03-07-08
L’ «Europe qui protège» n’est pas celle que Sarkozy nous propose…
MNR
Communiqué de Véronique Péan publié en juillet 2008
Lors de sa dernière intervention télévisée, M.Sarkozy a été certes bien
inspiré de parler de « l’Europe qui protège ». Comme cela lui arrive
parfois, il fait une analyse correcte des souhaits et des aspirations
des Français mais malheureusement ses analyses ne sont pas suivies
d’effets, comme ses promesses électorales destinées à séduire
l’électorat de la droite nationale.
Car une Europe qui protège ne peut être celle du traité de Lisbonne, ni
celle qui a conduit depuis des années une politique mondiale libre
échangiste avec les pays à bas salaire, provoquant la destruction
progressive de notre tissu industriel et de nos emplois. À présent, ce
sont les secteurs de notre industrie de haute technicité qui en sont
les nouvelles victimes à l’instar d’Alcatel-Lucent qui annonce un plan
de licenciement massif, en délocalisant en Chine ou en Inde. Une Europe
qui protège ne peut être non plus celle qui se plie aux exigences de
l’Organisation mondiale du Commerce sur la suppression programmée des
subventions à notre agriculture.
Le MNR considère qu’il faut revoir totalement notre conception de
l’Europe, ses buts et son fonctionnement, comme le demandent les
peuples consultés démocratiquement. Oui, il nous faut une Europe qui
protège, mais en appliquant le principe énoncé par Maurice Allais, prix
Nobel d’économie, de « préférence européenne», en dénonçant les diktats
des idéologues mondialistes et en rétablissant partiellement des taxes
à l’importation pour certains produits venant de l’extérieur de l’Union.
22-06-08
Le MNR se dote d'une direction à plusieurs têtes
MNR
Motion adoptée à l'unanimité moins une voix contre et sept abstentions
Le Conseil national du MNR réuni à Sèvres le 22 juin 2008 a pris acte
du retrait de la politique de Bruno Mégret et décidé de maintenir et de
relancer le mouvement selon trois mots d’ordre : unité, indépendance et
action.
Le Conseil national du MNR estime nécessaire de préparer le renouveau de la droite nationale en s’érigeant en un pôle de rayonnement, de rassemblement et de rénovation autour des idées forces qui sont les siennes : défense de notre identité nationale et de nos valeurs de civilisation, promotion d’une Europe européenne, indépendante et puissante, combat contre l’immigration et l’islamisation, régulation de la mondialisation et renouveau économique et social.
Le MNR maintiendra son indépendance à l’égard de tout autre mouvement
et notamment du Front national ou des Identitaires. Il n’est pas
question pour lui d’apporter son soutien sous une forme ou une autre à
quelque personnalité que ce soit du FN ou d’ailleurs.
Les contacts seront par ailleurs maintenus avec les acteurs de la
droite nationale quels qu’ils soient sans en privilégier aucun. Des
actions communes pourront être décidées ponctuellement.
Le MNR sera dirigé de façon collégiale par le bureau exécutif, chaque
membre ayant le même pouvoir. Ce bureau est composé par ordre
alphabétique de Nicolas Bay, Jacques Gaillard, Annick Martin, Serge
Rep, Bertrand Robert, Véronique Péan et Alain Vauzelle.
Les présentes dispositions resteront en vigueur tant qu’une motion contraire du Conseil national n’aura pas été votée.
Enfin le Conseil national approuve un plan d’action prévisionnel
constitué pour les six mois qui viennent d’une université d’été, d’une
campagne sur l’Europe, d’une réunion thématique sur la mondialisation
et d’une campagne sur le pouvoir d’achat.
14-06-08
Ce n’est pas la capacité carcérale qui doit déterminer la politique pénale et pénitentiaire !
MNR
Communiqué du MNR du 13 juin 2008
L’actuel projet de loi pénitentiaire, en tirant argumentation de la
surpopulation carcérale, propose de développer les alternatives à
l'incarcération comme le bracelet électronique, pour désengorger les
prisons ; cette loi aurait donc pour conséquence pratique la sortie
effective de prison de nombreux détenus pour des raisons qui se veulent
humanitaires.
Jean-Yves Waquet, membre du Bureau national du MNR, estime que cette
conséquence est inacceptable pour la sécurité des Français, même s’il
reconnaît que cette surpopulation dans les prisons est anormale ; mais
le déficit actuel en nombre de places en prison résulte d’un manque
d’anticipation des gouvernements successifs devant la montée pourtant
évidente de la criminalité et de l’insécurité depuis une dizaine
d’années…
Et ce n’est pas aux victimes potentielles d’agressions de payer le prix
de ce manque de prévoyance. Pour le Mouvement national républicain, il
est inadmissible qu’une politique pénitentiaire ou même pénale soit
déterminée par la capacité carcérale. S’il n’y a pas assez de places,
il faut donc lancer de toute urgence un plan de construction de
nouvelles prisons pour disposer d’ici cinq ans de 20 000 places
supplémentaires, ce qui amènerait la France à rattraper partiellement
son retard accumulé par rapport à d’autres pays en capacité carcérale
relative, et sans parler des Etats-Unis…
12-06-08
Entrée de la Turquie : il faut maintenir le référendum !
MNR
Communiqué du MNR de juin 2008
Le Mouvement National Républicain est indigné par l’annonce de la
suppression, par la Commission des affaires étrangères du Sénat, de
l’amendement voté en première lecture par l’Assemblée nationale
prévoyant de maintenir un référendum pour l’entrée de la Turquie dans
l’Union Européenne ; cet amendement était pour une fois une bonne
initiative prise par un groupe de députés de la majorité car il
répondait en effet à l’inquiétude des Français.
Il paraît inconcevable que ces mêmes députés ne maintiennent pas leur
amendement et trahissent encore la confiance des Français qui dans une
très large majorité restent opposés à l’entrée de la Turquie et ne sont
pas du tout rassurés par l’évolution de cette question ; il est par
ailleurs inacceptable que le chantage exercé par Ankara sur les
conséquences possibles de cet amendement puisse influencer le choix des
représentants du peuple Français.
Plus généralement, le Mouvement National Républicain, constatant que
l’on s’attache à lever tous les obstacles sur le chemin de l’adhésion
et que l’on continue à ouvrir de nouveaux chapitres de négociations,
exprime sa plus vive inquiétude sur ce qui pourrait être une nouvelle
trahison à l’égard des Français compte tenu des positions très claires
prises par le Président de la République lorsqu’il était candidat,
affirmant à maintes reprises, et à juste titre, que la Turquie n’avait
pas sa place en Europe.
11-06-08
La réduction prévue de nos moyens de défense traduit un manque de volonté politique….
MNR
Communiqué du MNR publié en juin 2008
Dans une lettre adressée aux militaires cette fin de semaine, le
Président de la République leur laisse entendre, un peu avant la
parution du livre blanc et comme attendu, une réduction sensible des
moyens des trois armées ; cette annonce intervient au moment où l’on
apprend que la Marine Nationale est contrainte de réduire son activité
opérationnelle et son entraînement pour des raisons de coût du
carburant, pour la première fois depuis de très nombreuses années.
Ce triste exemple, à rapprocher de celui récemment dénoncé par un
général sur la situation de notre armée de terre, illustre
malheureusement une réalité : la France qui consacre par habitant 30%
de moins que la Grande Bretagne et 3 fois moins que les Etats-Unis et
dont l’effort réel de défense, contrairement au flou savamment
entretenu par le Président de la République, est plus proche de 1,5 que
de 2% du produit intérieur brut, n’a plus les moyens de sa défense. Or,
delà des propositions louables de rationalisation des soutiens, c'est
bien l'effort de défense qui est finalement déterminant.
En effet un effort effectif, hors gendarmerie et hors pensions, de 2%
du PIB permettrait à la défense d’obtenir annuellement les 6 milliards
d’Euros qui lui manquent pour continuer dans la cohérence la
modernisation de nos forces et mener à bien l’essentiel des programmes
d’équipement nécessaires aux trois armées ; Le Mouvement National
Républicain trouve donc choquant que la réduction de moyens annoncée
soit présentée comme inévitable et allant de soi ; en réalité, c’est le
manque de volonté politique d’une défense à la hauteur du rôle que la
France a l’ambition de jouer dans le monde qui est en jeu.
06-06-08
La barbarie ne passera pas !
MNR
Communiqué d'Isabelle Laraque, membre du Bureau national du MNR
Il convient de réagir énergiquement à un jugement du tribunal de Lille
annulant un mariage sous prétexte que l’épousée n’était pas vierge ! Ce
qui risque de faire jurisprudence.
L’époux, musulman, évoque la rupture de contrat moral et se dit victime
d’une erreur sur « la qualité essentielle de l’autre » !..
- Il réduit cette « qualité essentielle » à la virginité ce qui est
pour le moins contestable. Et la beauté ? l’intelligence ? la
générosité,? l’humour ? non, pour lui, une femme se réduit à un
pucelage même s’il a été rafistolé par des chirurgiens peu scrupuleux
et surtout désireux de se « faire du fric ».
- Il évoque la rupture de confiance :argument fallacieux ; dans ces
conditions de nombreuses annulations seront demandées sous prétexte que
l’épouse se révèle stérile, ou bien qu’elle développe une maladie
génétique qu‘elle n’aurait pas dû dissimuler ou encore qu’elle aurait
dû apporter davantage d’argent au ménage par son héritage ou par son
travail ; les tribunaux risquent bientôt de crouler sous les requêtes !
- Les juges cèdent aux exigences de la communauté musulmane : les
barbus fondamentalistes vont-ils faire la loi chez nous ? Sous couvert
d’annulation va t-on encourager la répudiation ? Va t-on exiger, en
France, au lendemain des noces, le drap taché de sang ?
13-04-08
Le MNR soutient toutes les initiatives pour la refondation...
Article de Florence Mazole publié dans Le Chêne n°57, avril 2008
La stratégie d’union avec le FN n’a pas donné les résultats qu’on en espérait. Il nous faut donc élargir notre démarche et mettre en oeuvre une stratégie de rassemblement pour préparer la refondation et la réémergence de notre famille politique. La création du Comité d’initiative pour la refondation va dans ce sens et, à ce titre, le MNR la soutient.
Comme le bureau national du MNR en apris acte, la stratégie d’union avec le FN n’a pas répondu à nos attentes malgré les avantages que nous en avons tirés sur le plan médiatique et auprès des sympathisants de la droite nationale. À la présidentielle, malgré le soutien désintéressé accordé à Jean-Marie Le Pen, le MNR n’a pas pu mener campagne. Aux législatives, aucun accord n'a pu être trouvé et les Le Pen ont même placé un candidat face à Bruno Mégret. Aux municipales et aux cantonales, il en est allé de même. Aucune liste d’union n'a pu se constituer de façon loyale. Les seules qui ont pu l’être l’ont été avec des candidats en rupture de ban avec le FN. Quelques jours avant le scrutin, Le Pen qui passait sur France 2 au journal de 20 heures a même consacré la moitié de son temps de parole à attaquer Bruno Mégret. Quant à sa fille, elle a déclaré vouloir la mort du MNR et ne cesse de mettre en cause son président.
Le rassemblement, pas l’union
Il est donc temps de tirer les conclusions de cette situation et de préparer la relève en menant une stratégie de rassemblement avec tous ceux qui souhaitent le renouveau de notre famille politique. Le MNR va maintenant consacrer tous ses efforts à cette stratégie de refondation qui passe par le rassemblement et la rénovation. C'est dans cet esprit qu'il soutient toutes les initiatives allant dans ce sens et notamment le Comité d'initiative pour la refondation qui vient d’être constitué.
Cet organisme nouveau n'est pas un parti politique mais une structure qui a pour objet de préparer la refondation. Il s’agit de rassembler toutes les bonnes volontés qui veulent créer une force politique nouvelle capable d'imposer la réémergence de notre famille politique lorsque le sarkozysme aura définitivement échoué et que le lepénisme aura cessé de peser.
Le MNR entend par ailleurs multiplier à la base les contacts et les actions avec toutes les bonnes volontés d’où qu’elles viennent. Il soutiendra toutes les initiatives de rassemblement dès lors qu’elles visent à la refondation de notre courant politique et qu’elles intensifient notre combat. Dans cet esprit, le MNR va lancer une campagne de terrain contre l’islamisation du pays.
14-03-08
Des résultats modestes mais encourageants pour le MNR et la droite nationale aux élections municipales et cantonales
MNR
Communiqué de Nicolas Bay, Secrétaire général du MNR du 14 mars 2008
Les résultats du 1er tour des élections municipales et cantonales de dimanche dernier constituent une première manifestation, encore timide mais réelle, de la déception suscitée par Sarkozy et par sa politique.
La droite nationale, toutes tendances confondues, ne bénéficie que
modérément de cette déception qui permet à la gauche de retrouver
quelques couleurs grâce à un phénomène classique de « zapping »
électoral.
Si elle n’est pas capable de se remettre en question, de se rassembler
et de se rénover, la droite nationale ne pourra renouer avec les succès
ni remobiliser un électorat lassé par les divisions et l’absence de
perspectives enthousiasmantes.
Malgré une présence limitée à ces élections locales, le MNR, qui
présentait des candidats dans une dizaine de villes et une quarantaine
de cantons (indépendamment de sa participation à de nombreuses listes
d’union des nationaux), obtient des résultats encourageants : les candidats du MNR dépassent la barre des 5% des voix dans plus de la moitié des cantons où ils se présentaient avec des pointes remarquables :
- dans le canton de Dôle Sud-ouest (39) : 15,34 %
- dans le canton de Chabanats (16) : 12,70 %
- dans le canton de Saint Yriex (87) : 8,90 %
- dans le canton de Soutz-sous-Forêt (67) : 8,80 %
- dans le canton de Dammartin-en-Goëlle (77) : 8,63 %
- dans le canton de Vandœuvre est (54) : 8,40 %
- dans le canton de Briey (54) : 7,60 %
Aux élections municipales, plusieurs listes MNR dépassent aussi la
barre des 5% de voix, notamment à Romainville (93) et à Sartrouville
(78) où Nicolas Bay a été réélu conseiller municipal.
Pour le 2e tour des élections municipales et cantonales, Nicolas
Bay, secrétaire général du MNR, invite les électeurs ayant encore la
possibilité de voter pour un candidat de la droite nationale, à se
mobiliser en sa faveur.
11-12-07
Le MNR manifeste à Marseille contre l’islamisation
MNR
Communiqué du MNR du 10 décembre 2007
Bruno Mégret et une centaine de militants et cadres du MNR ont
participé samedi 8 décembre à une manifestation contre l'islamisation
de l'Europe, organisée par le collectif SIOE (Stop islamisation of
Europe), devant le bâtiment de la représentation de l'Union Européenne
à Marseille.
Le MNR avait déjà participé aux deux précédentes manifestations du
SIOE, à Bruxelles le 11 septembre et à Londres le 26 octobre. Au cours
de son allocution, Bruno Mégret, président du MNR et conseiller
municipal de Marseille, a réaffirmé la nécessité de combattre
l'islamisation en tant que phénomène politique en rappelant l'action
menée devant les tribunaux par les élus MNR dans la cité phocéenne
contre le projet de mosquée monumentale concocté par la municipalité
UMP.
Stephen Gash, responsable du SIOE Angleterre, est intervenu pour
rappeler les objectifs du SIOE. La prochaine manifestation aura lieu en
janvier à Cologne (Allemagne).
03-12-07
" Voilà pourquoi, chers amis, Sarkozy va échouer "
Discours de Bruno Mégret prononcé le 1er décembre 2007 à Paris à l'occasion du Conseil national du MNR.
Nous sommes maintenant entrés de plain-pied dans une période de
profonde mutation politique. La crise que nous traversons n'est pas
propre au MNR, elle concerne toute la droite nationale et elle va en
réalité bien au-delà puisqu'elle frappe toute la classe politique.
Regardez donc ! M. Bayrou qui a été pendant la campagne présidentielle
un héros des médias est aujourd'hui complètement isolé. Il vient même
de perdre l'un de ses derniers soutiens emblématiques en la personne de
M. Cavada. Il n'a plus avec lui que deux députés. On ne l'entend plus,
on ne l'interroge plus, on ne l'écoute plus. Au parti socialiste ça
n'est pas plus brillant. Beaucoup se sont laissé débaucher par Sarkozy.
Les autres se consacrent à leurs querelles internes. Et personne chez
eux n'a plus rien à proposer ni rien à critiquer. On ne les voit
presque plus, on les a presque oublié. Tout le monde se demande où ils
sont passés. Il faut que les seigneurs du showbiz, les actrices et les
amuseurs publics montent au créneau pour suppléer à leurs carences. En
tout cas c'est ce que croit Mme Balasko qui va apporter son soutien aux
soi-disant mal logés et qui s'esclaffe : '' mais où est donc passé le
Parti socialiste ? ''
Du côté du FN, nous le savons, ça va très mal également. Au congrès de
Bordeaux on a pu mesurer à quel point ce parti est devenu une coquille
vide dont la direction consacre l'essentiel de ses efforts à assurer la
transmission du patrimoine partisan du père à la fille. Et lorsque l'on
questionne les journalistes spécialisés ils pronostiquent tous une
prise en main du parti par la fille Le Pen et dans la foulée une
disparition du mouvement qu'elle sera, disent-ils, incapable de diriger.
Est-ce à dire que la politique est en pleine dégénérescence et qu'elle
est vouée à disparaître ? Je ne le pense pas. Je pense que c'est
l'idéologie dominante, celle du politiquement correcte et de la pensée
unique, qui se trouve en pleine décomposition. Et le paradoxe est que
cette décomposition coïncide avec sa victoire absolue. Cette idéologie
s'est imposée partout, elle a triomphé politiquement, médiatiquement,
culturellement et elle domine aujourd'hui tous les rouages de la vie
nationale. Et en particulier elle a neutralisé toute opposition et
réduit au silence et à l'impuissance la force politique que nous
incarnons. Et c'est précisément parce qu'elle a tué toute opposition et
toute alternative, c'est parce qu'elle règne en maître depuis des
années que la politique est aujourd'hui aussi malade dans notre pays.
Car alors qu'elle domine tout, cette pensée unique a échoué. Elle se
révèle incapable de résoudre aucun problème. On peut même dire qu'elle
les aggrave quand elle ne les crée pas purement et simplement. Et face
à cette crise majeure, Sarkozy apparaît comme le sauveur. Non pas le
sauveur de la France, mais le sauveur du système. Il est pour lui
l'homme providentiel, celui qui peut le sortir du marasme et le
pérenniser. De ce point de vue, il en est plus que d'autres le pur
produit : chez lui tout est artifice, tout est médiatique, tout est
fait pour briller et pour tromper. Afin d'éviter le naufrage du
politiquement correct il fallait un homme approprié. Il a été trouvé,
il a été choisi, il est venu et il a vaincu. Mais il ne va rien sauver
ni rien résoudre.
Car chers amis, quels que soient les artifices et les habiletés que
l'on déploie, ce sont, au bout du compte, les valeurs et les idées qui
s'imposent. Or la classe politique n'en n'a plus aucune, elle est
totalement soumise à la pensée unique. Nous en revanche, nous sommes
porteurs d'idées et de valeurs, nous représentons une véritable
alternative par rapport au système actuel, nous répondons aux
aspirations profondes des Français. En ce sens l'avenir nous est
ouvert. Nos idées ne sont pas obsolètes, elles sont au contraire
portées par le vent de l'histoire. Elles sont plus légitimes que
jamais. Elles sont attendues par une large majorité de nos
compatriotes. Aussi, rien n'est-il joué. Tout demeure possible. Parce
que nos idées ont de l'avenir nous avons de l'avenir. Et je vous
remercie de le croire et d'être là. Je vous remercie d'incarner ce
ferment de renouveau et d'espoir dont notre peuple a besoin.
Et le moment venu les opportunités vont apparaitre car Sarkozy ne peut
pas réussir. Sarkozy va décevoir. Sarkozy va échouer. Il n'est pas
l'homme de la rupture avec le système, il est l'ultime recours de ce
système malsain qui est en train d'agoniser. Plus concrètement Sarkozy
va échouer parce qu'il ne pratique pas le grand changement
qu'attendaient les Français et parce qu'avec lui, derrière le rideau
des apparences flatteuses, tout va continuer comme avant. Il avait
annoncé qu'il voulait en finir avec le politiquement correct et la
pensée unique. Mais avec lui tout est plus correct et plus unique que
jamais. Car je pose la question : la fin du politiquement correct
était-ce l'avènement de Fadela Amara ? Était-ce la promotion de Rama
Yade ? Était-ce l'omniprésence de Rachida Dati ? Était-ce la lecture de
la lettre de Guy Moquet ? Était-ce le limogeage du préfet
d'Indre-et-Loire condamné pour avoir expliqué que l'insécurité augmente
là où s'installent des Romanichels ?
Alors je sais, certains me répondront qu'il agit et qu'il fait ce qu'il
peut. Eh bien moi je réponds qu'il gesticule et qu'il ne fait rien. Ou
plutôt qu'il ne fait rien d'essentiel. Car pour agir c'est vrai il
agit. On peut même dire qu'il tient toutes ses promesses. Le seul
problème c'est qu'il tient ses promesses par des réformettes qui ne
changent rien. L'homme est adroit et il nous l'a encore prouvé lors de
sa dernière intervention télévisée de jeudi soir. Il sait ce qu'il faut
dire et ce qu'il faut annoncer pour donner le sentiment du mouvement,
de la rupture et du renouveau. Le problème c'est que, passé les
annonces et les paroles, lorsque l'on observe les réalisations de près,
on s'aperçoit que lui, lorsqu'il courre, il fait du sur place.
Prenez l'exemple de la réforme des régimes spéciaux. Voilà une question
sur laquelle tous les gouvernements se sont cassé le nez. M. Juppé
lui-même y a brisé sa carrière politique. Sarkozy, lui, a régler le
problème en quinze jours : Quel homme ! Cela faisait plusieurs
décennies que l'on dénonçait l'injustice de ces privilèges au bénéfice
de ceux qui prennent régulièrement les Français en otage en paralysant
les services publics. Eh bien la grève aura été rude mais somme toute
relativement courte et Sarkozy a tenu bon. Le gouvernement n'a pas cédé
: les régimes spéciaux seront supprimés, tout le monde devra cotiser
quarante ans et le système de décote sera maintenu. Fort bien mais
quand on y regarde de plus près on s'aperçoit que la négociation va
apporter des compensations substantielles qui ne changeront donc pas
grand-chose au système antérieur. Ainsi par exemple les conducteurs de
trains pourront continuer de prendre leur retraite à 50 ans. Ils
cotiseront 40 ans mais ils partiront à 50 ans. Et pour s'assurer que
leurs retraites ne seront pas inférieures à celles qu'ils perçoivent
aujourd'hui, les salaires seront relevés en fin de carrière et les
primes intégrées au calcul de la retraite. Bref, les régimes spéciaux
seront supprimés mais les avantages des bénéficiaires seront maintenus.
Ainsi va la méthode Sarkozy : on réforme de façon spectaculaire mais on
ne change rien à la réalité, on se contente de l'habiller un peu
différemment. On peut d'ailleurs s'interroger sur le bénéfice que les
Français retireront de cette opération. Car la grève a coûté cher et
les économies liées à la prétendue suppression des régimes spéciaux ne
se concrétiseront que dans vingt ou trente ans. En attendant le
problème du financement des retraites reste entier.
Il en va de même de la question centrale de l'immigration. Celui qui
voulait karchériser les banlieues, qui stigmatisait les racailles,
vient de faire adopter une nouvelle loi, je devrais dire une quatrième
loi, sur l'immigration. Celle-ci a d'ailleurs donné l'occasion d'une
empoignade avec les grands prêtres et les belles âmes du politiquement
correct. Pensez donc, Sarkozy y a prévu le principe des tests ADN. Et
là encore beaucoup de nos compatriotes sont tombés dans le panneau : ''
c'est formidable, Sarkozy impose des tests ADN et il tient bon ! ''
Oui, sauf que ces tests ne sont pas prévus pour limiter le regroupement
familial mais pour donner une autre chance à ceux qui sont déboutés. Au
demeurant cette loi n'est qu'une gesticulation de plus. Quelles que
soient en effet les mesures qu'elle contient, elles seront très
largement inopérantes car cette loi ne s'appliquera pas aux
ressortissants des pays qui ont passé des accords bilatéraux avec la
France. Comme la plupart des pays du Maghreb et d'Afrique noire ont
conclus de tels accords, cette loi ne concernera au mieux que 20 % du
problème.
La seule mesure réellement nouvelle et qui risque malheureusement
d'avoir un impact est la création d'une nouvelle filière d'immigration
: l'immigration choisie pour raisons professionnelles. Les immigrés
pourront maintenant venir en France au motif qu'ils possèdent certaines
qualifications professionnelles. Et lorsqu'on prend connaissance de
cette liste, on ne peut qu'être consterné. On pouvait en effet
s'attendre à y voir mentionner les travailleurs saisonniers pour
l'agriculture, les serveurs dans les restaurants ou les manoeuvres dans
le bâtiment et les travaux publics. Mais on trouve aussi des médecins,
des géomètres, des informaticiens ou des ingénieurs. Comme s'il n'y
avait pas dans notre pays des Français bac plus trois, bac plus quatre
ou bac plus cinq qui ne trouvent pas d'emploi à la hauteur de leur
qualification et qui sont contraint de pratiquer des petits boulots. La
préférence étrangère se renforce et là encore il n'y a pas de rupture :
rien ne change, tout continue comme avant.
Il en va d'ailleurs de même s'agissant de l'expulsion des clandestins.
M. Hortefeux, très fier, annonçait le mois dernier qu'il avait procédé
l'an passé à 18 000 expulsions. Ce chiffre, qui est certes supérieur
aux 12 000 pratiquées il y a encore quelques années, est en réalité
dérisoire au regard des 100 000, 200 000 voire 300 000 entrées
clandestines chaque année. Là encore, 18 000 c'est mieux que 12 000,
mais il n'y a aucune rupture. Et qu'on ne nous dise pas que l'on ne
peut rien faire. Les Italiens qui ont voulu frapper un grand coup pour
procéder à l'expulsion en masse des Rom qui leur rendent la vie
impossible, ont su trouver la bonne méthode. Ils procèdent à
l'expulsion par simple décision administrative sans recours judiciaire
possible. Il s'agit exactement de la solution que propose le MNR depuis
des années et dont les Italiens viennent de prouver qu'elle est
parfaitement viable, même dans un pays qui respecte les droits de
l'homme.
Et je ne peux m'empêcher d'évoquer également l'imposture que constitue
la méthode Sarkozy s'agissant des institutions européennes. Pendant la
campagne électorale il avait pourtant affirmé la main sur le coeur
qu'il respecterait l'opinion des Français lesquels avait rejetés par
référendum le projet de constitution européenne. Il avait cependant
indiqué qu'il proposerait un mini-traité contenant les quelques mesures
indispensables pour permettre à l'Europe de fonctionner à nouveau
correctement et cela n'avait rien en soi de scandaleux. Aussitôt élu il
s'emploie donc à négocier ce traité. Et lorsque le texte est rendu
public, chacun constate avec stupéfaction qu'il reprend la quasi
totalité des dispositions de la constitution européenne pourtant
rejetée par les Français. N'y figurent pas le drapeau européen, l'hymne
européen. Quant au ministre des affaires étrangères il s'appellera Haut
représentant aux affaires étrangères. Autant dire qu'on se moque du
monde. D'autant que ce texte n'a rien d'une simplification. La
constitution de Giscard d'Estaing avait au moins le mérite d'être un
texte cohérent qui devait se substituer à l'ensemble des traités
européens accumulés depuis 1958. Or le traité de Sarkozy est un texte
de plusieurs centaines voire plusieurs milliers de pages selon les
éditions qui viendra s'ajouter à l'écheveau déjà inextricable des
traités antérieurs. Il s'agit donc d'un document qui n'est ni simple ni
minimum que M. Sarkozy va faire ratifier par voie parlementaire en
faisant un véritable bras d'honneur aux Français et à la démocratie.
C'est donc clair, avec Sarkozy ça change sans que rien ne change. On le
voit encore avec l'affaire de Villiers le Bel qui semble reproduire à
l'identique les événements dramatiques de 2005 à Clichy. Il s'agit de
la mort accidentelle de deux jeunes qui se précipitent sans casque et
sans respecter les priorités ni les limitations de vitesses sur un
véhicule de police. Ce n'est donc qu'un accident de la circulation. Un
accident tragique puisqu'il se solde par la mort des deux jeunes, mais
un accident comme il y en a hélas des centaines chaque mois dans notre
pays. Alors pourquoi cette émotion ? Pourquoi le procureur est-il saisi
? Pourquoi ordonne-t-on une enquête judiciaire ? Pourquoi une marche
silencieuse ? Pourquoi un tel intérêt des médias ? Pourquoi une telle
sollicitude des autorités pour ces jeunes et leur famille ? Je pose la
question : si les deux jeunes avaient été blancs il y aurait eu un tel
remue-ménage ? Bien sûr que non ! Alors y a-t-il dans notre pays une
telle discrimination positive que la mort de deux ressortissants
d'origine marocaine et sénégalaise est vécue comme un drame bien plus
grave que celle de deux Français de souche ? Ou bien est-ce parce que
ces jeunes sont soutenus par des voyous et que ceux-ci comptent plus
que les honnêtes citoyens ?
Toujours est-il que nous avons été à nouveau au bord de l'insurrection.
Les bandits on provoqué des incendies de voitures et de bâtiments
publics, ils ont tirés à bout portant sur les policiers, la banlieue
nord de Paris a connu à nouveau les émeutes. Et tous les élus locaux de
nous expliquer que rien n'a changé depuis 2005 : la situation s'est
même aggravée. Et force est de constater que depuis cette date M.
Sarkozy a été ministre de l'Intérieur puis président de la République
et qu'il a multiplié les déclarations à l'emporte-pièce comme il l'a
encore fait à la télévision jeudi soir. Pourtant rien n'est venu et
rien ne viendra : Les banlieues n'ont pas été karchérisées et les
racailles n'ont pas été mises au pas. Elles sont toujours aussi
arrogantes, agressives et sûres de leur impunité. Et ce n'est pas Mme
Fadela Amara, qui a d'ailleurs disparu complètement lors des émeutes,
qui va changer quoi que ce soit ?
En réalité c'est plus globalement l'insécurité qui continue de se
développer comme le montre de façon dramatiquement emblématique le
meurtre odieux d'Anne-Lorraine, cette jeune fille retrouvée assassinée
dans le RER après s'être courageusement battue contre son agresseur. Et
là encore rien ne change. On cache l'identité de l'agresseur '' il
s'agit d'un homme de quarante ans '' nous dit-on et lorsque l'on
réussit enfin à la connaître, on découvre qu'il s'agit d'un certain
Oglou, un immigré turc qui n'aurait jamais dû rester sur le territoire
national puisque c'est un délinquant sexuel que l'on a remis en liberté
sachant qu'il allait inéluctablement récidiver. Et comment ne pas être
choqué lorsque l'on compare l'intérêt que les autorités et les médias
ont portés aux deux victime d'un accident de la circulation à
Villiers-le-Bel et l'indifférence et le silence qui entoure
l'assassinat de la jeune Anne-lorraine. Et je pose la question : la vie
de tous les Français n'a-t-elle pas la même valeur pour les autorités
de la République ? En réalité c'est toujours la préférence inversée, la
préférence aux délinquants sur les victimes, la préférence aux
étrangers sur les Français. Avec Sarkozy ça change dans le discours
mais rien ne change dans la réalité.
Sarkozy nous avait aussi expliqué que dorénavant on pourrait gagner
plus en travaillant plus. Et là encore rien n'est venu. La seule mesure
qui ait été prise à ce jour, la défiscalisation des heures
supplémentaires, est une usine à gaz tellement complexe qu'il a fallu
éditer un véritable livre pour aider les entreprises dans la mise en
application de ce dispositif. Pour les petites entreprises cela semble
même tellement complexe que l'affaire ne s'est pas concrétisée. Et tout
cela est tellement décevant que Sarkozy a été obligé d'annoncer Jeudi
de nouvelles mesures. On ne sait pas quelle en sera l'efficacité mais
ce qu'on sait déjà c'est qu'elles viendront accroitre encore un peu
plus la complexité déjà toute byzantine du code du travail.
En tout cas, si les Français ne réussissent pas à gagner plus en
travaillant plus, une chose est certaine, ils payent plus pour
consommer moins. L'essence et le fioul ont augmenté de façon
vertigineuse, les prix des produits alimentaires connaissent des
augmentations spectaculaires, les loyers suivent. Quant à l'euro, il
n'en finit pas de grimper et le dollar de descendre pénalisant chaque
jour un peu plus notre économie y compris les secteurs les plus
performants. L'euro aurait dû servir les économies européennes,
aujourd'hui il les dessert. Airbus annonce par exemple qu'il se trouve
acculé à délocaliser certaines de ses activités dans la zone dollar.
Mais que va-t-il rester dans notre pays ? C'est en effet la
dégringolade générale et la France recule dans tous les classements :
PIB, croissance, exportation, niveau de vie, université.
Et pendant ce temps, on ne nous parle que des minorités on ne se
préoccupe que de leurs problèmes. Elles occupent le devant de la scène
française et monopolisent la sollicitude des autorités comme celle des
médias. Les banlieues sont devenues la nouvelle frontière de la France
d'aujourd'hui. Avec cette différence qu'elles ne nous apportent rien.
Elles ne constituent aucune pépinière de talent, aucune source
d'enrichissement. Elles sont pour notre pays un poids de plus en plus
lourd qui obère notre avenir. L'immigration monopolise une part
croissante des ressources de notre pays. On la trouve partout où il y a
des problèmes qu'on ne parvient pas à résoudre, que ce soit
l'insécurité, la santé, l'enseignement ou le logement. Quant à la
France, elle disparaît peu à peu derrière cette réalité bariolée et
souvent violente. Avec Sarkozy, tout continue comme avant.
Voilà pourquoi, chers amis, Sarkozy va échouer. Progressivement le
décalage va s'amplifier entre ce qu'il a promis et ce qu'il réalise.
Progressivement c'est un fossé qui va se creuser entre son agitation,
ses déclarations, ses rodomontades et ses promesses d'une part et de
l'autre la triste réalité d'une France qui continue de décliner et de
Français dont la vie ne cesse de se dégrader. Certes, l'homme est
habile et cherchera jusqu'au bout à dissimuler ses insuffisances et à
camoufler ses échecs derrière des paroles et des gestes séduisants.
Mais le moment viendra où les Français constateront que les prétendues
réformes se sont accumulées mais qu'elles n'ont eu aucun effet et que
tout continue comme avant. Dès lors la déception sera grande et sans
doute aussi le ressentiment qui les conduira à rejeter Sarkozy. À ce
moment-là tout redeviendra possible pour nous.
Pour autant, je le dis, les Français ne se reporteront pas spontanément
vers la droite nationale. Encore faut-il que celle-ci soit en mesure de
leur présenter une alternative crédible, moderne, séduisante et
enracinée dans des convictions solides. Inutile de dire que ce n'était
pas le cas lors des échéances de mai et juin dernier. Il faut donc nous
préparer à ce nouveau rendez-vous. Et pour cela la seule solution c'est
la refondation de la droite nationale. Tel est notre projet, telle est
notre ambition, tel est notre objectif.
La refondation passe d'abord par le rassemblement, la réunification de
la droite nationale dans toutes ses composantes au sens large du terme.
Il faut à terme pouvoir réunir le MNR, le FN, le MPF, les amis de M.
Dupont Aignan et tous les autres groupes qui constituent la droite
nationale au sens politique du terme. Alors je sais, aujourd'hui cela
paraît difficile. Le Pen et sa fille y sont opposés, Villiers est
retourné à l'UMP. Pourtant cette aspiration à l'union est partagée par
une écrasante majorité de cadres et de militants de la droite
nationale. Nous disposons donc d'un levier très puissant en nous
appuyant sur la base car nous pouvons créer une dynamique à ce niveau.
Et c'est tout l'intérêt de l'initiative lancée par Nicolas Bay et
Jean-François Touzé avec ce forum qu'est Convergence nationale. Car si
demain par des adhésions massives, par des réunions au succès
croissant, nous réussissons à susciter un espoir et à créer une volonté
tout peut devenir possible.
C'est pourquoi je vous demande de vous investir dans ce projet et de le
faire dès maintenant à l'occasion des élections municipales. Nous
devons mettre sur pied le maximum de liste du MNR et pratiquer l'union
partout où c'est possible.
Chers amis nous sommes à un tournant. Le Pen termine sa carrière
politique. Ce qui n'était pas possible avec lui peut le devenir sans
lui. Quant à sa fille, rien n'assure qu'elle va l'emporter. N'est-elle
pas arrivée loin derrière Gollnisch à l'élection au comité central à
Bordeaux ? Et rien non plus ne permet d'affirmer que si elle l'emporte
elle ne sera pas contrainte à l'union. Car la rénovation s'impose. Ceux
ou celles qui pensent qu'il suffira de changer le prénom du président
du FN pour que tout recommence comme à l'époque glorieuse de ce parti,
n'ont rien compris. Le moment est venu de rénover notre famille
politique à la fois dans ses structures et dans son projet.
Sur le plan des structures il faut une organisation de vaste
rassemblement qui rompe avec le système autocratique du FN. Il faut une
organisation plus décentralisée, plus polycentrée qui laisse la place
aux initiatives, qui valorisent les militants, l'action locale ainsi
que les techniques modernes de communication et d'action. Une
organisation qui prenne en compte tous les talents et qui permette à
chaque leader de trouver sa place en fonction de ses capacités.
Il faut aussi une rénovation du projet. Car on ne peut pas proposer,
comme le font certains au FN, le retour à la France des années 50. Et
bien sûr on ne peut pas non plus, comme le fait la fille vouloir
rénover en alignant le discours sur celui de l'UMP. La solution est
ailleurs, elle est dans un projet élaboré, moderne et enraciné comme
celui que nous avons progressivement mis au point au sein du MNR.
Encore faut-il poursuivre ce travail. Car il faut l'adapter en
permanence aux nouvelles questions qui émergent, aux grands défis qui
nous sont lancés. De ce point de vue il importe par exemple de préciser
notre position sur la question de l'environnement.
Je suis frappé de constater à quel point cette question qui occupe la
une des médias a été confisquée par la gauche et les tenants du
mondialisme. Leur discours sur la nécessité de lutter contre les
pollutions et d'économiser l'énergie et les ressources de la planète
est utilisé pour aller encore plus loin dans la voie du mondialisme. Le
slogan qui revient d'ailleurs comme une rengaine est révélateur à cet
égard. On ne nous parle que de '' sauver la planète ''. Et pour cela il
nous faudrait adopter le mode de vie des bobos écolo gauchistes. Et
tous les jours on nous explique que pour sauver la planète il faut se
mortifier. Rien n'est plus débile. Car ce n'est pas les Français tous
seuls dans leur Hexagone qui sauveront la planète en ne tirant la
chasse d'eau qu'une fois par jour, en ne se lavant qu'une fois par
mois, en roulant à bicyclettes sous les averses, ou en triant chaque
matin ses ordures sur la table de la cuisine. Chaque fois qu'on
économise un mètre cube de CO2 en France, les Chinois en produisent
1000 mètres cubes supplémentaires rien qu'en produisant les objets que
nous leur achetons faute de pouvoir les produire chez nous.
Tout cela est aberrant. Il faut au contraire bien comprendre que ces
nouveaux enjeux écologiques peuvent nous permettre de sauver la France
et l'Europe. Ils offrent en effet de nouvelles opportunités à notre
pays et à notre continent. Plus que d'autres en effet nous sommes en
situation de nous abstraire de la dépendance à l'égard du pétrole par
exemple alors que la croissance chinoise va rapidement se heurter à la
rareté de l'énergie et des matières premières. De même, les exigences
écologiques peuvent constituer le meilleur des arguments pour s'opposer
à la mondialisation sauvage. La taxe carbone dont on parle ne doit pas
s'appliquer aux Français mais aux produits chinois, américains ou
indiens et réduire la compétitivité de ces pays qui polluent
allègrement et provoquent chez nous le chômage et la
désindustrialisation. Il faut aussi mettre en cause les transports
massifs de marchandises à travers les océans et prôner des économies
plus auto centrées et donc un maximum d'industrie sur notre sol et sur
le sol européen. Encore faut-il pour cela que la France et l'Europe
s'érigent en un pôle de puissance capable d'imposer cette volonté à
l'échelle du monde. Là encore la prise en compte des questions
environnementales passe par les solutions imaginées par le MNR : la
régulation de la mondialisation, la puissance de l'Europe, le
développement de son indépendance et de son industrie, la diffusion de
sa technologie et de son modèle.
Malgré les apparences nous sommes donc plus utiles et plus nécessaires
que jamais. Nous devons donc continuer notre combat et nous préparer à
incarner une grande alternative. Et pour cela il faut continuer à tenir
et durer en étant présents aux élections municipales et en développant
notre stratégie de rassemblement, de rénovation et de refondation.
Chers amis, la France a toujours besoin de nous.


