événement à ceci d'exceptionnel qu'il s'agit d'un mariage mixte algéro-marocain. Les invités arrivent en nombre pour célébrer l'union des jeunes tourtereaux. Environ 200 personnes. Tout se passe dans le calme et la bonne humeur partagée, quand surgit en trombe sur la place une quinzaine de véhicules. Les sonos à fond, les voitures remontent les sens interdits, font crisser et fumer les pneus, hurler les moteurs. La fonctionnaire de la police municipale est dépassée par les événements. Des véhicules, s'extirpent des jeunes d'une vingtaine d'années, « très excités ». Ils sortent les drapeaux verts à l'étoile rouge et se dirigent vers l'hôtel de ville, tandis que d'autres dégainent des armes et tirent en l'air. Une immense pétarade s'élève place Saint-Martin. Des coups de feu à blanc ? Mystère. Quelques-uns ont pris soin de ramasser les douilles. « Du jamais vu. Ils dépassent les bornes », commente désabusé un invité. Un sentiment de consternation partagé par les futurs mariés et leurs familles. Cette effusion de joie avec des armes et des détonations n'est du goût de personne. Certes, les jeunes mis en cause sont invités à la cérémonie mais personne ne s'attendait à pareille démonstration.
Interdit et répréhensible
Drapeaux en mains, ces mêmes jeunes se dirigent vers l'hôtel de ville. Une personne s'interpose et, fermement, leur fait comprendre que ces drapeaux n'ont pas leur place dans la maison de la République. Les jeunes se calment. Alerté par la concierge, le maire Louis Souvet sort de la mairie. Il est blême. Le premier magistrat de la cité se dirige vers la foule où un jeune brandit encore un drapeau. Le maire lui rappelle ses droits et devoirs. Le jeune obtempère. Il est 16 h 15 quand les mariés gravissent enfin les marches de la mairie. Louis Souvet reste sur le perron où il avise encore un invité qui tente d'entrer dans la maison commune avec un drapeau roulé sous le bras. Des propos vifs sont échangés, qui marquent la fin de cet épisode houleux et navrant.
Navrées, les familles proches des mariés le sont à la sortie de la mairie. Elles déplorent les coups de feu tirés par des jeunes qui devaient « mettre de l'ambiance mais qui ont largement outrepassé leurs fonctions d'animateurs ». La police a été immédiatement avisée des faits. Une procédure est ouverte. Peu importe que les armes utilisées soient ou non des pistolets d'alarme, que les coups de feu tirés soient ou non à blanc. L'usage d'armes à feu sur la voie publique est tout simplement interdit et répréhensible.
03-05-06
Moussaoui condamné à la prison à vie
Source : http://today.reuters.fr
ALEXANDRIA, Virginie (Reuters) - Les 12 membres du jury ont rendu leur verdict et condamné Zacarias Moussaoui à la prison à vie.
La condamnation sera formellement annoncée jeudi à 14h00
GMT.
Le Français d'origine marocaine, seul accusé poursuivi pour les attentats du 11 septembre 2001, avait plaidé coupable de six chefs d'accusation de complot en liaison avec ces attentats.
Les procureurs fédéraux avaient demandé au jury de condamner Moussaoui à la peine de mort, mais les jurés, qui ont passé environ 41 heures à délibérer avant de rendre leur verdict, ont été divisés avant de parvenir à s'entendre.
Le jury appelé à se prononcer sur Moussaoui, âgé de 37 ans, avait le choix entre la condamnation à mort et la réclusion à perpétuité. Ce mois-ci, les neuf hommes et trois femmes membres de ce jury avaient estimé que le comportement de Moussaoui le rendait passible de la peine de mort.
Moussaoui avait affirmé qu'il était censé piloter un cinquième avion qui aurait eu pour cible la Maison blanche, le 11 septembre 2001. Il avait dit au cours du procès n'éprouver aucun remords pour les attentats, ajoutant qu'il aurait souhaité voir mourir davantage d'Américains. Les attentats du 11-Septembre ont fait environ 3.000 morts.
01-05-06
Jean-Marie Le Pen fustige la crise de régime
Source : http://today.reuters.fr.
PARIS (Reuters) - Dopé par la "crise de régime" qui fait "vaciller" la France, Jean-Marie Le Pen a lancé lundi sa campagne présidentielle avec l'objectif de faire mieux qu'en 2002 et, pourquoi pas, accéder à l'Elysée.
Prudent sur l'affaire Clearstream, dans laquelle il voit une "grosse bulle d'air" susceptible de détourner l'attention, le président du Front national, âgé de 77 ans, estime en revanche que le délitement du pouvoir depuis trois mois joue en sa faveur.
"Je crois à la victoire aux deux tours de la présidentielle", a-t-il lancé lors du traditionnel défilé du 1er mai des troupes frontistes en hommage à Jeanne d'Arc.
Pour Jean-Marie Le Pen, "le mensonge d'Etat" illustré par les mises en cause de Dominique de Villepin, voire de Jacques Chirac, dans une manipulation visant le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, "est aujourd'hui dans notre République bananière une règle générale".
"C'est aujourd'hui l'affaire Clearstream qui, traduite en Français, se dit littéralement courant clair alors qu'il s'agit probablement d'un torrent de purin", a-t-il dit.
"Les dirigeants de la majorité se prennent à la gorge, les plus hautes personnalités sont mises en cause et la République vacille. Il est temps de changer les choses avant que le pays ne se disloque et ne se décompose."
"AIMEZ-LA OU QUITTEZ-LA"
Les militants du FN défilant à Paris avaient d'autres motifs de satisfaction, notamment la surenchère des partis de droite sur l'immigration qui, selon eux, confortent leurs thèses.
"Aimez-là ou quittez-là", proclamaient des pancartes en forme de carte de France brandies tout au long du cortège pour revendiquer l'antériorité du slogan sur l'immigration récemment repris par Nicolas Sarkozy, lui-même sur les pas de Philippe de Villiers.
"S'il y en a que cela gêne d'être en France, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas", avait déclaré le président de l'UMP fin avril.
"On reprend ce qui nous appartient", a expliqué une militante, soulignant que le président du FN avait lancé il y a près de 20 ans cette formule inspirée des services de l'immigration américains.
Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen avait provoqué une énorme secousse politique en éliminant le socialiste Lionel Jospin et se hisser au second tour, face à Jacques Chirac.
Cette fois, le dirigeant du FN considère qu'avec trois crises majeures - le référendum du 29 mai, les émeutes de banlieue et le contrat première embauche (CPE) -, les Français se tourneront enfin vers celui "qui n'a jamais exercé les responsabilités".
"Il n'est pas impossible que la ruine du système entraîne des élections anticipées, en tout cas, nous nous y préparons", a expliqué en marge du défilé Marine Le Pen.
La vice-présidente du FN considère que "l'ensemble de la classe politique légitime" Jean-Marie Le Pen en venant sur ses positions sur "l'immigration, la mondialisation, les délocalisations et l'analyse du système politique".
Elle souligne qu'à un an du scrutin de 2002, Jean-Marie Le Pen n'était qu'à 7% à 9% dans les sondages alors qu'il oscille aujourd'hui entre 12 à 14%.
En outre, selon une enquête Ifop publiée le 21 avril, 34% des Français estiment que l'extrême droite est "proche de leurs préoccupations".
"Et encore, les sondages se fondent sur l'hypothèse d'une candidature unique au Parti socialiste et à l'UMP", estime pour sa part Bruno Gollnisch. "Mais les divisions et la désagrégation du pouvoir sont tels que l'on peut envisager des candidatures multiples", faisant le jeu de Jean-Marie Le Pen, a dit à Reuters le délégué général du FN.
La radicalisation des discours de Nicolas Sarkozy et de Philippe de Villiers, président du MPF, sur l'immigration semblent avoir contribué à replacer Jean-Marie Le Pen au centre du jeu, considère l'état-major frontiste.
Sur l'immigration, le président du FN affirme ne pas craindre la concurrence, répétant à l'envie que les Français "préfèrent l'"original à la copie", même si un sondage Ifop, publié par le JDD, montre que 47% d'entre eux se disent proches des positions de Nicolas Sarkozy sur l'immigration.
Lundi, Jean-Marie Le Pen a réitéré sa proposition de créer une coalition des patriotes en vue des législatives qui suivront la présidentielle de 2007.
Une offre déclinée par Philippe de Villiers mais à laquelle a répondu positivement le "fêlon" Bruno Mégret, qui avait quitté le FN pour créer le Mouvement national républicain.
30-04-06
Le Pen et Clairstream
Source : http://www.yahoo.fr
PARIS (AP) - Jean-Marie Le Pen s'est réjoui dimanche de l'affaire Clearstream, qui pourrait lui rapporter des voix lors de la prochaine élection présidentielle. Le président du FN a cependant estimé que cette "grosse bulle d'air" risquait de "détourner l'attention" des "responsabilités écrasantes de la classe politique dans ce qui arrive à la France".
"Tout ce qui bénéficie au FN est bienvenu. Le sort nous a souvent été défavorable. Qu'il nous soit favorable de temps en temps, je salue cette éventualité", a déclaré M. Le Pen lors d'un cocktail de presse en marge des assises présidentielles du FN, réunies à huis-clos dimanche à Paris.
Une coupe de champagne à la main, le président du FN s'est réjoui "de voir la discorde dans le camp de l'adversaire".
Mais il s'est attaché dans le même temps à minimiser l'importance de l'affaire, qui ne "le choque pas outre-mesure". "Je ne vois pas très bien ce qu'il y a de monstrueux", a-t-il dit.
"A moins qu'il ne soit prouvé que des dirigeants politiques de très haut niveau ait essayé de façon calomnieuse d'impliquer un de leurs amis dans une opération comme celle-là, ça serait évidemment un scandale inacceptable. Mais que des autorités politiques aient fait faire une enquête sur des bruits qui couraient sur un certain nombre de responsables de haut niveau, je ne vois pas que cela soit extraordinaire", a estimé le président du FN, pour qui cela relève de "la prudence dont doivent s'entourer les dirigeants".
Jean-Marie Le Pen a refusé de se joindre à ceux qui demandent la démission de Dominique de Villepin, en souhaitant que le gouvernement aille "jusqu'au bout" de son mandat. "M. de Villepin est somme toute, dans les différentes crises qui se sont succédé, celui qui relativement a tenu le plus dignement le rôle qui est censé être le sien. Il ne me paraît pas être le plus condamnable dans cet ensemble de responsabilités politiques", a-t-il dit.
Le président du FN a comparé l'affaire Clearstream à "des fumigènes" destinés à détourner l'attention de l'opinion publique. "Pendant qu'on parle de ça (...) on oublie les responsabilités écrasantes qui sont celles de la classe politique dans ce qui arrive à la France", a-t-il observé.
29-04-06
Le Vatican veut boycotter Da Vinci Code
Source : http://www.bafweb.com
ROME (Reuters) - Le Vatican a intensifié ses attaques contre le roman Da Vinci Code, un haut responsable du Saint-Siège jugeant le livre truffé de mensonges antichrétiens et appelant les catholiques à boycotter le film qui sera bientôt sur les écrans.
Les dernières attaques en date viennent de l'archevêque Angelo Amato, numéro deux de la Congrégation pour la doctrine de la foi, que dirigeait le pape Benoît XVI, alors cardinal Joseph Ratzinger, avant son élection l'année dernière.
Mgr Amato, qui s'exprimait lors d'une conférence catholique à Rome, a jugé le livre "farouchement antichrétien, truffé de calomnies, d'attaques et d'erreurs historiques et théologiques concernant Jésus, la Bible et l'Eglise".
"J'espère que vous, vous boycotterez le film", a-t-il ajouté.
Amato a laissé entendre que les catholiques du monde entier devraient organiser des manifestations contre le Da Vinci Code comme ils en avaient effectué en 1988 lors de la sortie du film La dernière tentation du Christ, de Martin Scorsese.
Le long métrage tiré du Da Vinci Code, avec dans les premiers rôles Tom Hanks et Audrey Tautou, sera présenté au festival de Cannes en mai.
Note VOX-FN : Serait-ce l'occasion de manifestation digne des " caricatures de Mahomet " ?, je ne le pense pas. Les chrétiens, même si leur religion est attaquée, calomniée, ses prophètes et prélats ridiculisés sont bien trop " posés " pour se dresser en masse dans les rues et pour attaquer les représentations américaines ( Da Vinci Code est un film US ) en Europe et partout dans le monde. Mais la position prise par l'Eglise catholique montre bien que les attaques contre le dogme religieux qu'il soit musulman, chrétien, juif ou autre est de moins en moins toléré par ceux qui sont en charge de faire respecter la parole de leur culte.
27-04-06
Emeutes : la faute de la police...
Source : http://today.reuters.fr
PARIS (Reuters) - Les avocats des familles des deux jeunes électrocutés fin octobre à Clichy-sous-Bois veulent faire reconnaître à la justice administrative une "faute de service" des policiers.
L'annonce de la mort des deux adolescents en Seine-Saint-Denis avait enflammé les banlieues, provoquant quinze jours d'émeutes et conduisant le gouvernement à décréter l'état d'urgence. L'enquête judiciaire est toujours en cours.
Pour Jean-Pierre Mignard, l'un des avocats des familles, ces délais sont normaux, voire rassurants.
Le soin qu'apportent les enquêteurs à vérifier les faits est un "élément de confiance dans le fonctionnement des institutions de ce pays", a-t-il expliqué jeudi matin sur France Info, six mois jour pour jour après le décès des deux adolescents.
Les défenseurs des familles ont déjà saisi la juridiction pénale et le procureur de la République pour non-assistance à personnes en danger.
"Nous voulons saisir le tribunal administratif sur un autre type de faute qui se cumule avec la première (...) une faute de service car en effet il n'y a pas de tentative, de cambriolage ou d'effraction" sur un chantier proche du transformateur, comme l'avait initialement annoncé le ministre de l'Intérieur, a fait valoir Me Mignard.
"Il nous semble que les conditions dans lesquelles cette opération de police s'est déroulée sont des conditions excessives, disproportionnées et périlleuses pour la vie d'adolescents mineurs", a-t-il ajouté.
A ses yeux, Nicolas Sarkozy "s'honorerait en reconnaissant qu'il a été trompé".
Au lendemain de la mort des deux adolescents, le ministre de l'Intérieur avait déclaré que trois jeunes qui n'étaient pas poursuivis par la police s'étaient cachés dans le transformateur après une tentative de cambriolage. "S'en est suivi une nuit d'émeute, je dirais une de plus", avait-il ajouté.
"Il y a un certain nombre de choses que l'on peut dorénavant considérer comme acquises et qui l'étaient (...) dès les premiers jours. Si on les avait reconnues, cela aurait pu éviter bien des choses, bien des tourments", a déploré Jean-Pierre Mignard.
Islamisme à Roissy
Note VOX-FN : Le livre de Philippe de Villiers intitulé " Les mosquées de Roissy ", qui paraît ce jour, est certainement fondé sur des faits réels, ne pas le reconnaître en raison de mon soutien inconditionnel à Jean-Marie Le Pen - qui, il faut le souligner à fait un appel à l'union des patriotes que le président du MPF a aussitôt rejeté - serait ridicule. Les faits sont connus, la France, comme d'autres pays européens, est victime d'infiltrations de la part de l'islam radicale : un fléau qu'il faut combattre. Dans son édition d'hier, le Figaro a publié un article de Jean-Marc Leclerc intitulé " Islamisme à Roissy : les craintes de la police de l'air " que je vous invite à lire ci-dessous. Source : Le Figaro du 26 avril 2006.
" Un rapport, établi en juin par le patron de la PAF, analyse la menace terroriste sur l'aéroport. Le contrôle des employés n'y est pas d'une totale fiabilité.
Alors que la polémique enfle entre Philippe de Villiers et le ministre de l'Intérieur, Le Figaro publie des extraits du rapport du contrôleur général Jean-Yves Topin, directeur de la police aux frontières (PAF), sur «la problématique de l'islam radical sur la plate-forme aéroportuaire» de Roissy-Charles-de-Gaulle. Le document, daté de juin 2005, montre que le député vendéen n'a apparemment pas tout dit dans son livre sur «Les Mosquées de Roissy».
Le directeur de la PAF rappelle ainsi que «la majorité des individus occupant le plus souvent des postes demandant peu de qualifications est issue de villes connaissant des problèmes en termes de sécurité publique et d'islam radical». Il estime qu'il est «inéluctable que les problèmes existant au sein des quartiers difficiles de ces cités se transposent sur la plate-forme». Et il cite l'étude de cas des personnels de la société Federal Express effectuée par ses services au début de 2004 : «sur les 1 688 individus employés au sein de cette entreprise, 359 étaient défavorablement connus de services de police», soit 21%.
Le rapport cible ensuite une quinzaine de sociétés, insistant sur certains profils d'employés ou d'anciens employés. Pas moins de soixante-quatorze individus y sont signalés, parmi lesquels certains sont qualifiés de «particulièrement dangereux» ou de «membres d'un groupuscule salafiste susceptible de se déplacer à l'étranger et de servir éventuellement de relais logistique aux réseaux internationalistes». L'un d'eux serait aussi fiché à la DST comme «individu en relation avec les protagonistes du groupe britannique lié aux tentatives d'attentats à l'aide de produits toxiques comme la ricine».
Le policier explique les difficultés rencontrées par ses services pour écarter les personnes suspectes : «Tout le problème en matière de renseignement, écrit-il, est en effet d'établir l'implication exacte d'individus au sein de mouvements radicaux». Par ailleurs, «les services de renseignement sont légitimement réticents à l'idée de divulguer des informations servant à motiver le refus d'un badge, les individus concernés ayant accès aux éléments ayant motivé ce refus dans le cadre d'un recours contentieux».
Selon lui, «une telle concentration d'individus sur un site aussi sensible que l'aéroport est pour le moins préoccupante, d'autant que les individus cités n'ont pour leur majorité été recensés qu'à travers quinze sociétés, sur 700 que compte la plate-forme...» Et d'ajouter : «Il est à craindre que de nombreux individus au profil similaire exercent leurs activités sur le bassin aéroportuaire. Une des caractéristiques récurrentes étant que les intéressés ne se font que très rarement remarquer au sein de leur entreprise».
«Un grand nombre d'individus inconnus»
Le contrôleur général Topin fait donc plusieurs préconisations d'urgence dans son rapport. D'abord, il appelle à une collaboration plus étroite entre tous les services de renseignement, ainsi qu'avec les directions des entreprises concernées, pour mieux sensibiliser ces sociétés à la menace islamiste. Il invite aussi le ministère à autoriser la consultation des fichiers des RG avant toute embauche. Ce qui a été accepté en début d'année.
Dans son rapport, Jean-Yves Topin a l'honnêteté de reconnaître qu'il «convient cependant d'atténuer la portée de certaines fiches de Sûreté de l'État, et de ne pas juger le potentiel de dangerosité d'un individu en fonction du degré plus ou moins élevé de sa fiche». Selon lui, «il arrive que certaines d'entre elles ne soient délivrées par les services spécialisés que dans la simple optique d'obtenir de plus amples informations sur les déplacements et relations d'un individu, sans pour autant être en possession d'éléments probants démontrant l'implication terroriste de celui-ci».
Mais il y a aussi ce que la police ne voit pas. «Il est évident, affirme Topin, qu'un grand nombre d'individus inconnus» de sa section spécialisée de la PAF ou des services de renseignement «exercent leur activité professionnelle sur la plate-forme». Il a attiré d'ailleurs l'attention de sa hiérarchie sur la «situation des intérimaires», «délicate en termes de suivi et de récolte d'informations».
C'est sur ce point précisément que le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui a lu le rapport, a souhaité insister lors de sa visite éclair jeudi à Roissy, en compagnie de son collègue des Transports, Dominique Perben. Face au recours de plus en plus fréquent aux intérimaires par des sous-traitants, le ministre a proposé que ces personnes soient habilitées avant d'être envoyées sur site.
Trop souvent, l'administration est mise devant le fait accompli et la demande d'habilitation court encore plusieurs semaines après leur entrée en fonction. Aujourd'hui, l'entourage du ministre de l'Intérieur insiste sur le fait que «beaucoup a été fait» depuis la remise du rapport Topin il y a dix mois. Un proche du ministre reconnaît d'ailleurs que, «au-delà des excès de Philippe de Villiers, il y a une situation qui nous préoccupe». "
Syndicats, médias : la France otage de l'extrême-gauche
Source : http://www.les4verites.com
Article de Jean Rouxel publié le 27 avril 2006 sur le site des 4 Vérités.
Lundi 24 avril, s’ouvrait à Lille le 48e congrès de la CGT. De l’avis dominant, le secrétaire général, Bernard Thibault, se trouvait en bonne position pour briguer un troisième mandat de trois ans.
Pourtant, le deuxième mandat avait mal commencé. La ligne stratégique du secrétaire général était celle d’un syndicalisme plus « réformiste » et surtout moins étroitement lié au PC. Or, cette ligne est très peu suivie des militants.
Et, dans la pratique, la gestion par B. Thibault d’un certain nombre de dossiers sensibles (retraites, EDF, position neutre sur le référendum européen…) avait été fortement critiquée par la base, au point même que la direction avait été mise en minorité sur la question européenne et contrainte de défendre le non.
Si le congrès s’annonce bien pour le secrétaire général sortant, ce n’est donc pas que sa stratégie a entraîné l’adhésion générale ; c’est qu’il y a renoncé en cours de route !
La caractéristique la plus évidente du syndicalisme français tient à la prime systématiquement donnée aux plus démagogues et aux plus radicaux. Les récents événements sociaux l’ont encore montré. Les groupuscules les plus agités, souvent manipulés ou dirigés par des trotskistes, contraignent tous les leaders syndicaux à les suivre, sous peine de perdre tout contact avec les militants. D’autant plus qu’au sein de la CGT elle-même, on estime à 20 % environ le nombre de militants qui sont également militants trotskistes.
Mais, outre cette radicalisation, ce qui est très impressionnant, à l’occasion de ce congrès, c’est de constater la sympathie médiatique pour le syndicalisme révolutionnaire. Le retentissement de ce qui n’est jamais qu’un congrès interne, sans rupture prévisible, ni dans les hommes, ni dans la stratégie, est tout à fait remarquable.
Une nouvelle preuve de la sur-représentation de la gauche et de l’extrême-gauche dans la presse française…
Les médias français sont tellement entre les mains de la gauche que Jack Lang a proposé que les primaires socialistes ne se fassent pas devant les militants, mais sur les chaînes de télévision. En dehors du mépris que cela témoigne pour les « soutiers » du PS, chacun appréciera la délicatesse de cet aveu : les médias sont à ce point acquis à la gauche que celle-ci ne voit aucun inconvénient à ce que ceux-là tranchent des questions aussi décisives que le nom et le programme du prochain candidat à l’Élysée. Et dire qu’il se trouve encore des gens pour parler de « l’État UMP » !
24-04-06
Ahmadinejad : jusqu'à la confrontation
Source : http://www.lexpress.fr
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a rejeté lundi la demande du Conseil de sécurité des Nations unies de suspendre son programme d'enrichissement de l'uranium d'ici à la fin de semaine, estimant qu'il était "improbable" que le Conseil impose des sanctions à son pays.
Le leader ultraconservateur a par ailleurs menacé de quitter le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) si des pays "veulent le priver de ses droits". "Notre politique est de travailler dans le cadre du TNP et avec l'Agence [internationale de l'énergie atomique], mais si nous voyons qu'ils veulent nous priver de nos droits ou ne veulent pas accepter nos droits, nous reconsidérerons" cette adhésion, a-t-il assuré.
"Des pantins aux mains de quelques puissances"
Un peu plus tôt, le président iranien a moqué les organes internationaux que sont le Conseil de sécurité des Nations unies et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). "Les institutions qui sont responsables pour la sécurité dans le monde ressemblent à des pantins aux mains de quelques puissances", a-t-il lancé lors de son intervention.
Ahmadinejad a notamment pointé du doigt l'AIEA en remarquant que "tout ce qu'elle a pu dire est qu'elle n'est pas certaine" que le pays poursuive un programme nucléaire avec des visées militaires. "Il est temps pour l'Agence de rétablir sa réputation", a jugé le président, car au cours des trois dernières années d'inspection "elle n'a apporté rien d'autre que des désagréments". A de multiples reprises, l'AIEA s'est plainte du manque de coopération de l'Iran qui laisse planer des zones d'ombre sur son programme nucléaire.
Le président iranien a assorti son message d'aujourd'hui d'un nouvelle diatribe contre Israël, "régime imposteur" qui "ne peut pas survivre": "Ouvrez les portes de cette grande prison [qu'est Israël] et laissez les gens décider eux-mêmes, vous verrez qu'ils repartiront d'eux-mêmes vers leur patrie." "Vous avez créé un problème, réglez-le vous-mêmes", a-t-il lancé aux Occidentaux.
Note VOX-FN 2007 : Décidément, Mahmoud Ahmadinejad n'a pas peur des conséquences de sa position ferme quant à la continuité du programme nucléaire de son pays. De plus il en rajoute encore un peu sur sa détestation d'Israël qu'il continue à vouer à la destruction. Le président iranien joue là à un jeu extrêmement dangereux avec la puissance internationale, c'est à dire américaine, qui, on le sait, a déjà préparée en carton, toute une panoplie d'actions militaires. L'Iran, comme les autres nations a le droit de posséder la technologie nucléaire, seulement ce droit impose des devoirs et le premier d'entre eux et de respecter les agences internationales et leurs décisions.
Or, l'Iran, encore une fois, veut jouer cavalier seul. Les conséquences de cette fin de non recevoir diplomatique aura des conséquences sûrement sérieuses pour toute cette région du monde déjà largement en conflit. Et soyons honnête un conflit avec l'Iran aura également de fortes répercussions ici même. Pour l'instant, la balle est encore dans les mains de l'arbitre, mais jusqu'à quand ?

http://today.reuters.fr