10-05-08
Sarkozy récidive
Après avoir imposé la lecture de la lettre aux élèves que Guy Môquet à écrit à ses parents , le jeune garçon de 17 ans embrigadé dans le monde marxiste-léniniste par son entourage ( son père n'était autre que le député communiste du 17ème arrondissement de Paris Prosper Môquet ) et fusillé avec 26 autres otages le 22 octobre 1941, après avoir tenté de faire des élèves de Cours moyens des " porteurs de mémoire " en les obligeant de prendre en compte individuellement l'histoire intime de l'un des dizaines de milliers d'enfants juifs déportés durant l'occupation nazie, Nicolas Sarkozy récidive dans la manipulation mémorielle en annonçant dans un discours prononcé a Paris dans les jardins du Luxembourg que l'histoire de l'esclavage qui serait donc " commune à tous les Français " ( on se demande bien pourquoi le pauvre bougre qui a passé sa vie à travailler dans les mines de charbon de Lorraine devrait être coupable de l'esclavage... ) sera enseignée à l'école primaire à partir de la rentrée.
Profitant de l'occasion de la Journée nationale de commémoration de l'esclavage qui se tient désormais chaque année le 10 mai, le président de la République enfonce encore un peu plus le clou de la repentance au point où il est juste de se demander où cela va-t-il s'arrêter. Car, dans le millénaire de l'Histoire de France, il y a forcément de quoi alimenter les polémiques.
Pour l'instant, après avoir essayé de jouer sur la tension, réelle il ne faut évidemment pas l'occulter, qu'il y a toujours eu entre les personnes de confession juive et celles qui sont chrétiennes ( qui sont toujours majoritaires en France ), Nicolas Sarkozy a donc pris la décision de dresser entre elles les communautés noires et blanches en imposant les dernières de se repentir éternellement de l'esclavage qui ne serait uniquement leur faute.
Les Indigènes de la République sont-ils une filiale de l'UMP ?
Yann Redekker
01-05-08
Discours de Jean-Marie Le Pen à Paris le 1er mai 2008
Discours de Jean-Marie Le Pen à Paris le 1er mai 2008
Salut et merci encore à vous tous qui êtes venus ce matin pour honorer la Sainte de la Patrie et, à travers son image glorieuse, tous ceux qui ont combattu et souffert, tous ceux qui sont tombés au long de l’Histoire de France, pour conserver aux français une Patrie, libre : la France !
Oui, merci à vous tous, ouvriers, salariés ou travailleurs
indépendants, cadres, chefs d’entreprises, paysans, étudiants ou
chômeurs, qui vous retrouvez ici, unis dans un même amour de la Patrie,
soudés par l’idéal d’une France retrouvée, tendue toute entière vers un
avenir meilleur.
Vous êtes venus célébrer aussi le jour de la Fête du Travail, fête de
tous ceux qui au cours des siècles ont labouré, bâti, organisé, enrichi
la Nation et ses citoyens, travailleurs de la terre et de la mer, des
ateliers et des usines, des bureaux et des commerces, par la main et
par l’esprit, par l’exercice aussi des qualités humaines les plus
remarquables : la volonté, le courage, le goût de l’effort, le sens de
l’épargne transmis de générations en générations aux familles dans
l’immense patrimoine qui est le bien commun des français.
Quelle joie, chers camarades, de nous retrouver en ce 1er mai, puissant
lieu de mémoire de notre histoire sociale et de notre histoire
militante, qui se fondent en une subtile alchimie pour bâtir notre
espérance !
I- C’est la 30ème année que le Front National consacre au culte de
Jeanne d’Arc, jeune fille du peuple, héroïne, sainte et martyre.
Jeanne est née, il y a 596 ans en 1412 en France, aux marches de Lorraine.
D’ores et déjà, nous allons sans esprit de chapelle, préparer avec tous
les patriotes la célébration en 2012 du 600ème anniversaire de Jeanne
et nous défilerons le 1er mai, si Dieu le veut, entre les deux tours de
l’élection présidentielle, espérant qu’enfin la terre et le ciel se
rejoignent.
Cette année, ce n’est pas dans le prestigieux décor de la place de
l’Opéra que je m’adresse à vous mais dans celui plus intime, mais aussi
plus symbolique de cette place des Pyramides, sous l’égide de Jeanne
d’Arc, représentée en majesté dans cette sculpture de Frémiet.
Evoquons brièvement, pour rafraîchir nos mémoires et aussi pour
l’édification des jeunes qui étudient de moins en moins, hélas,
l’histoire de leur pays à l’école, l’extraordinaire épopée, le trajet
fulgurant de cette jeune paysanne du 15ème siècle, qui ne dura qu’un
peu plus de 2 années et qui la conduisit de son village de Domrémy, au
bûcher de Rouen.
A l’appel de ses Voix, elle part de Vaucouleurs le 23 février 1429, et
quitte cette terre à Rouen le 30 mai 1431. Il y a alors « grande pitié
au royaume de France que ravagent la famine, la guerre et la peste,
tandis qu’à Paris, Caboche et Capeluche font régner la terreur » alors
que les féodaux se déchirent à belles dents. Le pays a été livré aux
anglais par l’ignoble Traité de Troyes à l’instigation de la Reine
Isabeau de Bavière.
Le Dauphin Charles est banni et seul le Pape Martin V refuse d’être le
complice de la trahison. Par malheur, le roi Charles VI est devenu fou
et le restera 30 ans durant.
En 1415, les anglais ont débarqué en Normandie et écrasé la chevalerie
française à Azincourt. Charles d’Orléans, le plus ancien des poètes
français, chef du parti des Armagnacs y est fait prisonnier. Il le
restera 25 ans. Jeanne a 3 ans.
Tout est perdu ou presque En 1422, le roi d’Angleterre Henri V meurt.
Henri VI, un enfant est proclamé Roi de France. Jeanne a 10 ans.
A 12 ans, elle établira un mystérieux contact avec ce qu’elle appelle ses Voix.
Que disent Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite à cette
petite paysanne lorraine ? Excusez du peu ! D’aller au secours du roi
et de libérer la France. Elle croit et ce qui est miraculeux, elle va
le faire croire.
Cinq ans plus tard, Jeanne qui ne sait ni lire ni écrire, ni monter à
cheval, part pour accomplir le plus prodigieux destin de l’Histoire
humaine.
Elle a 17 ans et il ne lui reste que 2 ans et 3 mois à vivre.
Alors tout va très vite. Elle rencontre le roi à Chinon et le convainc
de la mettre à la tête de l’armée. Elle libère Orléans, écrase les
anglais à Jargeau et le 18 juin à Patay. Puis elle fait sacrer le roi à
Reims, le tout en 5 mois.
Deux mois plus tard, aux portes de Paris, elle est blessée pour la
troisième fois. L’année suivante, le 23 mai, elle est prise à Compiègne
et vendue aux anglais par les Bourguignons.
Pendant près d’un an, emprisonnée à Rouen dans une cage de fer et
ferrée aux pieds et à la taille, elle est gardée par des soudards dans
un cachot sordide.
Jugée par un tribunal ecclésiastique, présidé par l’infâme évêque
Pierre Cauchon, elle est condamnée à mort, livrée au bourreau anglais
et brûlée vive le 30 mai 1431 sur le bûcher de la Place du Marché à
Rouen.
Son dernier cri est un acte de foi et une prière : Jésus, Marie. Elle n’a que 19 ans.
Dès lors, la libération va aller bon train et c’est un de ses anciens
compagnons d’armes, le connétable breton Richemont qui en 1452 boutera
définitivement les anglais hors de France.
Personnage historique au parcours indiscutable, elle fut au plan
spirituel Sainte et Martyre, au temporel, elle fut un grand chef de
guerre et un grand chef politique. Elle parlait un français tel,
qu’Alain Fournier a pu en dire que c’était du « français du Christ ».
Amour du peuple, amour de la Patrie terrestre qu’elle ne sépare jamais
de la Patrie céleste, légitimité, autorité du Roi, indépendance de la
France, identité et sécurité des français, rassemblement des forces
nationales, action vigoureuse contre l’ennemi, foi dans l’avenir, tels
furent ses principes et ses objectifs.
Six siècles plus tard, tels sont les nôtres !
Rien ne lui fut épargné en échange de sa gloire immortelle, ni les
abandons, ni les trahisons, ni les lâchetés, ni les plus basses
insultes, ni les plus ignobles calomnies. Elle n’échappera pas même à
des techniques que l’on pourrait croire de notre temps, la
désinformation et la diabolisation. Elle subit enfin la plus cruelle
des injustices, celle des juges. Mais comme nous le démontrons ici à
Paris, 577 ans plus tard, son souvenir est impérissable.
II- En effet, notre 1er mai, en ce printemps 2008, c’est le symbole de
la résistance à la classe politique qui nous berce d’illusions et de
mensonge depuis 35 ans, présentant sans vergogne aux travailleurs et
aux contribuables les différentes ardoises de ses échecs successifs.
En quelques décennies, rien ou presque n’a été épargné à nos
compatriotes, à commencer par l’impensable, pour toutes les générations
qui nous ont précédés, pour ces millions de Français qui ont bâti ce
pays au prix de leur sang et de leur sueur : c’est-à-dire la
disparition de nos frontières et l’abandon progressif de notre
souveraineté – dont le privilège de battre monnaie et la liberté
d’édicter nos lois.
D’ailleurs, en mai 2005, à l’occasion du referendum sur la
Constitution européenne, les électeurs se sont mobilisés pour défendre
cette indépendance chèrement acquise, en rejetant massivement le
funeste projet d’Europe fédérale qui apparaissait en filigrane,
derrière le texte présenté aux Français.
Mais en février dernier, la trahison des élites françaises en place a éclaté au grand jour.
Alors même que l’eurofédéralisme semblait définitivement terrassé par
le vote hostile des français et des néerlandais, Nicolas Sarkozy a
relancé le processus de construction d’un Etat supranational.
Balayant cyniquement le choix du peuple souverain, tel qu’exprimé en
2005, le Chef de l’Etat a en effet demandé aux laquais de l’Assemblée
Nationale et du Sénat d’approuver une nouvelle mouture de ladite
Constitution.
Intervenant après le choix direct et clairement exprimé par nos
compatriotes, ce texte est illégitime, toutes ses conséquences sont
illégitimes et nul ne saurait être tenu d'en respecter les termes.
Le Président de la République a menti aussi sur la Turquie,
lorsqu’il disait qu’il était – et dit encore aujourd’hui qu’il est
contre l’adhésion de ce pays à l’Union européenne, alors que les
négociations devant y conduire sont menées ouvertement.
En effet, la réforme des institutions qu’il vient de mettre en œuvre
comporte la suppression de l’obligation d’un referendum pour ratifier
l’adhésion d’un nouveau membre.
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Que les Français ne seront pas consultés directement sur l’entrée de la Turquie, il suffira là encore de passer par les laquais…
Ceux-là accepteront tout ce que Sarkozy leur demandera…
C’était donc bien ce que nous disions qui était vrai : Sarkozy est
secrètement favorable à l’entrée de la Turquie, comme d’ailleurs madame
Rehn, Commissaire européen à l’élargissement !
Pourtant, il est évident qu’il n’y a rien de bon à attendre d’une Union
Européenne boulimique qui va intégrer de gré ou de force la Turquie et
ses 100 millions d’habitants, et d’autres, sans doute, puisque les
critères d’admission sont uniquement idéologiques et ne veulent tenir
compte d’aucune des données objectives de la Géopolitique : la
géographie, l’histoire, les mœurs, la culture.
Alors, disons-le clairement, mesdames et messieurs, face à un pouvoir tricheur, il faut riposter !
La résistance nationale devient, en effet, un devoir, une nécessité
absolue, d’autant plus nécessaire qu’elle rencontre l’assentiment
populaire.
En effet, mes chers camarades, lorsque l'on prive les peuples du droit légitime de choisir leur avenir, ils se vengent.
Ils prendront leur revanche, et quelle revanche, aux élections européennes de l'année prochaine.
Ils diront, soyez en sûrs, que l'avenir de l'Europe ne passe pas par ce
Moloch supranational aux visées totalitaires, mais par une coopération
librement consentie des Nations et des peuples européens, d'ailleurs
étendue aux Nations Slaves.
Ils diront leur refus de liquider leurs nations millénaires et
illustres au bénéfice d'une utopie constructiviste qui les livre pieds
et poings liés aux conséquences désastreuses du Mondialisme et du
libéralisme sauvage : l'immigration massive, l'insécurité, la ruine
économique, le désastre social, la décadence morale et culturelle.
Oui, mesdames et messieurs,
«L’Europe » est l’unique grand dessein de la classe politique, l’alibi de son impuissance, le masque de sa lâcheté.
Elle y a sacrifié notre pays, ainsi que l’Union Française bradée entre
1958 et 1962, mais aussi notre souveraineté politique et notre
indépendance économique, alors qu’elle nous promettait plus de
prospérité.
On a fait l’Europe du charbon : il n’y a plus de charbon, plus de houillères, et plus de mineurs.
On a fait l’Europe de l’acier : il n’y a quasiment plus d’acier, plus
de sidérurgie, et plus de métallurgistes. Nous avons perdu 2 millions
d’emplois industriels entre 1975 et 2002, puis encore 500.000 entre
2002 et 2007, et cela continue, au rythme de 80.000 par an !
On a fait l’Europe de la pêche : depuis 20 ans, la France a perdu plus
de la moitié de ses bateaux, et plus de la moitié de ses marins. Tandis
que les études sur la raréfaction des poissons sont contestées par les
professionnels, l’Europe a imposé en 2008 des quotas très limités de
prises, d’ailleurs atteints en mars dans le nord de la France, et qui
mettent les pêcheurs dans une situation de chômage technique et de
précarité financière jusqu’à la fin de l’année.
On a fait l’Europe de l’agriculture : de 2,7 millions d’agriculteurs en 1972, la France n’en compte plus que 600 000.
Et selon les projections officielles, ils ne seront plus que 300 000 en
2010, alors même que le monde tout entier est menacé d’une crise de
sous-production qui risque de dresser les hommes et les peuples les uns
contre les autres, dans des guerres de la faim peut-être titanesques !
En avril 2008, les dirigeants européens découvrent stupéfaits les
révoltes de la faim à Haïti, au Caire, à Dakar ou à Douala. L’Afrique a
faim, la Thaïlande, le Vietnam, le Mexique et le Kazakhstan n’exportent
plus le riz, le maïs ou le blé. Le Japon n’a pas de beurre dans les
supermarchés et Wall Mart, le grand distributeur, limite, aux USA, les
ventes de riz aux restaurants et grossistes.
Comment en est-on arrivé là en douze mois, où le prix du maïs a
augmenté de 58 %, le prix du soja de 90 %, le prix du blé de 71 % et le
prix du riz qui dépasse les 1 000 dollars la tonne ? Surtout cette
situation était-elle prévisible ?
Or, la plupart des facteurs qui font les tensions alimentaires
actuelles étaient connus. La crise était plus que prévisible. C’est
tellement vrai qu’au Parlement Européen, de discours en critiques de la
réforme de la PAC, dans la Lettre européenne aux paysans et dans le
Paysan national, avec notre député Jean-Claude Martinez, nous n’avions
cessé d’alerter. Encore en octobre 2007, la Lettre aux paysans
concluait, à propos de l’avenir de la PAC : « Il est alors évident que
le monde court vers un problème alimentaire majeur ».
Aujourd’hui, c’est vérifié. Le drame est là. Et la vérité aussi. On savait et on a laissé faire.
Jamais les plus modestes de nos compatriotes n’ont pu jouir
des bénéfices du progrès technique, économique et social que 30 ans de
forte croissance pouvaient légitimement laisser espérer à chaque
français, et il y a 7 millions de Français qui vivent au dessous du
seuil de pauvreté.
II- Dans le même temps que la classe politique laissait démanteler
notre appareil de production, notre prospérité économique et nos grands
équilibres sociaux, elle acceptait et même facilitait l’installation
sur notre sol de populations immigrées si nombreuses que toute
politique d’assimilation est quasi impossible, et que la substance même
de notre civilisation risque de s’en trouver altérée à jamais et que
chacun d’entre nous risque d’être privé un jour de sa Patrie et des
libertés qu’elle garantit.
Face à cette situation dramatique, les gouvernements successifs, les
dirigeants des organisations patronales et les dirigeants des
organisations syndicales ont fait la preuve de leur inconséquence, et
continuent de faire la preuve de leur complicité secrète contre les
intérêts des citoyens français.
Prenez l’exemple de la grève des « sans-papiers », c’est-à-dire des immigrés en situation illégale.
Puisque Sarkozy et Hortefeux ont commis la folie d’appeler à une
immigration économique légale, tous les illégaux qui travaillent
clandestinement en France demandent leur régularisation, au nom de leur
travail !
Ainsi, alors même que l’immigration familiale, économique et étudiante
explose littéralement depuis 2006, deux nouvelles pompes à immigration
se sont mises en marche : la machine à régulariser et la machine à
attirer de nouveaux clandestins, qui remplaceront les régularisés.
La France vit donc au rythme d’une grève de sans-papiers soutenue
officiellement par la CGT, qui parle de multiplier, partout, ces
opérations, mais aussi par le patronat, qui par la voix d’André Daguin,
Président de l’union des Métiers et Industries de l’Hôtellerie, a
réclamé 50.000 à 100.000 régularisations !
TF1 n’est pas en reste, qui a présenté cette affaire comme la lutte à
mort entre le camp des humanistes partisans de la régularisation et
celui de la froide administration française, impersonnelle et même
déshumanisée.
Quant au Ministre Hortefeux, dépassé par la situation, il s’est
contenté d’évoquer une fois de plus le sophisme des régularisations «
au cas par cas », dont un responsable CGT a fait litière dans les
termes suivants :
« Le cas par cas, c’est toujours comme cela que cela se passe. Mais en
fait, ce sont des régularisations massives. A chacun sa langue de bois.
Lors de la rencontre avec le cabinet d’Hortefeux, nous avons évoqué la
grève qui avait eu lieu au restaurant « La Grande Armée ». Nous avions
obtenu la régularisation, au cas par cas, de 8 salariés sur 9. Nous
nous attendons à cette proportion-là. Vous le voyez, les
régularisations au cas par cas, ce sont des régularisations de masse ».
Quel aveu !
Il faut dire que les précédents confortent cette
opinion : c’est ainsi, par exemple, que 95% des squatters de Cachan –
231 sur 238 – furent régularisés au « cas par cas ».
Dans un pays qui a accueilli plus de 10 millions de personnes en 30
ans, qui est dans une situation d’appauvrissement économique et social
inquiétant, la classe dirigeante, qu’elle soit politique, patronale,
syndicale ou médiatique, communie dans l’appel à l’immigration de masse
!
On croit rêver…
Oh, bien sûr, les hommes politiques n’ont pour seul plan à long terme
que celui de leur propre carrière, et pour seule volonté que celle de
perpétuer un système dont ils sont les principaux bénéficiaires.
Les dirigeants du Medef, quant à eux, ont la prétention de se poser en
défenseurs des chefs d’entreprise. Que ceux-ci ne s’y trompent pas : le
patronat défend l’entrepreneur comme la corde soutient le pendu.
Ce patronat-là n’est pas celui de l’esprit d’entreprise, c’est celui de l’esprit de lucre et de la spéculation.
Le patronat de madame Parisot n’est pas celui qui contribue à la richesse du pays, c’est celui qui l’assèche.
C’est le cartel des financiers pour qui une entreprise ne vaut ni par
les hommes qui lui consacrent leur force de travail, ni par la qualité
de sa production, mais par le taux de profit qu’elle est susceptible de
dégager pour ses actionnaires.
La course à la plus-value, tel est le seul objectif du capitalisme
moderne qui a relégué au musée des utopies l’objectif premier et moral
qui devrait être celui du travail national: assurer le bonheur
individuel et la prospérité collective.
Quant aux dirigeants des principales centrales syndicales, qui ne
regroupent à elles toutes que moins de 10 % des salariés mais
continuent à s’arroger le monopole de la négociation, ils restent
prisonniers d’une conception archaïque, celle d’un syndicalisme du
XIXème siècle, crispé sur les « acquis sociaux », mais plus encore
d’une vision internationaliste des rapports sociaux, qui en fait le
meilleur allié du capitalisme sans frontière et de l’ultra-libéralisme
mondialisé.
Le summum de la connivence entre gouvernement, patronat et syndicat est
atteint lorsqu’on découvre, par exemple, que les caisses noires de
l’UIMM ont permis le retrait de 22 millions d’euros en liquide en 5
ans, au bénéfice des patrons des organisations patronales et
syndicales, mais aussi, peut-être des hommes politique de
l’Etablissement.
Le summum de la connivence oligarchique, c’est aussi, par exemple, le
chauffeur de l’ancien secrétaire général de Force ouvrière, payé des
années durant par la Mairie de Paris, et ceux de trois secrétaires
généraux successifs de la CFDT, appointés durant quinze ans par le
Crédit Lyonnais !
Des emplois fictifs dans les deux cas, mais de petits arrangements bien
commodes pour mettre de l’huile dans les rouages sociaux et inciter les
dirigeants syndicaux à faire preuve de compréhension sur les dossiers
les plus sensibles, et notamment pour calmer les travailleurs français
qui cherchent désespérément un emploi.
Tenu dans l’ignorance de ces petites combines, le peuple français n’en
a pas moins pris conscience des politiques funestes menées par ceux-là
mêmes qui se posaient comme les défenseurs des petits et des sans
grade.
Il est à cet égard remarquable qu’après avoir soutenu durant des
décennies la politique d’immigration de masse exigée par le patronat et
acceptée par le pouvoir politique, le Parti communiste ait été
abandonné par les masses ouvrières. Il est aisément compréhensible que ce soit le Front national qui l’ait
vidé de sa substance, puisque le seul parti qui dénonce ces magouilles
et ces combines, c’est le Front National.
Alors, mesdames et messieurs, dans un contexte pareil, les choses sont claires.
III- Face à cette collusion d’intérêts oligarchiques, les Français ne peuvent compter que sur leurs propres forces.
Il est désormais clair, en effet, que nos compatriotes ne peuvent rien
attendre de la présidence de Nicolas Sarkozy, ni rien espérer du
gouvernement de François Fillon.
Aucune des promesses du candidat Sarkozy n’a été tenue : ni la
réhabilitation de l’identité nationale, ni le maîtrise de
l’immigration, ni la baisse des impôts, ni la réforme scolaire et
universitaire, ni la réforme des retraites, en dehors d’un
faux-semblant sur les régimes spéciaux. L’échec de la réforme de la
carte judiciaire et de la carte hospitalière est patent. Le nombre de
fonctionnaires ne sera pas réduit l’année prochaine, mais augmenté. Le
service minimum n’en est pas un.
La croissance française est toujours aussi faiblarde, comme c’est le
cas, chaque année, depuis 25 ans. Comme d’habitude, les prévisions
gouvernementales se sont avérées fausses, tant pour 2007 que pour 2008.
La croissance n’est d’ailleurs pas la panacée et ne saurait que masquer
les carences structurelles de nos budgets et de notre organisation
sociale.
Les déficits des collectivités publiques se suivent et se ressemblent,
domaine après domaine, année après année, et ce ne sont pas les
ridicules mesurettes baptisées « Réforme de l’Etat » par Sarkozy qui y
changeront quelque chose.
- le déficit public a atteint en 2007, 2,7 % du PIB français soit 50
milliards d'euros. Il sera au moins équivalent en 2008. Le
Gouvernement, qui, depuis des mois, annonçait 2,4% pour 2007 et 2008,
a, une fois de plus, trompé les Français.
- Le déficit du régime général de la sécurité Sociale a dépassé 9,5
milliards d’euros en 2007, après 8,7 milliards en 2006, malgré les
réductions constantes des prestations des assurés sociaux :
• je pense aux médicaments dé-remboursés, comme l’ultra-levure,
pourtant indispensable aux bébés, comme l’Ercefuryl ou le Daflon,
médicaments d’un usage extrêmement courant.
• je pense aux retraites amputées, depuis plus de 15 ans, puisqu’elles
s’élevaient en moyenne à 86% du dernier salaire en 1990, contre 76%
aujourd’hui et n’atteindront que 66% après 2020.
• et le Gouvernement met en place désormais les franchises médicales,
qui consistent à commencer à laisser à la charge du patient une partie
du prix des soins.
Pourtant, Sarkozy avait promis durant la campagne présidentielle d’arriver à l’équilibrer les comptes publics en 2010.
Il souhaite aujourd’hui y parvenir d’ici 2012, objectif que tous les
économistes, je dis bien tous les économistes, jugent totalement
irréaliste…
Là encore, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent….
- D’ailleurs, à rebours des vertueuses déclarations gouvernementales,
la dette publique officielle a augmenté de 5,2% en 2007, pour atteindre
le chiffre faramineux de 1210 milliards d’euros, soit 8000 milliards de
Francs.
- chaque français, du nourrisson au vieillard est endetté à hauteur de 17000 euros soit plus de 110 000 FF.
Une bagatelle pour les Ministres, mais plus d'un an de salaire pour un smicard !
- Enfin, le déficit du commerce extérieur approche les 40 milliards
d'euros en 2007, affichant pour la cinquième année consécutive un
résultat catastrophique.
Le niveau de vie de nos compatriotes s’en ressent, de plus en plus cruellement.
Oui, notre peuple souffre, du chômage, de l’emploi précaire, de la
baisse du pouvoir d’achat, de la chute du niveau de vie, de
l’insécurité publique, de la précarité de la vie, de l’angoisse de la
fin de vie et de l’avenir de nos enfants.
Comment ne pas voir que la précarité professionnelle, sociale et financière continue de ravager la société française :
• notre pays compte plus de 4,5 millions de chômeurs réels,
• 1,1 millions de Rmistes,
• 7 millions de pauvres,
• 4,8 millions de titulaires de la CMU,
• sans oublier les 600.000 titulaires du minimum vieillesse, soit 5% des plus de 65 ans, qui vivent avec 628 euros par mois !
L’endettement des ménages a atteint des niveaux inégalés depuis 1989,
date de la mise en place du suivi de cet indicateur, tout simplement
parce que de plus en plus de gens empruntent pour pouvoir manger, se
déplacer, se vêtir, bref, tout simplement, pour vivre !
Oui, mesdames et messieurs, voilà où nous en sommes !
Au bout d’un an de sarkozisme, la France est au bord de la faillite économique, sociale, politique et morale.
Elle a même fait un grand pas en avant !
Notre pays est 23ème sur les 27 pays européens en terme de taux de
croissance, 19ème en terme de dette publique, 18ème en terme de taux
d’emploi global et de taux d’emploi des travailleurs âgés, 24ème en
terme d’âge moyen de sortie du travail et de taux de chômage des
jeunes.
Ces mauvais résultats ne sont guère surprenants.
En effet, Sarkozy ne s’est pas attaqué aux causes profondes des
difficultés françaises que nous sommes seuls à dénoncer inlassablement
mais en vain, tant il est vrai que les démagogues, surtout quand ils
ont le monopole des moyens médiatiques, sont plus agréables à écouter
dans leurs messages que les opposants qui disent au peuple la réalité
cruelle.
Elles sont pourtant aussi évidentes qu’un éléphant dans un corridor !
Au plan économique, nous souffrons de trois maux particulièrement rédhibitoires:
- premier mal, l’ouverture généralisé de nos marchés et de nos emplois
à une concurrence mondiale chaotique, débridée et inéquitable, par le
biais de l’Europe de Bruxelles et de la politique du « zéro droits de
douane » qu’impose l’idéologie libre-échangiste en vogue au sein de la
classe dirigeante mondiale.
- Ensuite, la surrévaluation démentielle de l’euro par rapport aux
autres grandes monnaies du commerce mondial asphyxie littéralement nos
exportations, pousse aux délocalisations et encourage l’importation de
la plupart des biens et des services.
- enfin, la France pâtit d’un assistanat généralisé dont les coûts,
financés par le contribuable, assèchent les ressources disponibles et
les énergies de notre pays.
Aussi longtemps que les pouvoirs publics ne sortiront pas des dogmes de
la Pensée Unique, qu’elle soit européiste, socialisante ou antiraciste,
la France ne pourra pas se relever.
Oui, depuis 35 ans, nous vivons sous une insupportable chape de plomb,
qui prétend consacrer comme vérités officielles les points de vue de
l’antiracisme militant.
La religion antiraciste transforme certaines opinions en véritables
blasphèmes, et ce qu’il faut bien appeler l’idéologie officielle,
impitoyable et totalitaire, asservit le peuple français et consacre un
véritable recul de civilisation.
Non, mesdames et messieurs, la France n’est plus un pays libre, ni
d’ailleurs un pays d’hommes libres. Tout le monde se couche, tout le
monde s’écrase, tout le monde se tait, pour ne pas offenser les
puissants, pour ne pas encourir leurs foudres.
Je me fais une autre idée de l’homme, et une autre idée de ma fonction de tribun du peuple.
Non, je ne plierai pas face aux oukases de l’orthodoxie officielle.
Non, je ne cracherai pas à la figure de la liberté et de la vérité.
Je ne fuirai pas. Je ferai face, conformément à ce que j’ai toujours
été, conformément à ce que je crois juste, conformément à ce que je
suis.
L’homme n’est homme qu’au travers des principes qu’il se donne et des disciplines auxquelles il s’astreint.
De la même façon, la France ne pourra pas échapper à la submersion
migratoire, si elle n’adopte pas le principe vital et même survital que
nous voulons inscrire, en toutes lettres tricolores, dans la
Constitution de la Vème République, et surtout mettre en œuvre, sous le
nom de préférence nationale.
J’entends d’ici les voix offusquées des partisans du grand melting-pot
planétaire. Mais qu’y a-t-il de si choquant à énoncer une évidence ?
Que ceux qui hurlent à la discrimination à la moindre évocation de la préférence nationale lèvent leur nez.
Qu’ils regardent ce qui est écrit au fronton des monuments publics : «
République française » ! Ne leur en déplaise, l’épithète n’est pas là
pour faire joli, ni pour indiquer une localisation géographique. C’est
en quelque sorte une appellation d’origine.
La République est française parce que c’est celle des français, parce qu’elle a été faite pour les Français, en France.
Si les républiques successives n’ont pas inscrit dans leur Constitution
le principe de la préférence nationale, c’est parce que cela allait
sans dire, tant il est évident que la Constitution de la France ne peut
être faite que pour les Français !
C’était vrai en 1958. Et aujourd’hui qu’il est entré 10 millions d’immigrés en 30 ans, cela ne le serait plus ?
On a laissé entrer les immigrants du monde entier par centaines de
milliers chaque année, on leur a donné l’égalité pour les droits
sociaux et le droit à la différence pour tout le reste, et aujourd’hui,
nul ne sait plus ce qu’être Français veut dire, ce qu’être Français
exige, ce qu’être Français implique.
Etre Français, cela ne s’improvise pas. C’est un privilège, qui donne des droits et des devoirs.
Soyons sérieux. Demander que soit restauré en France le principe de
francophilie n’est pas une revendication extrémiste, c’est une exigence
minimum. C’est, pour tout dire, demander simplement le respect de la
tradition nationale et républicaine de la France, et de l’élémentaire
justice.
Oui, je le dis, les descendants de ceux qui, au cours des siècles, ont
fait la France, par leur sueur et leur sang, ceux-là, parce qu’ils sont
simplement les héritiers des précédents, ont plus de droits sur notre
pays que les néo-arrivants.
Autrement dit, les Français sont en France chez eux, et chez eux,
ils ont les droits des propriétaires, supérieurs à ceux des locataires
ou des invités, à fortiori des importuns ou des prédateurs.
Comme l’expliquait un membre du Conseil constitutionnel, lui-même
hostile, évidemment, à la préférence nationale, « les grandes lois
sociales de la IIIe République – sur les accidents du travail en 1898,
sur les vieillards et indigents en 1905 – étaient réservées aux
nationaux ».
La loi sur les syndicats de 1884 excluait les étrangers des instances
dirigeantes et la loi sur les prud’hommes leur interdisait de
participer aux élections des délégués ouvriers ».
C’est l’ordonnance du 2 novembre 1945, adoptée par le gouvernement du général de Gaulle, qui mit fin à cette législation.
La République francophile que nous appelons de nos vœux n’est rien
d’autre que celle que nous avons connue jusqu’en 1981, jusqu’à ce que
la gauche mitterrandienne parvenue au pouvoir se vautre dans
l’affairisme, pactise avec les intérêts les plus puissants, et, sans
même prendre le temps d’accomplir un quelconque « droit d’inventaire »,
abandonne en rase campagne les idéaux de ses grands ancêtres et finisse
de démanteler le système de protection des travailleurs français par
l’abrogation de la loi sur la préférence nationale à l’embauche.
Cosignée entre autres par Léon Blum et Roger Salengro, la loi de
préférence nationale à l’embauche fut présentée devant la Chambre des
députés en novembre 1931. Elle posait en préambule :
" Pendant une longue période de prospérité, on ne s’est pas fait faute
de faire appel à la main d’œuvre étrangère. Des travailleurs sont venus
sur la promesse qui leur a été faite de travail et de salaires.
Souvent, ils étaient nantis de contrats en bonne et due forme. En tout
cas, on avait fait miroiter à leurs yeux la perspective d’une France
accueillante, qui les traiterait comme ses nationaux. […]
" Maintenant que la crise est ouverte, il faut qu’un remède énergique
soit apporté à une situation très grave. On ne conçoit pas que la
frontière soit encore ouverte à certaines introductions d’ouvriers
étrangers. La première mesure qui s’impose est la fermeture des
frontières."
Cette loi fut adoptée le 10 août 1932, les débats, suscités par des
amendements déposés par la gauche, ayant majoritairement porté sur les
possibilités de rendre le texte encore plus restrictif…
C’est François Mitterrand qui décida de son abolition, laquelle fut votée par l’Assemblée nationale à la fin de 1981.
Depuis, sur le marché du travail, on est passé de la préférence nationale à la préférence étrangère pure et simple.
La « discrimination positive » de Sarkozy s’inscrit dans le
prolongement de la Politique de la Ville, conduite en pure perte depuis
plus de dix ans.
D’abord, on a institué les Zones d’Education Prioritaires, puis l’accès
à certaines grandes écoles pour les jeunes issus des ZEP : c’est
d’ailleurs monsieur Fillon, qui lorsqu’il était ministre des Affaires
sociales, en 203, avait annoncé « l’organisation de concours d’entrée
spécifiques dans la fonction publique » en faveur de ceux qui
effectuent leur scolarité « dans des établissements situés dans des
zones où il y a beaucoup de jeunes issus de l’immigration ».
Les pouvoirs publics nous disent qu’il faut favoriser les individus
issus des “minorités visibles”, c’est-à-dire essentiellement les
populations originaires d’autres continents que le nôtre.
De la sorte, en favorisant les personnes issues de l’immigration, le
Président de la République et son Premier Ministre vont nécessairement
défavoriser les autochtones, les indigènes.
Mais ce n’est pas tout ! Sarkozy s’est mis dans les chaussons de
Chirac, en reprenant à son compte le fameux contrat d’intégration
initié par l’ancien Président de la République.
Les nouveaux arrivants se voient aimablement priés d’apprendre quelques
rudiments de notre langue - à nos frais, cela va sans dire - de prendre
connaissance de leurs droits et de leurs devoirs, moyennant quoi ils
bénéficient… d’une aide à la formation professionnelle !
On va aider les immigrés à obtenir une qualification professionnelle
pour trouver du travail en France alors que les Français n’ont pas de
travail et que ceux qui sont au chômage n’arrivent pas à se reclasser !
Mieux encore, Sarkozy a avoué la semaine dernière, à l’occasion de
sa grande émission télévisée, qu’il est favorable au droit de vote des
immigrés !
La seule raison qui l’empêche de le faire, c’est, dit-il, qu’il n’y a pas de majorité pour le faire !
Il n’empêche que les convictions du Chef de l’Etat sont claires !
A la vérité, le droit de vote des immigrés marquerait une rupture
profonde de la tradition républicaine, qui lie citoyenneté et
nationalité.
Elle serait également profondément anti-nationale, et plus que tout injuste et immorale.
En réalité, la politique sarkozienne ne réussit qu’à aggraver les
discriminations que les Français subissent dans leur propre pays, tout
en jetant le soupçon de favoritisme sur les immigrés qui auraient
“réussi” par leur seul mérite.
Loin de contribuer à la concorde nationale, cette politique fausse
creuse encore le fossé entre les communautés et dope les revendications
et les chantages communautaristes.
Mais plus que tout, elle dévalorise le sentiment d’appartenance des Français !
Elle leur fait honte de leur histoire, au nom de soi-disant «
discriminations » qui remonteraient loin, très loin, à la colonisation,
à l’esclavage, à la seconde guerre mondiale …..
Assez de repentance !
Assez d’autodénigrement !
Assez de masochisme !
Nous voulons vivre libres, c’est-à-dire debout, fiers de nos anciens et de nos droits immémoriaux !
Et cette liberté, elle nous autorise à demander, à exiger,
l’immigration- zéro, l’insécurité-zéro, la préférence nationale totale !
Pour les logements, les emplois, les aides sociales, Français premiers servis !
S’il est un message que nous pouvons, que vous pouvez, dès ce soir, en
regagnant vos fédérations, adresser à tous nos compatriotes, c’est ce
message de fierté retrouvée que j’emprunterai à un personnage
historique du nationalisme arabe, Gamal Abdel Nasser : « Relève la
tête, mon frère, car les jours d’humiliation sont passés ! »
Oui, relevez la tête, Français, les jours d’humiliation sont passés !
Vous êtes en train de reprendre possession de votre histoire !
Vous êtes en train de briser les chaînes avec lesquelles des
générations de dirigeants politiques, économiques et syndicaux ont
voulu entraver votre marche libre vers des lendemains de paix et de
prospérité !
Vous êtes en train d’écrire à nouveau votre destin !
Vous êtes bien les héritiers de Jeanne, la plus belle des saintes qui
ait été offerte à notre vénération, parce que sainte de tout un peuple,
de notre peuple !
Suivons sa geste héroïque éternelle et la morale de sa vie, illuminée de sagesse divine,
Combattons !
Et si Dieu le veut, pour nous aussi, la victoire nous sera accordée de surcroît.
Il y a maintenant un an que les électeurs français ont, dans une
euphorie magistralement orchestrée, lâché la proie pour l’ombre.
Ils ont, il est vrai, des circonstances atténuantes, ce qui cependant, ne diminue pas leur responsabilité de citoyens.
D’abord, pendant une année entière, leur attention a été focalisée par
les médias sur deux candidats : Sarkozy et Royal, les autres devant
attendre les dernières semaines pour pouvoir accéder aux grands médias
nationaux.
Mais aussi et surtout, le dynamisme d’une campagne menée tambour
battant par un candidat bénéficiant de toutes les complaisances et
appuis des lobbies dirigeants, joint à un programme en grande partie
emprunté au FN, faisait croire au miracle.
Monsieur Sarkozy réussissait le tour de force de faire oublier qu’il
avait été dans les cinq années précédentes, le vice-premier ministre
dans les deux ministères les plus importants ; les Finances et
l’Intérieur et réussit à faire croire qu’il était le candidat national,
capable de mettre en œuvre les réformes salvatrices.
Si tel avait été le cas, plus préoccupés de l’avenir de la France que
de celui du Front National, nous aurions accepté de voir fait par un
autre ce que nous espérions faire nous-mêmes et je me serais consolé de
n’avoir obtenu que 10,4% des voix au lieu des 20 % que nous espérions.
Mais à la vérité, nous étions, instruits par une longue expérience,
déjà Sarkosceptiques, aussi bien, il y a exactement un an, entre les
deux tours de la présidentielle, je demandais à nos électeurs de ne
voter ni pour l’un ni pour l’autre des deux candidats restés en lice.
Monsieur Sarkozy était brillamment élu mais dès le premier soir son
quinquennat s’étant mis avec ses amis, sous l’égide maléfique de
Nicolas Fouquet, le surintendant des Finances, disgracié par Louis XIV,
commençait à décevoir.
Aujourd’hui, les lampions sont éteints, le bling bling et les flons
flons ont fait long feu et les français se rendent compte que le roi
est nu, que les réformes quand elles ne sont pas purement et simplement
abandonnées sont superficielles et qu’elles n’interrompent pas au
contraire, la dégradation de notre situation.
Les moulinets du talentueux prestidigitateur n’éblouissent plus les
spectateurs blasés. La dure réalité s’impose et d’abord celle d’un
président qui n’a plus que les pouvoirs d’un gouverneur d’Etat dans une
Europe qui nous impose 80% des lois qui nous régissent, dans un monde
qui, sous la formidable pression de la démographie, entre dans une
période de turbulences graves.
L’Union Européenne est un dinosaure sans vigueur, impotent, contraint
pour sa défense à consentir à n’être qu’un protectorat des Etats-Unis.
Monsieur Sarkozy, dépassé par ces faits, feint d’en être
l’organisateur, affiche son alignement sur la politique américaine,
revient dans l’OTAN, soutient la politique étrangère de Bush en Irak,
en Iran, en Afghanistan, au Proche Orient, à tous risques.
Nous ne sommes plus un pays indépendant et souverain, mais dépendant et asservi.
Il faudra bien, un jour en tirer les conséquences quand la Tour de Babel mondialiste s’écroulera.
Au cours de son exercice télévisé, le Président a cru pouvoir affirmer que le Front National, avait grâce à lui, disparu.
Rodomontade ! Vantardise ! mais surtout profonde erreur. La preuve c’est que nous sommes là, toujours présents.
Le Sarkozysme ne sera plus qu’un souvenir fané que le nationalisme français sera toujours vivant.
Le Front National qui, il est vrai, a été le temps d’une élection
législative gravement touché par l’escroquerie qui consistait à lui
emprunter son programme pour pouvoir faire l’inverse, a montré quelques
mois à peine après l’épreuve, un net redressement aux élections
cantonales.
Nous sommes le thermomètre d’une France qui va mal, de plus en plus mal.
La crise systémique mondiale est peut-être à nos portes.
Tous les voyants sont au rouge.
Nous ne pouvons accepter d’assister en spectateurs au naufrage de notre pays et de notre civilisation.
Nous devons retrouver notre souveraineté et notre responsabilité. La
campagne des élections européennes commence dans un mois et durera un
an.
Nous devons jouer cette dernière carte pour reprendre le contrôle de notre pays, la France.
Au Parlement européen, les députés français ne seront que 72 sur 751,
mais votre vote signifiera que vous n’acceptez pas de disparaitre sans
combattre.
Maîtres de notre destin, nous avons encore des chances sérieuses
d’endiguer l’invasion migratoire, rétablir la sécurité, l’emploi et la
prospérité, en comptant sur les Français, pour les Français.
Pas plus tard qu’aux élections cantonales, nous avons démontré qu’avec
une moyenne de 8,1%, le Front National était toujours dans le peloton
de tête de la politique française.
Certes, l’épreuve, surtout ses conséquences financières, ont été rudes.
Nous avons été contraints de mettre en vente notre siège national,
réduire considérablement nos dépenses, à commencer par les effectifs de
collaborateurs permanents, à suspendre la parution de « Français
d’Abord », celle de notre Revue de Presse, bref, de tout ce qui était
le plus coûteux.
Mais nous avons un nouveau siège dont vous pourrez être fiers, une
équipe solide, des moyens réduits mais que nous espérons développer par
nos adhésions et nos souscriptions.
Bien sur, cette faiblesse passagère des électeurs nationaux a fait des
dégâts et pas seulement au Front National, tant il est vrai que nous
sommes une grande famille.
Mais nous ne faisons pas carrière personnelle, nous servons un idéal.
La France et les Français d’abord. L’une et les autres ont encore
besoin de nous et tant qu’il en sera ainsi nous répondrons présents.
De la boue des marécages politiques s’exhalent des flatulences fétides,
les hyènes hurlent près de leurs festins macabres, les professionnels
de la haine et du racisme anti-français menacent, la crise s’approche.
Patriotes, Aux créneaux. C’est de la France qu’il s’agit !
Vive le Front National !
Vive la France !
27-04-08
Lutte contre l'immigration et aide à la Famille...en Italie
Le ministre de l'Intérieur nouvellement nommé en Italie par le président du Conseil élu il y a quinze jours Silvio Berlusconi, le responsable romain de la Ligue du Nord , Roberto Maroni vient d'annoncer une initiative originale : afin de combattre efficacement l'immigration clandestine il propose que les citoyens puissent participer au contrôle de cette nouvelle donne qui métamorphose totalement nos pays, ceci, bien évidemment sous la responsabilité des Carabinieri.
En France, Nicolas Sarkozy a été élu triomphalement il y a douze mois en partie par un électorat qui jusque là se tournait avec assiduité depuis une vingtaine d'années vers le Front National avec des promesses et un discours qui pouvaient faire penser que lui, ferait ce qu'il est nécessaire de faire pour lutter avec efficacité contre l'immigration. Il aura suffit de quelques jours seulement pour que le président de la République retire son masque et agisse au grand jour selon sa pensée effective.
Fini les longues envolées patriotiques, terminés les grands discours sur le fléau de l'immigration. Seul fait d'arme sarkozyen sur le sujet, il a mis sur pied afin de sauver les apparences un " ministère de de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement ", une véritable coquille vide qu'il confie à son ami Brice Hortefeux.
L'Italie qui contrairement à ce que l'on entend parfois n'est pas vraiment le petit chien de Bush va sûrement recevoir les foudres de Bruxelles, mais cela n'a pas l'air de faire peur à Silvio Berlusconi. Une telle prise de position n'est pas même imaginable en France, non seulement parce qu'aussitôt ce serait un lot de manifestations, des débats échaudés à la télévision et sur les radios, des batailles de rue entre " jeunes " républicains et CRS... Mais tout simplement parce que Nicolas Sarkozy - gouverneur de la province de France de l'empire européen depuis la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne - ne se risquera jamais à une telle initiative, il a bien trop peur de se faire mal voir par ses maîtres de Bruxelles, lui qui sera dès le mois d'août et pour six mois, le " président " de l'UE !
Pour bien démontrer sa volonté de lutter contre l'immigration et aussi celle de favoriser les " nationaux " italiens, le président du Conseil vient d'annoncer qu'une prime de 1000 euros sera dorénavent versée à chaque nouvelle maman italienne.Cette décision a été inspirée par la Ligue du Nord. Dans notre pays, la municipalité de Vitrolles à l'époque dirigée par Catherine Mégret ( MNR ) avait tentée d'instaurer ce genre de prime sans pouvoir aller plus loin... en raison d'une campagne médiatique et de la décision du tribunal administratif saisi illico presto.
La famille comme l'immigration sont donc des sujets de première importance en Italie comme en France, mais le moins que l'on puisse dire c'est que les solutions pour favoriser la première et contrôler la deuxième sont complètement contraires. Héla on est en France...
Yann Redekker
09-04-08
La famille : la cible
La famille semble être l'une des cibles privilégiées de nos gouvernants qui doivent beaucoup plus désormais considérer les recompositions à la mode entre divorcés et les couples homosexuels que les familles plus " traditionnelles ", c'est à dire, un père, une mère, des enfants...
On pouvait imaginer aisément avec la nomination de Nadine Morano ( qui est favorable aussi bien au " mariage gay " qu'au droit pour les homosexuels de pouvoir adopter ) au secrétariat d'Etat en charge de la question que la famille allait être attaquée de front ( si j'ose dire ) : et bien ça n'aura pas tardé ! Dès hier on annonçait, et c'est un bien petit exemple, que la carte " famille nombreuse " va sûrement devoir faire les frais de la nouvelle politique sociale prônées par le président de la République.
Cela ne trompe personne, en supprimant son financement par l'État de la carte SNCF ( qui jusque là possédaient quelques avantages supplémentaires ), le gouvernement s'attaque clairement aux familles qui vont donc perdre l'une de leur aide. Au profit de qui ? De quoi ? Ce sont trois millions de personnes qui jusque là bénéficiaient d'une réduction comprises entre 30 et 75% selon le nombre d'enfants qui vont devoir payer avec des tarifs beaucoup plus " commerciaux " les transports.
A cela ajoutons que dans le même temps l'entreprise publique GDF va pouvoir augmenter les prix du gaz de 5,5 % dès la fin du mois, après avoir déjà bénéficier d'une hausse sensible en janvier. Seule la Bourse est heureuse de cette annonce puisque le titre GDF a pris 1,09% en fin de journée !
Pour le pouvoir d'achat et le bien être des Français qui devaient demeurer l'une des priorités de Sarkozy et de ses amis - souvenez-vous de sa campagne présidentielle et de ses propos démagogiques - on repassera !
Yann Redekker
15-03-08
Abstention ou vote FN
A la veille de ce second tour des élections municipales et cantonales qui vont forcément - comme le disait un homme politique de premier plan dans un débat retransmis sur LCP hier soir " il ne faut pas sortie de Polytechnique " pour s'en douter - profiter à la gauche, les partisans de la droite nationale et au delà de celle-ci tous ceux qui se reconnaissent dans le patriotisme national voir régional ( avec dans ce cas des " parenthèses "... ) ne doivent pas donner de nouveau des chèques en blanc aux gestionnaires locaux de cette droite mondialiste qui méprise avec une arogance rarement égalée les électeurs qui ne votent pas comme ils le désireraient et choisissent " l'extrême-droite " - un terme bien commode - en parlant du FN où des autres formations de cette famille de pensée.
Personnellement dans ma localité où s'affrontent une liste socialiste et une autre de l'UMP je ne me dérangerai pas demain, je vais donc laisser aux citoyens soutiens de la politique du " bonnet blanc et du blanc bonnet " se départager et choisir pour un nouveau mandat la même gestion. Evidemment là où ont pu se maintenir des candidats du Front National - hélas il y en a guère - il faut voter pour eux. Par contre partout ailleurs, j'estime qu'il faut s'abstenir d'aller voter.
PS-PC-PS-Modem : la bande des quatre ne mérite pas nos votes !
Yann Redekker
30-10-07
Discours de JMLP le 26 octobre 2007

http://frontnational.com
Discours prononcé par Jean-Marie Le Pen le 26 octobre 2007 devant le Cercle National des Combattants
Chers amis, Chers camarades, Chers compatriotes,
Les plus jeunes d’entre nous ne mesurent probablement pas toute
l’émotion qui étreint les anciens en cette soirée d’automne, alors que
nous nous retrouvons, ce soir, ici-même, à la Mutualité, qui fut
pendant longtemps le lieu emblématique des réunions de la droite
nationale française.
La Mutu, comme disent les habitués de cette époque, fut en effet le
théâtre de tous les grands engagements patriotiques, que l’on pense aux
réunions pour l’Algérie Française ou pour le Comité Sud Vietnam, aux
générations d’orateurs qui se sont succédés à cette tribune, ou aux
débordements physiques qui virent parfois les militants de la cause
nationale affronter les groupes d’extrême gauche jusque dans l’entrée
du bâtiment.
Je garde moi-même le souvenir ému de ma première intervention ici,
lorsqu’âgé d’à peine plus de 26 ans, je me suis engagé dans le
poujadisme, dans l’espoir de transformer ce puissant mouvement
catégoriel en grand parti patriotique français. Ah, les ambiances de la
Mutualité, cœur brulant de la droite à Paris, c’est décidément quelque
chose d’inoubliable….
Au bonheur de se retrouver ici, après une longue absence qui ne nous
est pas imputable, s’ajoute la joie de revoir les vieux camarades, dont
ni les années ni les revers électoraux n’ont érodé la foi, l’ardeur et
la passion française.
Nous sommes réunis ce soir à l’initiative de Roger Holeindre, que je
tiens à remercier chaleureusement, sous l’égide du Cercle National des
Combattants.
Le Cercle National des Combattants n’est pas, ou en tous cas n’est pas
seulement, une organisation d’anciens combattants vouée par ses
adhérents au culte du sacrifice des héros et des camarades tombés au
champ d’honneur, ni pour ses dirigeants l’instrument d’une dérisoire
chasse aux médailles.
C’est, et Roger l’a voulue ainsi, une organisation combattante au service de la Patrie et de ses intérêts vitaux.
Pour nous, la vie est un combat pour des valeurs toujours menacées d’agression ou de décrépitude.
Ce fut jusqu’ici, il est vrai, un combat d’arrière garde - celui qui
exige le plus de courage et d’esprit de sacrifice - dans une France
dont la classe dirigeante a admis qu’elle avait cessé d’être une
puissance souveraine et responsable, et qui a poussé les Français à
s’accommoder de n’être plus maîtres chez eux et d’espérer, en vain, que
d’autres feraient demain ce qu’ils devraient faire eux-mêmes
aujourd’hui.
L’Europe est pour eux un alibi facile et ils se contentent de slogans,
du genre « l’union fait la force », alors que la vérité c’est que «
plus on est de fous, plus l’on fait rire ».
L’Europe à 27, qui a supprimé ses frontières intérieures et par là même
ses frontières extérieures, puisque l’étanchéité de celles-ci est à la
merci du laxisme de tous – et qu’il suffisait même de la légèreté d’un
seul ou de quelques uns pour que notre pays soit envahi !
Depuis les années 70, et particulièrement depuis la politique
chiraquienne de regroupement familial qui a transformé l’immigration de
travail en immigration de peuplement, la France est la destination de
courants migratoires non plus seulement d’ailleurs nord africains et
africains, mais planétaires.
C’est dans ces conditions qu’il est entré chez nous, pour bénéficier
des mêmes avantages sociaux que les Français qui eux les ont payés et
les paient, plus de 12 millions d’étrangers, modifiant déjà en
profondeur l’identité française dans beaucoup de nos villes et ce qui
est plus redoutable pour l’avenir, la composition de sa population
scolaire.
Il s’agit bel et bien, vous le savez, d’une arrivée massive d’étrangers sur notre sol.
Beaucoup arrivent comme clandestins, se voient régularisés soit par nos
gouvernements en dépit des rodomontades de tel ou tel, soit par les
pays européens qui savent que c’est le bon moyen de s’en débarrasser en
leur permettant de s’installer partout en Europe et principalement en
France.
C’est ainsi, à titre d’exemple, que l’an dernier, Zapatero en Espagne
et Berlusconi en Italie ont régularisé 1 million et demi de clandestins.
En Europe même, d’importantes minorités, souvent misérables, comme les
Roms de Roumanie et de Bulgarie - 6 millions -, commencent à émigrer
vers l’ouest, c'est-à-dire, chez nous.
Il faut dire et redire que si cette politique fait les affaires d’un
certain nombre de margoulins de plus ou moins haut vol, elle se fait au
détriment des Français et singulièrement des millions de français
pauvres, privés des fruits des progrès économiques et condamnés à vie à la pauvreté et à la précarité, par des idéologues
criminels de gauche et de droite qui, par nature, par perversion ou par
lâcheté, manifestent en toute occasion une préférence étrangère plutôt
que nationale.
Redisons-le une fois encore comme nous le faisons depuis 40 ans, le
principal problème de la France, de l’Europe et plus généralement du
monde est un problème démographique.
En 200 ans, la population mondiale est passée de 1 à 7 milliards et
continue de se développer essentiellement dans les pays du Tiers-monde,
tandis que les populations boréales régressent, stagnent et dans ce
cas, vieillissent, s’affaiblissant inéluctablement.
A terme et sans changement radical de politique, ces peuples, dont le
nôtre, deviendront minoritaires sur leur propre territoire et seront
soumis à la loi impitoyable du conquérant, comme nos compatriotes le
sont déjà dans les zones de non-droit qu’ils essaient de fuir, comme
l’ont fait jadis, en Turquie et au Moyen-Orient, les populations qui
n’ont pas été exterminées.
Les migrations de masse sont des formes de conquêtes qui peuvent se
passer des violences guerrières au moins au début, n’est ce pas,
puisque comme disait Clausewitz, le géopoliticien Allemand, « ce n’est
pas l’envahisseur qui est responsable de la guerre, c’est l’envahi…
quand il se défend !!! »
L’immigration de masse est la forme de la guerre moderne.
Elle est bien plus redoutable pour l’équilibre du monde que le
réchauffement climatique dont on se sert pour la masquer aux yeux de
l’opinion.
Le processus d’envahissement est en cours et est depuis déjà très
avancé, mais il peut s’accélérer brutalement par l’entrée souhaitée par
les Américains, les Israéliens et nombre d’hommes politiques européens
de la Turquie dans l’Union Européenne.
Nous avons dit en d’autres temps que la Turquie ne peut pas entrer dans
l’Union, en notant que les critères d’admission qui lui sont proposés
sont dérisoires (respect des Droits de l’Homme, etc.).
Sur ces critères, l’Europe devrait intégrer nombre de pays du Monde qui
n’ont rien d’européen, comme d’ailleurs la Turquie, si ce n’est, en ce
qui la concerne, que d’avoir par la violence des armes, détruit le
monde Byzantin, occupé et ravagé sa capitale Constantinople, tenté à
plusieurs reprises de conquérir l’Europe et d’y avoir imposé plusieurs
siècles de servitude dans les Balkans.
On peut estimer et considérer la Turquie et souhaiter avoir avec elle
les meilleures relations possibles, comme d’ailleurs avec bien d’autres
pays du monde.
Cela dit, elle ne remplit pas les conditions principales, essentielles pour rejoindre l’Union puisqu’elle n’est pas européenne :
Ni géographiquement, puisqu’elle est la partie occidentale de l’Asie : l’Asie mineure.
Ni historiquement, puisqu’elle a pratiquement toujours été l’ennemie de l’Europe,
Ni culturellement, car, pays musulman, la Turquie se voit comme le
glaive de l’islam et le recul constant du laïcisme kémaliste au profit
de la réislamisation ne fait qu’accroître nos différences.
La Turquie a persécuté et massacré ses minorités religieuses et
ethniques et a tenté, tout au long de son histoire, de renforcer son
homogénéité.
Si elle entrait dans l’Union Européenne, elle serait un cheval de
Troie, non seulement pour l’islamisme conquérant mais par l’accès à
l’Europe d’autres pays qui ne sont pas plus européens qu’elle.
Permettez-moi une métaphore : quand on veut faire un club de football,
on n’y invite pas les joueurs de rugby ou de basket-ball, car alors on
aurait un club omnisport.
Quand on veut - sincèrement - faire une union européenne, on ne peut y
inviter ou y compter que des peuples européens et si il peut apparaître
utile ou indispensable de s’étendre géographiquement, il vaudrait mieux
se tourner vers l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie jusqu’à
Vladivostok, pays qui ont avec nous des intérêts et des risques communs
ainsi qu’une civilisation chrétienne qui devrait être défendue – même -
par les athées qui nous gouvernent, parce que c’est une réalité
incontournable.
Il est maintenant évident que Nicolas Sarkozy a délibérément trompé les
Français quand il s’est, pendant sa campagne électorale, déclaré
hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.
Or, en réintroduisant une version masquée de la Constitution rejetée
par les Français et les Néerlandais, sous la forme d’un traité, il
savait qu’une majorité de pays européens obéiraient à la volonté
américaine et qu’en supprimant la règle de l’unanimité, il favoriserait
l’entrée de la Turquie.
D’autre part, il a relancé toutes les négociations avec Ankara et va
supprimer l’article de la Constitution qui exige le référendum pour
l’admission d’un nouveau pays.
Il est clair qu’il y a là une volonté délibérée de passer outre la
volonté du peuple français, clairement exprimée lors du référendum
constitutionnel et de trahir les engagements pris lors de la campagne.
Les Français qui ont voté à l’un ou l’autre tour de la présidentielle
pour le candidat bardé de tricolore doivent savoir qu’ils ont été
piégés et en tirer les conséquences.
D’ailleurs, dans tous les domaines, le voile se lève, en effet, sur la
réalité de la situation du pays, tandis que les paillettes lancées aux
yeux des Français, éblouis et fascinés par le « one man show »
présidentiel depuis cinq mois, se ternissent peu à peu.
Même la mise en scène médiatique du divorce de Nicolas Sarkozy et de
son épouse ne distraira plus très longtemps nos compatriotes.
En effet, au-delà de la vie des stars, fut-elle croustillante, il y a la réalité de la situation française.
Beaucoup de Français croyaient Sarkozy acquis à la « rupture », et
tous se rendent compte aujourd’hui que sa pratique du pouvoir est d’une
affligeante continuité.
Passée la griserie des premiers instants de la victoire, la grisaille
est revenue, celle que dessine une économie en panne, des finances
exsangues, des difficultés sociales croissantes, et plus que tout, des
promesses non tenues et des mensonges flagrants.
La politique d’immigration, dont les carences et les faiblesses depuis
trente ans expliquent la plupart de nos difficultés, n’a pas changé.
Elle est toujours aussi laxiste, et toujours soumise à la censure des
faux maîtres penseurs qui, depuis bien longtemps, intoxiquent les
pouvoirs publics successifs.
Lorsque Sarkozy évoquait le « Karcher » contre les « racailles »,
certains pensaient qu’il fallait voter pour lui, parce que lui, il
pouvait mettre en application les idées de Le Pen.
Lorsqu’il mettait en place le Ministère de l’Immigration, certains
voulaient croire à son intransigeance pour stopper les flux d’entrée
dans notre pays, oubliant qu’on avait accolé au titre même de ce
ministère les deux chimères de l’intégration et du co-développement.
L’intégration, terme crée par l’intelligentsia de gauche pour contester
l’assimilation au nom du droit à la différence, signifie que l’immigré
peut garder sa culture, sa langue et ses mœurs d’origine tout en ayant
accès à tous les droits sociaux accordés aux Français.
Bref, c’est la France à la carte. En foi de quoi, la politique
d’intégration fait le lit de la société multiculturelle, qui, en France
comme ailleurs, se révèle multiconflictuelle. Quant aux plaidoyers généreux des beaux esprits germanopratins en
faveur du co-développement, ils font bon marché de l’état de faillite
des finances françaises, pourtant rappelé récemment par François
Fillon, Premier des Ministres de la République.
Lorsque j’ai dit cela en juin dernier, on m’a répondu « Monsieur Le
Pen, ne chipotez pas, l’essentiel, c’est que la politique suivie en la
matière soit rigoureuse ».
Qu’a-t-on vu, depuis lors ?
Un ministre de l’Intérieur qui, sur des réformes homéopathiques, va de reculades en reculades, pour finir par se ridiculiser.
Sarkozy et Hortefeux ont d’abord limité leurs ambitions à réduire, non
pas les règles fondamentales, mais les seuls excès attachés au
regroupement familial. Pour çà, les pouvoirs en place ont un test de langue, avec une session
de rattrapage aux frais du contribuable français, et un test ADN qui ne
peut se faire qu’à la demande de l’intéressé.
Qui a cru que des mesures aussi dérisoires pourraient tarir le flot migratoire qui se déverse chaque année sur la France ?
En matière de regroupement familial, la bonne et la seule vraie mesure
à prendre est écrite en toute lettre dans les programmes du Front
National depuis 20 ans :
LE REGROUPEMENT FAMILIAL DOIT SE FAIRE DANS LE PAYS D’ORIGINE !!!
Même Jacques Chirac n’avait pu dissimuler la vérité, à Orléans, le 19
juin 1991, lorsqu’il affirma « Nous n’avons plus les moyens du
regroupement familial. Il faut faire un moratoire ».
Pour tarir l’immigration, je répète avec force aujourd’hui qu’il faut
supprimer le regroupement familial, première cause de l’invasion
migratoire que subit notre pays depuis plus de trente ans.
Mais aussi dérisoire soit-elle, la mesurette d’Hortefeux allait déjà trop loin pour l’établissement antiraciste.
Alors même que l’administration ne peut demander elle-même ce test, le
Sénat l’a mis à la charge de l’Etat, l’a subordonné à autorisation
judiciaire, l’a limité à une recherche de filiation avec la mère, et en
a cantonné l’application à la période 2007-2010 !
Mazette ! Rien que çà !
Le fond du trou a cependant été atteint par le Ministre Hortefeux,
lorsqu’à l’issue de sa propre défaite en rase campagne, il s’est senti
obligé de se féliciter, je cite, qu’un « certain nombre de garanties,
de garde-fous aient été adoptés, ce qui permet d’aboutir à un texte
équilibré ».
Bref, il dit lui-même que son texte n’offrait ni garanties, ni garde –
fous, ce qui revient à dire « dans ma version initiale, je n’étais ni
sérieux, ni raisonnable ». Le Ministre n’était pas obligé d’ajouter le dérisoire à la reculade.
Pourtant, il l’a fait, comme il l’a fait aussi dans la lamentable
affaire de l’hébergement d’urgence des immigrés en situation
irrégulière. La mesure prévoyait initialement, et très modestement, de limiter la
durée du séjour des sans-papiers dans les centres d’accueil. C’était
déjà trop !
Le dispositif a été purement et simplement annulé, après que les
immigrationnistes aient montré les dents – pas seulement les
associations Emmaüs et DAL - mais aussi Martin Hirsch, Fadela Amara et
Ramda Yade, propres collègues de Brice Hortefeux au Gouvernement !
Là encore, après avoir reculé, le Ministre de l’Immigration s’est illustré dans un commentaire d’anthologie :
« Le droit pour toute personne d’être accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence n’est pas remis en cause ».
Mais alors vous ne stopperez jamais l’immigration, monsieur Hortefeux, si tant est que c'est là votre vœu sincère.
L’ambassadeur de France à Alger a révélé au journal El Watan, le 11
juin dernier, qu’il y aurait 350.000 algériens vivant en situation
irrégulière en France. Pourtant, dans un rapport du Sénat publié l’an dernier, Nicolas
Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur, jugeait qu’il y avait entre «
200.000 et 400.000 » clandestins au total, c’est-à-dire toutes nationalités confondues, dans notre pays.
Alors moi je pose une question simple : si 350.000 immigrés algériens séjournent illégalement chez nous, combien y en-a-t-il en tout ?
700.000 ? 1 million ?
A l’immigration subie, celle des clandestins notamment, qui est de plus
en plus importante, s’ajoute l’immigration choisie, celle des fameux
travailleurs qualifiés issus du Tiers Monde dont la France aurait le
plus grand besoin ! On apprend d’ailleurs qu’il y aura dans les années qui viennent plus de visas accordés à un certain nombre de professions.
Mais alors, puisque le Président Sarkozy veut rééquilibrer
l’immigration au profit des travailleurs, puisqu’il veut des
autorisations d’immigration professionnelle, il est naturellement
conduit à régulariser les immigrés illégaux qui, d’ores et déjà,
travaillent dans des secteurs comme le bâtiment, l’hôtellerie, la
restauration, la cueillette agricole, l’aide à la personne, la sécurité
!
La loi Hortefeux le prévoit, et désormais les illégaux qui ont un travail vont pouvoir déposer une demande de régularisation !
Cela représente des centaines de milliers de gens !
Donc, peu à peu, une partie de l’immigration subie (les illégaux)
devient une immigration choisie – lorsqu’ils sont régularisés parce
qu’ils travaillent.
Et ce n’est pas tout ! En même temps, la régularisation entraîne un
effet d’appel d’air qui regonfle immédiatement l’immigration
clandestine.
En fait, dans cette logique, tous les immigrés finissent par devenir des immigrés choisis :
- ceux que la France laisse rentrer parce qu’elle aurait besoin de leur service,
- ceux qui peuvent entrer au titre de la carte bleue européenne,
- ceux qui séjournent illégalement et qui finissent par être régularisés parce qu’ils travaillent.
Résumons-nous, mesdames et messieurs.
La politique du Gouvernement, c’est de maintenir les règles du
regroupement familial et d’ouvrir les vannes de l’immigration
économique.
Donc les migrants économiques ou régularisés pour motif économique vont pouvoir demander à bénéficier du regroupement familial.
Au final, on a plus d’immigrés, et il est moralement plus difficile de
les renvoyer chez eux, puisqu’ils travaillent, sont en situation
régulière, ont installé chez nous leur famille.
Bref, on ne peut plus rien faire, et on a imposé l’immigration aux Français. Chapeau l’artiste !
Soyons lucides, mes chers compatriotes,
Si tous ceux qui aspirent à immigrer vers la France savent qu’ils
y trouveront des droits et des prestations, quelle que soit leur
situation au regard du droit au séjour, quelle que soit leur
nationalité, leur flot va nécessairement grossir d’années en années,
alors même qu’il est entré 12 millions de personnes en trente ans et
que le rythme est désormais de 450.000 entrées, légaux et illégaux
confondus, par an !
A la vérité, pour stopper l’immigration et préserver l’identité
française, il faut que les immigrés illégaux sachent qu’ils ne
trouveront en France ni hébergement d’urgence, ni logement, ni aides
sociales, ni moyens de subsistance gracieusement mis à leur
disposition.
Il faut aussi que ceux qui aspirent à immigrer légalement sachent que
la France, qui compte plus de 4 millions de chômeurs réels, n’a pas
besoin de l’immigration de travail !
Il faut enfin qu’ils sachent qu’il y a une différence entre ceux qui
ont la nationalité française et ceux qui ne l’on pas, car les droits
qui sont naturellement attachés aux uns ne le sont pas nécessairement
aux autres !
Je me flatte d’avoir été le seul candidat à défendre le programme
politique capable d’assurer la pérennité et l’indépendance de la
France, en même temps que le principe fondamental de la préférence
nationale, sans le respect duquel le peuple français et sa Patrie
s’affaibliront jusqu’à disparition.
A la vérité, mesdames et messieurs, ces deux reculs du gouvernement sur
les tests ADN et l’hébergement des irréguliers montrent qu’à l’ère du
sarkozisme triomphant, les lobbies règnent plus que jamais en maîtres
sur le pays.
Les lobbies immigrationnistes d’abord, devant lesquels la classe politique de droite comme de gauche rampe sans vergogne. Voyez Villepin et Pasqua qui ont fait savoir, à grands renfort de
publicité, qu’ils étaient hostiles aux tests ADN, au moment où, comme
par hasard, la justice s’intéresse à certaines affaires auxquelles ils
sont peut-être mêlés.
Il y a aussi les lobbies du droit au logement pour tous,
Et enfin, les lobbies du politiquement-correct, comme l’illustrent les
fatwas du milliardaire-philosophe Bernard Henry Lévy contre Henry
Guaino, mais aussi les attaques de monsieur Sopo, Président de
SOS-racisme contre le journaliste Eric Zemmour.
Dès qu’elle ne sait plus comment reconquérir l’opinion, la gauche
revient toujours aux méthodes du terrorisme intellectuel, nées dans les
partis communistes et aujourd’hui très largement employés par les
officines antiracistes.
C’est cela que nous ne supportons plus, cette atmosphère permanente de
suspicion et d’accusations infamantes, celles des petits Robespierre et
autres Fouquier-Tinville de la France contemporaine, qui se croient
moralement supérieurs aux autres et dont l’angélisme n’a d’égal que la
hargne contre, je cite, les « réactionnaires ».
A tous ces petits marquis bien à l’aise dans leurs beaux quartiers,
Jésus dirait « Mon Dieu, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils
font ». Le Pen, quant à lui, leur répond « Œil pour œil, dent pour dent
» !
Car ce sont eux, les premiers responsables de la situation dramatique
dans laquelle se trouvent tant de nos compatriotes, contraints à se
taire, à baisser la tête et à subir la peur, en bas de chez eux, au
supermarché, dans les transports en commun et autres lieux publics,
dans les manifestations et jusqu’au soir de nouvel an.
L’insécurité gangrène la vie quotidienne, pénalise l’activité
économique, exacerbe l’inégalité entre habitants des beaux quartiers,
où la police intervient en 5 minutes, et résidents des quartiers
difficiles, où les forces de l’ordre n’osent plus pénétrer, laissant la
rue aux voyous.
Dans ces quartiers-là, l’ordre discret des mafias, des trafiquants ou
des religieux prend peu à peu la place de la puissance publique.
Les chiffres truqués de Sarkozy Ministre de l’Intérieur, comme ceux,
bidouillés, dont Sarkozy, Président de la République, se prévaudra
demain, sont dérisoires : la réalité est là et bien là.
La police est sous la menace permanente de la médiatisation d’une
bavure et le système judiciaire a la main molle, c’est le moins que
l’on puisse dire, en raison de la scandaleuse individualisation des
peines.
C’est ce principe en effet, qui permet à des juges gauchistes de
prononcer des peines dérisoires, de faire libérer par anticipation, de
revoir à la baisse l’échelle des peines.
La justice n’est plus dissuasive, tandis que l’autorité familiale,
scolaire et militaire a disparu. Comment voulez-vous que l’insécurité
n’explose pas ?
« Oignez vilain, il vous poindra, poignez vilain, il vous oindra ».
Pour avoir oublié cet adage vieux comme le monde, les gouvernements
successifs sont pleinement responsables de la situation d’aujourd’hui. Malheur aux peuples dont les institutions ne se font plus respecter !
Malheur aux peuples dont les chefs ont les mains molles !
Malheur aux peuples que les gouvernements méprisent !
Le peuple français, réalité matérielle et culturelle séculaire, pierre
angulaire des institutions de la République, est violé, bafoué,
court-circuité comme jamais. Depuis des décennies, nous n’avons cessé de dire, de répéter,
d’expliquer que l’oligarchie qui dirige le pays d’une main de fer
bonimente pour tromper l’opinion.
Elle organise en effet de faux débats, de fausses oppositions, de faux
clivages, pour mieux dissimuler une unité de vue et d’intérêt assez
générale.
Jugez-en par vous-mêmes, mesdames et messieurs.
Si l’on en croit les indiscrétions judiciaires, les mallettes de
liquide de l’Union des Industrie Métallurgiques et Minières, vieille
officine patronale, auraient servi, au financement des syndicats de
salariés, mais me direz-vous, ne s'agit-il pas d'un secret de polichinelle, un secret d'initiés pourrait-on dire.
Si elle se confirmait, cette affaire serait ainsi le pendant syndical
de ce que fut l’affaire des marchés des lycées d’Ile de France pour les
partis politiques.
A l’image des grands partis politiques français, RPR, PR, PS, PCF, -
seul le FN n'a pas participé à ce détournement – les syndicats
patronaux et de salariés formeraient ainsi une espèce de cartel, qui se
répartirait secrètement une manne financière considérable.
Quel scandale !
Tandis que les syndicats patronaux et de salariés font semblant de ferrailler, au nom, soi-disant, d’oppositions idéologiques ou de divergence d’intérêts
entre les groupes sociaux, ils s’entendent en sous-main comme larrons
en foire !
Au détriment d’ailleurs des quelques vrais, des quelques purs, qui, à
la base, mènent le combat sincèrement, au détriment de l’immense armée
des naïfs qui croient au baratin aguicheur de tous ces joueurs de
bonneteau.
Si les rumeurs étaient confirmées, les chefs des syndicats
révolutionnaires seraient alors doublement compromis dans le système,
puisqu’ils en profitent, et aussi interdisent toutes les réformes
nécessaires, perpétuant l’immobilisme, les rentes de situation et les
avantages des privilégiés, de tous les privilégiés.
Récemment encore, les syndicats de l’archéo-socialisme ont paralysé le pays par une grève préventive et politique géante. Personne n’a souligné que cette grève, une fois de plus, était illégale.
En effet, toute grève engagée contre des décisions politiques est
illicite, puisque la grève est un conflit entre des salariés et leur
employeur, et que l’employeur n’a aucun pouvoir sur les décisions politiques.En l’espèce, il ne s’agissait même pas d’une décision politique, mais
d’un simple document d’orientation sur les régimes spéciaux de
retraite.
Les gogos du Sarkozisme béat regrettent quant à eux que la loi sur le service minimum ne soit pas encore en application.
En réalité, cette loi est une publicité mensongère, elle ne servira à
rien, car elle ne fixe que des contraintes très légères, renvoyant pour
l’essentiel à la négociation sociale.
En matière de régimes spéciaux aussi, les négociations ont repris.
Elles aboutiront, une fois de plus, à vider la réforme de sa substance,
au détriment de l’égalité de tous les Français devant les droits
sociaux, au détriment de la nécessaire modernisation du pays. En cette matière comme dans bien d’autres, le fossé que l’on constate
entre la promesse du candidat Sarkozy et sa réalisation ne peut que
laisser planer un doute quant à la détermination du président de la
République.
Encore une fois, soyons lucides.
Chaque jour que Dieu fait, le peuple français est le dindon de la farce politicienne.
Les pouvoirs publics se moquent comme d’une guigne de la démocratie et de la souveraineté populaire.
Voyez la Commission Balladur sur la réforme des institutions, annoncée
à grands renforts de trompettes, et qui a accouché d’une souris et
d’une imposture.
La souris, ce sont les trente députés qui seront élus à la
proportionnelle. C’est une aumône faite au peuple français dans un pays
où l’Assemblée Nationale ne représente pas 50 % des électeurs !
L’imposture, c’est l’octroi éventuel d’un financement au Nouveau
Centre, le pseudopode de l’UMP, en modifiant en catimini la loi en la
matière : désormais, les partis qui auront obtenu au moins 15 députés
pourraient être éligibles au financement public des partis, même s’ils
n’ont pas présenté 50 candidats ayant obtenu 1% des suffrages exprimés
!
Elus avec les voix de l’UMP, les députés félons de monsieur Bayrou
toucheraient une subvention annuelle conséquente, récompense de leur
servilité à l’égard du parti du Président. …
Décidemment, les petits arrangements entre amis ont la vie dure….
En matière de viol de la démocratie, voyez encore le nouveau
traité européen, dit Traité de Lisbonne, autrefois qualifié de
mini-traité, ce qui n’est plus possible aujourd’hui s’agissant d’un
pavé de 256 pages, en est une bonne illustration.
Ce texte se borne en effet à recopier sous une autre forme les trois
quart des dispositions du Traité établissant une Constitution pour
l’Europe, rejeté par les Français en juin 2005.
Pour supprimer purement et simplement le NON des Français, Nicolas
Sarkozy, véritable initiateur de ce nouveau texte, va autoriser sa
ratification par la voie parlementaire.
Là au moins, on est sûr de ne pas avoir de problème, car jamais au
grand jamais, les laquais n’oseront défier le maître de maison.
Seule la Grande Bretagne et la Pologne ont obtenu des dérogations, afin
de préserver leur souveraineté : devant les tribunaux de ces pays, les
règles européennes ne pourront pas s’imposer aux règles nationales.
Tout se passe donc comme si le non des Français avait servi à d’autres, mais pas à eux !
Pour justifier son imposture, Sarkozy affirme que les dispositions
reprises n’ont, je cite, « pas fait l’objet de contestations ».
Qu’en sait-il exactement ?
Chacun a bien vu, durant la campagne référendaire, que toutes les
dispositions étaient critiquées : charte des droits, politiques
communautaires, transferts de compétence, majorité qualifiée, symboles
fédéraux.
On pouvait peut-être penser que le « non de gauche » déplorait
davantage la perte de l’Etat Providence et le « non de droite » les
coups portés à l’Etat national, mais il est impossible de sonder le
cerveau de chacun de nos compatriotes pour chercher ce qu’ils auraient
rejeté et ce qu’ils auraient approuvé.
La démarche de Sarkozy, consistant à se présenter comme l’interprète de la volonté populaire, est proprement totalitaire.
Pourquoi n’organise-t-il pas un nouveau référendum ?
Cela semble logique et équitable, lorsqu’on sait que la Constitution
californienne, par exemple, prévoit que seul un référendum peut abroger
ou réformer une norme elle-même adoptée par référendum, lorsqu’on
observe que la cour institutionnelle italienne adopte le même principe.
C’est en effet une règle classique du droit français : une norme
adoptée selon telle ou telle forme ne peut être modifiée que dans les
mêmes formes.
Dès lors, comment ne pas être indigné par le véritable coup d’Etat qui va être perpétré dans notre pays ?
Mon Dieu, que les temps ont changé…
La Constitution de 1793 prévoyait, je cite
« Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres ».
Puis encore, plus loin, ce texte ineffable, rappelé aux citoyens
français au temps de l'Algérie française par le directeur du "Courrier
de la Colère" un certain Michel Debré !
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est
pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des
droits et le plus indispensable des devoirs ».
Mais la France d’aujourd’hui est–elle capable d’une insurrection même symbolique, d’une simple insurrection électorale ?
Le mépris présidentiel de la volonté populaire confine à la haute
trahison, terme banni, il est vrai, de la Constitution Française en
février 2007, pour le remplacer par l’expression affadie et banale de «
manquement au devoir manifestement incompatible avec l’exercice du
mandat ».
Je suggère donc aux Parlementaires français, de refuser l’imposture, en
refusant d’autoriser la ratification d’un traité rejeté par leurs
mandants, et je les appelle à se constituer en Haute Cour pour
sanctionner le coupable !
Ce faisant, ils ne trahiront pas le peuple, et combleront même le fossé entre la nation et sa classe dirigeante.
A rebours de leurs dirigeants, les Français sont en effet attachés à
leur patrie, même si ils subissent à la fois l’utopie fédéraliste
européenne, la propagande de repentance et le politiquement correct
anti-national.
Ils sont attachés à leur famille, même s’ils subissent la propagande
anti-familiale permanente qui voudrait ringardiser ou discréditer une
institution pourtant si fondamentale et si indispensable au
développement des hommes.
L’avenir proche va montrer à tous les incrédules à quel point ce
vieux peuple, héritier des gaulois, des Francs, des Capétiens et de
Jeanne d’Arc, des républicains et de Bonaparte, est attaché à sa terre,
à ses morts, à son histoire, à ses traditions et à ses valeurs.
Les Français se rebellent aussi facilement qu’ils s’entichent. Pris
sous le charme de Sarkozy pendant quelques mois, ils lui ont tout
passé, tout pardonné, tout permis.
Mais désormais, il leur est difficile de croire que la croissance sera
comprise entre 2 et 2,5% cette année, alors que l’INSEE, l’OCDE et la
Commission européenne ont d’ores et déjà prévu qu’elle serait bien
inférieure à 2, sans compter que les plus graves difficultés, hélas,
sont devant nous.
L’année 2008 devrait marquer un nouveau pic de la crise financière
internationale induite par l’effondrement du marché hypothécaire à
risque aux Etats-Unis, et aussi l’apogée de la surrévaluation infernale
de l’e

