LE BLOGUE DE YANN REDEKKER

Un regard neuf sur une vieille idée : la Nation

jeudi 15 octobre 2009

Scandale : le gwen ha du interdit sur le sol breton !

supporters_bretonsJeune Bretagne

édition du 12 octobre 2009

Samedi dernier se déroulait à Guingamp, au stade du Roudourou, un match opposant l’équipe de France aux Iles Féroé, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde de football.

Depuis une semaine, un intense déferlement médiatique s’était abattu sur la Bretagne concernant ce match International qui était, soi-disant, « si important aux yeux des bretons».

N’importe quel amateur de football aura pourtant pu remarquer que, depuis des dizaines d’années, dans les tribunes de football breton, on remarque en général assez peu de drapeaux français mais par contre énormément de tifos ou de drapeaux aux couleurs et symboles bretons, signe d’un sentiment d’attachement sans doute beaucoup plus fort à la Bretagne et d’un large détachement vis à vis de l’équipe de France.

La FFF, Fédération Française de Football, sans doute mécontente de l’exotisme du Stade de France et des huées qui accompagnent chaque match de cette équipe, sans identité européenne aucune , avait donc décidé pour ce match de délocaliser l’équipe de France « en province» , chez « les ploucs» , là où il n’y avait aucun risque de contestation envers cette équipe, et encore plus sûrement, lorsque consigne fut donnée aux vigiles, avec force si nécessaire, de confisquer tout drapeau breton qui souhaiterait rentrer dans le stade.

Vous ne rêvez pas ! Le Gwen Ha Du, drapeau de tous les bretons, interdit, bannit, exclu, dans un stade de football breton !

Ainsi, les bretons, sur leurs terres, se sont vus humiliés, molestés, insultés, trainés dans la boue, au nom de leur identité.

Il est inadmissible à l’heure où la France se fait insulter chaque jour par des peuples qu’elle n’a jamais réussi à intégrer sur son sol (et qu’elle contrôle de moins en moins), qu’elle vienne avec ses gros sabots jacobins en Bretagne, insulter notre peuple, notre identité et nos emblèmes de cette façon.

Les vigiles de la FFF, à l’image de cet hexagone multiculturel dont nous ne voulons pas, représentent clairement la volonté des dirigeants cosmopolites, qui désormais emploient des extra européens pour mettre à genoux les européens désireux de ne pas se laisser marcher dessus et humilier de la sorte.

Nous appelons tous les bretons et toutes les bretonnes révoltés par ce comportement à faire savoir à la Fédération Française de Football et au secrétariat d’État aux sports ce qu’il pensent du traitement réservé aux bretons, comme souvent relégués au rang de citoyens de seconde zone.

Nous souhaitons par ailleurs, comme tous les européens censés devraient le souhaiter, que cette équipe de France, honte de l’Europe dans sa composition même, ne se qualifie pas pour la coupe du monde 2012. Nous vous incitons enfin, à demander pourquoi la FFF se refuse à autoriser années après années les matchs d’une sélection bretonne, reléguant des joueurs professionnels des meilleurs championnats à jouer sur des terrains de seconde zone, sur des télévisions de seconde zone, et contre des équipes dont le niveau n’est pas comparable.

L’identité, elle est à nous ! On s’est battu pour la reprendre, on se battra pour la défendre !

Jeune Bretagne

Pour exprimer votre indignation, votre ras le bol, votre colère, vos armes sont : le téléphone, le fax, le mail !

Fédération française de football
87 bd de grenelle
75738 Paris Cedex 15
tél : 01-44-31-73-00
fax: 01-44-31-73-73
mail : webmaster@fff.fr

Secrétariat d’État au sport
95, avenue de France
75650 Paris CEDEX 13

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vendredi 22 mai 2009

De Belfort au Tyrol

Lion_de_BelfortChristian Chaton

Article de Christian Chaton publié le 4 mai 2009

Les propositions du Comité Balladur sur la réforme des collectivités locales n'en finissent  plus de stimuler l'imagination de certains élus.

Ainsi le Député UMP du Territoire de Belfort Michel Zumkeller a-t-il adressé le 24 avril 2009 une lettre à ses collègues alsaciens dans laquelle, après avoir constaté "que par sa vocation économique, son histoire et sa culture, notre département est naturellement tourné vers la région Alsace", il demande que soit analysée "la possibilité de rattacher le Territoire de Belfort à la région Alsace".

Cette proposition qui peut de prime abord sembler un peu farfelue ne l'est pas plus après réflexion que celle émise par le Comité Balladur de fusionner l'Alsace et la Lorraine.

Après tout ce n'est qu'après la défaite française de 1871 que le Territoire de Belfort a été détaché de l'Alsace par le traité de Francfort.

Mais si l'histoire pourrait justifier un tel rattachement, pourquoi ne pas aller encore plus loin ?

De 1363 à 1648 la Haute-Alsace (l'ancêtre du Haut-Rhin), qui était une possession des Habsbourgs, fut administrée depuis Meran et Innsbrück les capitales du Tyrol autrichien. Une exposition réalisée en 1986 sous les auspices du Land Tirol et du Département du Haut-Rhin a d'ailleurs célébré les liens historiques, humains, culturels et économiques qui unirent la Haute-Alsace au Tyrol durant 285 ans et qui ne prirent fin qu'en 1648 avec le début de l'occupation française.

Alors pourquoi ne pas fusionner le Haut-Rhin avec le Tyrol et le rattacher à l'Autriche? Historiquement une telle proposition est aussi recevable que la rattachement de Belfort à l'Alsace ! On peut toujours rêver...même en politique !

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dimanche 5 avril 2009

Quelles régions pour la France ?

France_puzzleEurope Maxima

Article de Pierre Le Vigan publié le 4 avril 2009

« Le comité Balladur veut redessiner la carte de France en ramenant les régions de 22 à 15 » indiquait l’A.F.P. du 25 février 2009. Le rapport Balladur envisage moins de régions mais des « macro-régions » groupées autour de très grandes villes. Ce sont plus des aires urbaines économiques que des provinces. Une logique de pure compétitivité économique. Or les découpages des régions n’ont de sens que s’ils permettent les coopérations entre régions plus que des rivalités économiques. Ils doivent en outre correspondre à des identités.

Dans ce contexte, une question préalable se pose : faut-il supprimer les départements ? Certes, les départements comportent une part inévitable d’arbitraire et de choix contestable dans leurs limites mais ils sont devenus quelque chose comme un point de repère, et ils représentent un attachement, dont témoignent le souci partagé par les élus et les populations de conserver les plaques minéralogiques des voitures. En d’autres termes les départements si artificiels en apparence en 1790 sont devenus des éléments d’identité. Il est vrai que le découpage avait finalement été fait en tenant largement compte des provinces existantes.

Artificiel, l’Allier ? Mais c’est le Bourbonnais (même si une partie de celui-ci est dans le Cher). Artificiel, le département des Alpes-Maritimes ? Mais c’est le comté niçois. Artificiel, le département de la Nièvre ? Mais c’est le Nivernais, le comté de Nevers. Et l’Indre-et-Loire c’est pour l’essentiel la Touraine. Et le Lot, c’est en bonne part le Quercy. Et la Dordogne, c’est le Périgord.

C’est pourquoi il convient non pas de supprimer mais sans doute de vider progressivement les départements de leurs compétences générales pour les concentrer sur des compétences restreintes mais importantes, l’action sociale et la solidarité, les personnes âgées, etc., au profit des régions qui ont vocation à avoir des compétences générales, et donc de plus en plus larges. Les départements représentent des échelles de proximité et des points d’ancrage nécessaires aux identités.

Nul besoin sauf exceptions de redécouper les départements. Toutefois les départements de la Meurthe et de la Moselle devraient être rétablis sur la base des limites départementale de 1870 avant l’annexion d’une partie de la Lorraine par le IIe Reich.

Quant au découpage régional, il est loin d’être mal fait. En outre les régions sont des collectivités territoriales de plein exercice depuis plus de deux décennies, ce qui n’est pas négligeable. Si on observe avec attention l’histoire des provinces françaises il apparaît qu’aucun découpage antérieur n’est incontestable et ne pourrait être repris sans polémique. Il est difficile aussi d’avoir à la fois des régions très grandes, comme le Languedoc de 1789, et d’autres régions qui seraient très petites, comme la Saintonge ou l’Aunis.

Le découpage régional est donc dans l’ensemble judicieux, souvent plus, d’ailleurs, que celui qu’avait adopté Vichy avec la création des préfectures régionales, découpage biaisé par la ligne de démarcation certes, mais peut-être aussi plus technocratique que le découpage actuel. Il est aussi à noter que les régions françaises ne sont pas toutes plus petites que les régions allemandes, contrairement à ce que l’on entend fréquemment, bien au contraire et que, au demeurant, l’histoire de chaque pays est différente et que aucun ne saurait constituer un modèle, ce qui serait revenir à la très grande erreur de Napoléon Ier, quitte à l’inverser en prenant l’Allemagne pour modèle.

Pour autant, quelques modifications seraient certainement souhaitables. Ainsi la Loire-Atlantique devrait être rattachée à la Bretagne. La Vendée pourrait être rattachée à la Région Poitou-Charentes (qui pourrait bien sûr changer de nom pour prendre cela en compte). La région Pays-de-Loire pourrait s’adjoindre l’Indre-et-Loire c’est-à-dire la Touraine (devenant Maine-Anjou-Touraine). La région Centre, réduite en étendue mais plus homogène, deviendrait « Orléanais-Berry ».

La Franche-Comté perdrait le Territoire de Belfort qui serait rattaché à l’Alsace dont il a toujours fait partie historiquement. La région Bourgogne deviendrait « Bourgogne-Nivernais » sans changements de limites. L’Ardèche serait rattachée, comme elle l’était historiquement à la région Languedoc-Roussillon. Il serait créé une région Savoie (deux départements). La région Rhône-Alpes, réduite géographiquement, deviendrait « Lyonnais - Dauphiné ». Le Limousin serait agrandi de la Dordogne (devenant région « Limousin - Périgord »). L’Aquitaine serait donc réduite d’un département. Les deux Normandie seraient réunifiées. La région dite Provence-Alpes-Côte d’Azur ne changerait pas de limite (c’est la région Provence et Niçois).

Il naîtrait ainsi une France des nouvelles provinces, de régions de taille raisonnables – à l’inverse par exemple des aberrantes circonscriptions pour les élections européennes - , des régions à la fois porteuses d’identité, matrices d’identité et viables en terme de développement relocalisé, tournant le dos tant aux mégalopoles qu’au mégalo-capitalisme.

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samedi 21 mars 2009

Sauvons la Franche-Comté !

banner170Mouvement Franche-Comté

édition du 21 mars 2009

A l'attention de : Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République

Le rapport Balladur sur la réforme des collectivités locales remis au Président de la République le 5 mars préconise une réduction du nombre des régions qui passerait de 22 à 15. Victime potentielle, nommément désignée lors des travaux préparatoires, la Franche-Comté dont il est proposé qu’elle fusionne avec la Bourgogne.

Nous signataires de cette pétition,

- rappelons que, depuis plus de 1 000 ans qu’elle existe (982), la Franche-Comté a pour

l’essentiel de son histoire vécu indépendamment de la Bourgogne,

- soulignons que bon nombre de régions européennes sont aujourd’hui plus petites que la
Franche-Comté,

 - signalons qu’elle n’a pas besoin de Paris pour lui dire avec qui elle doit se marier,

 - considérons qu’elle aurait rien à gagner et tout à perdre à être rattachée à la Bourgogne,

Besançon ne serait plus capitale régionale, nous n’aurions plus notre propre conseil régional et les Bourguignons, démographiquement majoritaires, pourraient alors nous imposer leur volonté. Ensuite, à l’heure de l’Europe, la Franche-Comté a l’immense avantage d’être directement voisine de la Suisse et de l’Allemagne, ce qui n’est pas le cas de la Bourgogne. Enfin, il n’y a aucune synergie possible entre nos deux économies, celle de la Franche-Comté, basée sur l’automobile, la micromécanique, l’horlogerie, le bois, le tourisme, le ski et le fromage étant cent fois plus proche de celle du Jura suisse que de celle de la Bourgogne.

- proclamons que jamais la Franche-Comté, ses habitants et ses villes historiques comme Besançon, Vesoul, Dole ou Belfort dépendront de Dijon,

- en un mot, disons fermement NON au funeste projet secret de certains de voir la Franche-Comté « annexée » demain par la Bourgogne.

Suite aux propositions Balladur, une loi va bientôt sortir. La Picardie dont la disparition est également envisagée a déjà récolté plus de 50 000 signatures pour s’y opposer. Ne soyons pas en reste ! Soyons vigilants et mobilisons nous avant que notre rattachement à la Bourgogne ne nous tombe demain sur la tête !

Le Mouvement Franche-Comté, déjà à la pointe du combat pour le lion sur les plaques de voitures, vous appelle donc à signer sans attendre cette PÉTITION à l’attention du Président de la République.

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dimanche 1 mars 2009

L’Alsace en Europe : rives du Rhin ou plateau lorrain, il faut choisir !

alsacienneChristian Chaton

Article de Christian Chaton publié le 23 février 2009


Le Comité pour la réforme des collectivités locales, présidé par l’ancien Premier Ministre Edouard Balladur, doit rendre ses préconisations sur la future architecture institutionnelle de la France au Président de la République dans les jours qui viennent.

Parmi les mesures qui devraient être rendues publiques figurerait le regroupement - sur des bases à priori volontaires - de quelques-unes des 22 régions actuelles qui ne devraient plus à l’avenir en former que 15 dans le but de leur donner "une dimension européenne".

C’est ainsi que serait envisagé le regroupement des actuelles régions Alsace et Lorraine au sein d’une super région du Grand Est.

Une telle proposition reflète le tropisme franco-parisien de ses auteurs tout comme la méconnaissance des réalités régionales et européennes.

L’observation de ce qui se passe chez nos proches voisins européens nous montre au contraire que la viabilité d’une région, d’un Land allemand ou d’un canton suisse, n’est pas fonction de l’importance de sa superficie ni de sa population, mais de son homogénéité et des atouts liés à sa situation géographique comme à la présence sur son territoire d’activités économiques à forte valeur ajoutée, et à son rayonnement culturel.

C’est le cas de la Freie und hansestadt Hamburg, la ville libre et hanséatique de Hambourg, qui avec ses 1,8 M d’habitants et ses 755 km² est le premier des 16 Länder allemands pour le PIB par habitant.

Plus grand port d’Allemagne et deuxième port européen, la Ville-État de Hambourg a su depuis la fin de la guerre se spécialiser dans les domaines de la chimie, de la construction aéronautique et navale, et est devenue un leader en matière de technique médicale et de biotechnologie, tout en développant un fort secteur des services.

Plus proche de nous la prospérité du canton de Bâle-Ville, le plus petit des cantons suisses avec ses 190 000 habitants et ses 37 km², vient encore contredire le raisonnement du Comité Balladur.

Vouloir noyer l’Alsace dans un hypothétique Grand Est reviendrait en fait à nous couper de l’espace du Rhin Supérieur qui est notre espace de vie et de développement naturel et historique, et à nous éloigner du centre économique européen qui court de l’Italie du Nord jusqu’à Londres en passant par la vallée du Rhin et la Ruhr sous la dénomination de Banane Bleue.

Il est urgent que ces réalités reviennent à l’esprit des grands élus alsaciens et que la dimension régionale et européenne de l’Alsace l’emporte sur la logique nationale.

La clé de la prospérité de l’Alsace et son avenir se trouvent sur les deux rives du Rhin, pas sur le plateau lorrain.

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samedi 3 janvier 2009

Orientations pour un régionalisme éclairé

MN_logoEurope Maxima

Article de Daniel Cologne publié le 2 janvier 2008

Je remercie mes amis du Mouvement Normand de m’avoir accueilli dans les colonnes de leur revue culturelle (Culture Normande) et de m’envoyer régulièrement leur revue politique (L’Unité Normande), soit directement, soit par l’entremise de leur collaborateur Georges Feltin-Tracol. Je compte également ce dernier au nombre de mes meilleurs amis et ses « tribunes libres » consacrées à la Belgique attestent la conception large que se font de la région les adeptes de la réunification de la Normandie.

Depuis plus d’un demi-siècle, la Normandie est arbitrairement et artificiellement divisée en une Basse-Normandie et une Haute-Normandie dont la réunification est la revendication de base de l’affirmation identitaire normande. Dans les « trois mots-clés » de Jean Mabire (Unité - Héritage - Ouverture), et comparativement au ternaire que j’ai moi-même esquissé dans des articles précédents, le mot « unité » correspond au mot « identité ». De même, le mot « héritage » renvoie aux « origines nordiques », dont Didier Patte fait par ailleurs le premier des cinq cercles d’appartenance de l’identité normande.

Le cinquième et dernier cercle est celui de l’« ouverture ». Il y a donc adéquation entre la démarche du Mouvement Normand et ma proposition de « décrucifier le monde » en substituant à l’écartèlement entre les quatre points cardinaux un schéma plus harmonieux, en l’occurrence un triangle Origines (Nord) – Identité (Est) – Ouverture (Ouest), ou mieux encore, pour intégrer le Sud dans ce schéma : un triangle Origines (Nord) – Identité (Sud-Est) – Ouverture (Sud-Ouest).

Ma perspective symbolique s’inscrit dans le cadre d’une géographie spirituelle liée à son tour à la « structure absolue » que je crois discerner dans la figure horoscopique. Il va de soi qu’en fonction de la situation d’une région en géographie réelle, les axes d’identité, d’ouverture et de retour aux origines peuvent présenter des variantes par rapport aux axes de l’horoscope.

Dans le cas d’une Normandie réunifiée, l’axe Sud-Est, que Didier Patte appelle « séquanien » en raison de son lien avec la Seine, conduit in fine vers le Sud de l’Italie et renoue avec le souvenir du royaume normand de Sicile. La fondation de ce royaume est l’une des deux grandes aventures de la période ducale (911 - 1204), qui constitue par ailleurs le deuxième des cinq cercles concentriques.

Les origines scandinaves de la Normandie sont bien connues, l’implantation viking de Rollon servant de base à la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant (1066), deuxième aventure majeure de la période ducale. Ainsi la Normandie peut-elle être considérée comme « la matrice du monde anglo-saxon », qu’il faudrait peut-être rebaptiser « monde anglo-normand ». « L’axe du Ponant » reflète un désir d’ouverture vers le Nord-Ouest (Îles Britanniques, États-Unis, Canada).

Mais la volonté d’élargir la géopolitique normande « au vaste monde » se traduit aussi dans « l’axe Plantagenêt » tourné vers le Sud-Ouest (Aquitaine, Espagne, Portugal). Du comté anglais du Devon à la Lusitanie en passant le Sud-Ouest de la France et la Galice émerge ainsi une conception élargie et éclairée de la région envisagée comme zone de coopération transfrontalière, et non plus comme positionnement de repli frileux face aux périls de la mondialisation, de la tyrannie des grands ensembles, des dérives technocratiques de l’Europe de Bruxelles et des prétentions uniformisatrices pluriséculaires du jacobinisme parisien.

Citant André Siegfried, Didier Patte sait que « la vérité n’est jamais entièrement du même côté ». Aussi ne rejette-t-il pas en bloc toutes les initiatives de Bruxelles, comme par exemple le programme Érasme d’échanges inter-universitaires européens, ou de Paris, comme par exemple la régionalisation (même timide) ébauchée par le gouvernement Raffarin (la brochure de Didier Patte rassemble des textes écrits à partir de 2002).

Opérant une subtile distinction entre la francité (troisième cercle) et la francophonie (quatrième cercle), Didier Patte lance un riche débat entre ceux qui s’ouvrent à une identité multiraciale via le facteur linguistique et d’autres, qui, comme mon excellent ami Rodolphe Badinand, tienne la francophonie pour une « illusion universaliste » découlant du « mal colonial » et de l’exorbitante prétention de la France d’imposer au monde entier son modèle de citoyenneté hérité des « Lumières » :

« Cet air de liberté par delà les frontières

Aux peuples étrangers qui donnait le vertige

Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige,

Elle répond toujours du nom de Robespierre,

Ma France ». (Jean Ferrat)

Une Europe des régions (celles-ci entendues lato sensu) peut s’ouvrir aux Afriques maghrébine et subsaharienne en raison des liens historiques et culturels que nous avons avec ces peuples du Sud. Mais cette ouverture ne peut s’effectuer que si les Européens reprennent au préalable conscience de leurs propres origines et de leur identité spécifique. De même, c’est en redevenant nous-mêmes que nous pourrons enfin réussir l’intégration des allochtones, ce que le pseudo-modèle jacobin est loin d’avoir réalisé dans l’Hexagone (voir La Marseillaise sifflée au Stade de France).

Les responsables de tous les mouvements identitaires d’Europe sont invités à lire l’excellente brochure de Didier Patte. En s’inspirant de l’organisation et de la démarche du Mouvement Normand, notre famille de pensée peut progresser vers l’idéal d’une Europe à géométrie variable, reflet de l’extraordinaire diversité de nos paysages à l’échelle humaine, émanation de notre singularité géographique face aux steppes, aux déserts, aux chaînes de montagnes écrasantes et aux forêts vierges impénétrables qui caractérisent les autres continents.

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samedi 4 octobre 2008

Colmar : la mosquée de la discorde

mosqu_e_nonColmar d'Abord

Article de Roland Vernizeau publié le 1er octobre 2008

Le tribunal administratif de Strasbourg a annulé le 30 octobre le second tour des élections municipales de Colmar au motif que Gilbert Meyer a fait aménager en pleine campagne électorale un terrain de foot dans la ZUP et promis une subvention de 162 000 € pour la construction d'une deuxième mosquée.

Pour le tribunal cette information est restée confidentielle et n'a fait l'objet d'aucun débat au cours de la campagne. Il note qu'elle a été "diffusée" auprès de la communauté musulmane par le président de l'association culturelle maghrébine Bachir Daoudi, qui est également l'imam de la mosquée Ennasiha.

Sans prétendre commenter une décision de justice, des question s'imposent : le tribunal est-il bien sûr que les autres candidats ne connaissaient pas l'information concernant la deuxième mosquée ? Et si Gilbert Meyer est coupable de ne pas avoir ouvert le débat sur la question pourquoi les autres candidats ne l'ont-ils pas fait ? N'avons-nous pas là une manifestation flagrante de lâcheté collective d'élus et responsables politiques sur un sujet sensible ?

A l'heure où le Ministère de l'Intérieur prépare un manuel de prévention du prosélytisme islamique ( voir DNA de ce jour),la construction des mosquées est un sujet sensible qui mérite le plus large débat et non des décisions à la sauvette. Or les élus semblent terrorisés à l'idée de le faire. Et c'est ainsi qu'à Cologne les opposants à la construction d'une gigantesque mosquée ont été interdits de manifestation tandis que  le lendemain les partisans du Hezbollah défilaient librement à Berlin !!

Colmar n'est ni Cologne ni Berlin heureusement, mais il n'est pas certain que nos élus soient lucides et courageux sur la question des mosquées. C'est la raison pour laquelle, et sans préjuger de la suite du dossier d'annulation de l'élection de Gilbert Meyer, en tant que représentant d'Alsace d'Abord à Colmar, je fais savoir aux Colmariens que les militants régionalistes colmariens souhaitent que la question de la construction d'une deuxième mosquée soit portée sur la place publique si une deuxième élection doit avoir lieu.

Les électeurs et contribuables colmariens ont le droit d'avoir des réponses aux questions suivantes :

Qui va gérer cette deuxième mosquée ? D'où viendront les imams et quelle doctrine vont-ils y prêcher ? Celle de l'islam d'el andalouz ou celle du Hizbollah ?

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vendredi 19 septembre 2008

Un Sénat ? Mais pour quoi faire ?

s_natColmar d'Abord

Article de Roland Vernizeau publié le 19 septembre 2008


En ces temps de crise financière, les citoyens sont en droit de se poser des questions quant à l'utilité et le coût du personnel politique. C'est la raison pour laquelle, à quelques semaines de l'élection fort peu démocratique ( suffrage indirect) des sénateurs,la question de l'utilité du Sénat est posée.

En dehors de toute polémique populiste, on aimerait savoir à quoi servent les émoluments des sénateurs : une indemnité de base de 6 278 € doublée par diverses indemnités, sans compter les avantages en nature tels que taxis gratuits, voyages en train ou avion, prêts sans intérêt et autres. La vraie question est celle de l'utilité d'une chambre haute qui apparaît surtout comme une maison de retraite pour hommes politiques en mal de siestes grassement payées.

A quoi sert le Sénat puisqu'il légifère en même temps que l'Assemblée Nationale mais ne peut en aucun cas lui servir de contre poids politique ? (Celle-ci ayant toujours le dernier mot en cas de conflit entre les deux assemblées)

Les sénateurs prétendent être les représentants des terroirs; ce qui ne saurait déplaire aux régionalistes que nous sommes, s'il ne s'agissait en fait que d'une fausse représentativité puisque le Sénat ne dispose pas de prérogatives spécifiques.

La triste vérité est que le Sénat ne sert à rien et coûte fort cher aux contribuables.

Un bon point cependant aux sénateurs alsaciens qui, contrairement à beaucoup de leurs collègues, ont au moins la pudeur d'assister aux séances pour lesquelles ils sont payés. ILs sont même en pointe sur la question d'une éventuelle réforme. Malheureusement le rapport de réforme de Daniel Hoeffel, présenté il y a quelques années, a été expédié dans les oubliettes.

En fait une vraie réforme du Sénat doit être assortie d'une réflexion sur la régionalisation si l'on souhaite que le Sénat devienne une vraie chambre représentant les territoires.

Un rêve ? Non, simplement le projet inachevé du Général de Gaulle en 1969.

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dimanche 24 août 2008

Alsace d’Abord, condamne la décision d’Adrien Zeller de suspendre la coopération de la région Alsace avec la région de Moscou

Logo_AlsaceAlsace d'Abord

Communiqué de Jacques Cordonnier président d'Alsace d’Abord publié le 24 août 2008

Alsace d'Abord, condamne la décision d’Adrien Zeller de suspendre la coopération de la région Alsace avec la région de Moscou.

Le mouvement régionaliste Alsace d’Abord, condamne la décision d’Adrien Zeller de suspendre la coopération de la région Alsace avec la région de Moscou en raison de la situation en Géorgie.

Pour Alsace d’Abord, la complexité de la situation du Caucase ne justifie en aucun cas de priver de partenariats des institutions universitaires et des acteurs économiques russes. Une telle décision pénalise autant ces partenaires qu’ moyen terme l’Alsace dont le développement économique passe également par l’Europe de l’Est.

Pour Alsace d’Abord, c’est bien le sort réservé aux Ossètes et potentiellement aux Abkhazes par le Gouvernement géorgien qui a mis le feu au Caucase. C’est donc avant tout l’action de l’armée géorgienne en Ossétie qui a provoqué l’intervention de la Russie pour défendre, selon la formule de Nicolas Sarkozy, «les intérêts des russophones».

Plutôt que de se préoccuper de politique extérieure et de vouloir donner des leçons de diplomatie à la Russie, le Président de la Région Alsace gagnerait en effet à obtenir d’abord du Gouvernement français le financement rapide de le seconde phase du TGV-EST ainsi que celui du TGV Rhin-Rhône.

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lundi 28 juillet 2008

20 septembre à Cologne : Réunion européenne contre l'islamisation de notre continent....

SpielerRobert Spieler

Article de Robert Spieler publié le 28 juillet 2008

Robert Spieler, membre de la direction nationale de la Nouvelle droite populaire, prendra la     parole au cours de cette réunion :

A l'initiative de l'association PRO-KÖLN, qui se bat contre l'érection d'une gigantesque mosquée à Cologne, en Allemagne, une grande réunion  publique rassemblant ceux qui se battent en Europe pour la préservation de leur terre et la défense de leur identité, se tiendra, à Cologne, samedi 20 septembre. La lettre d'invitation qui m'a été adressée évoque, et je m'en félicite "la nécessaire lutte contre l'invasion et l'islamisation de notre patrie européenne". Trop longtemps, les mouvements identitaires allemands se sont cantonnés dans un nationalisme daté. J'ai rencontré à Anvers les dirigeants, dont Markus Beisicht, du mouvement Pro-Köln. Ils sont remarquables.

Invité pour représenter les forces identitaires alsaciennes et françaises aux côtés du député allemand Henry Nitzsche, du président du FPÖ autrichien Strache, de Jean-Marie Le Pen (NDLR     : selon les dernières nouvelles, il semblerait que celui-ci ait renonçé à assister à cette réunion...), et de mes amis, le député européen autrichien Mölzer, Filip Dewinter, porte-parole du Vlaams Belang, et du député européen de la Ligue du Nord, Mario Borghezio, je prendrai la parole pour désigner les responsables de la submersion de l'Europe et appellerai à la résistance.

La veille de la réunion publique, les responsables politiques européens présents signeront une résolution commune, destinée à fixer les objectifs de notre combat.

Plusieurs amis m'ont exprimé leur souhait d'être présents. Voilà quelques informations que je compléterai : La réunion publique se tiendra Roncalliplatz, à proximité de la cathédrale de Köln. A 14 h, samedi 20 septembre.

Note : Pour recevoir plus d'informations sur cette réunion, écrire à robert.spieler@club-internet.fr

 

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