03-07-08
Finissons-en avec l’UE !
Article de Kreuzer publié le 2 juillet 2008
Depuis 1957, la France appartient à l’Union Européenne (même si de 1957 à 1992 cette union s’appelait Communauté économique européenne), 51 ans d’un partenariat inutile et coûteux avec Bruxelles. Il convient de faire un bilan de cette Union européenne, une Union européenne qui était censée apporter la paix et la prospérité aux Européens. Hors, si il faut bien admettre que la paix existe en Europe (excepté les Balkans), on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne la prospérité.
Pour la France, le constat est extrêmement simple : celle-ci a plus donné que reçu avec l’Union européenne. Certes il y a eu la PAC ou le FEDER, mais cela est sans commune mesure avec tout l’argent versé à Bruxelles par Paris (la contribution de la France dans le budget de l’UE est d’environ 18%).
A cause de l’UE et de l’Euro, l’inflation touche gravement la France et cela n’est pas près de s’arrêter (et dire que l’objectif principal de la Banque centrale européenne est de maîtriser l’inflation dans la zone Euro…).
En dehors de la sphère économique, c’est près de huit lois sur dix en France qui sont décidées depuis Bruxelles et non depuis Paris. Politiquement et judiciairement, la France est tributaire de toutes les décisions des bureaucrates bruxellois.
Avec une telle situation, on pourrait être amené à penser qu’il est désormais impossible que la France puisse sortir un jour de l’UE, c’est en tout cas ce que disent les politologues pour s’opposer aux « eurosceptiques ». Et pourtant, ces derniers temps, de nombreux changements sont intervenus et non des moindres.
Alors
qu’en 2005, l’UE allait se doter d’une constitution, les peuples
français et hollandais ont su dire non par le biais d’un référendum. Si
la constitution était passée, nul doute que cela aurait signifié la fin
totale des souverainetés nationales.
Quelques
temps plus tard, Nicolas Sarkozy, voulait imposer par la force la
constitution rejetée en 2005. Pour cela, il lui donna une nouvelle
appellation, une nouvelle forme, et pourtant il s’agissait bien de la
même chose. Et là encore, grâce au peuple irlandais, la constitution
bis est à nouveau rejetée. Pour enfoncer le clou, Sarkozy a subi hier
une nouvelle humiliation (il a l’habitude ces derniers temps…) avec le
refus du président polonais de ratifier le Traité de Lisbonne (nom
donné à la Constitution européenne bis).
Aujourd’hui, l’UE fonctionne encore avec le Traité de Nice datant de 2001. Contrairement à ce que prétendent les eurocrates, ce traité n’est pas un frein au fonctionnement de l’UE. En revanche, ce traité n’anéantit pas complètement les souverainetés nationales et cela n’est pas du goût des partisans de l’Europe fédérale.
Ainsi, depuis 2001, les institutions de l’UE n’évoluent plus grâce au peuple européen. Le peuple européen commence petit à petit à s’opposer à Bruxelles. Après avoir rejeté à plusieurs reprises l’idée d’une Constitution pour l’UE, il serait peut-être temps maintenant d’aller encore plus loin et de mettre fin une bonne fois pour toute à cette Europe bureaucratique fédérale. Mettre fin à l’UE n’est plus une utopie depuis 2005 et les évènements récents sont là pour le prouver.
Europe réelle contre Europe légale
Philippe Randa
Chronique de Philippe Randa publié le 2 juillet 2008
Après les Irlandais, ce sont les Polonais qui s’en mêlent ! Décidément,
tout ne va pas pour le mieux en Union européenne et pour Nicolas
Sarkozy en particulier, au moment où la France accède à la Présidence
de celle-ci.
Ce n’est certes pas la première crise, ni sans doute la
dernière, bien sûr. Au moins, les crises européennes se règlent-elles
désormais sinon à l’amiable, du moins en simples crispations, suivi
d’accords plus ou moins durables plutôt qu’à coups de canons. Cela
évite toujours les routes jonchées de cadavres, on ne s’en plaindra pas.
Certains
responsables de l’UE s’insurgent donc contre ces pays, tels l’Irlande
et la Pologne, qui ont largement bénéficié des mannes financières de
l’UE et mettent la pagaille en refusant de signer le Traité de
Lisbonne, pis-aller de feu la giscardienne constitution européenne,
précédemment enterrée, elle, par les Pays-Bas et la France. Pour les
dirigeants de l’UE, cela semblait pourtant aller de soi : nous payons,
vous signez ! Mais aucune clause ne stipulait que l’un n’allait pas
sans l’autre. Une colossale erreur, incompréhensible de la part de
vieux chevaux de retours de la politique, de hauts fonctionnaires
blanchis sous le harnais des échanges internationaux.
Incompréhensible
sauf d’admettre… ce qu’eux-mêmes ne pourront jamais comprendre pour
cause de formatage idéologique, certains qu’ils sont de détenir, eux et
eux seuls, la seule et unique vérité. Cette folle prétention les
empêche d’envisager tout avis contraire. La construction européenne
telle que la conçoit cette caste d’arrogants – telle qu’on leur a
appris à la concevoir – peut ne pas être forcément, automatiquement, du
goût de tous. Elle pourrait même ne pas l’être du tout pour une
majorité d’Européens.
Faire fi de l’histoire des peuples, de leurs
particularités régionales, de leurs sensibilités nationales,
culturelles ou religieuses, vouloir imposer comme une évidence le
rouleau-compresseur d’une pensée politique unique, d’une administration
totalitaire autant qu’anonyme, de décrets incessants,
incompréhensibles, d’ukases insupportables, et surtout la morgue en
permanence affichée de leur douteuse supériorité auto-proclamée,
déclenche un inévitable et bien naturel sentiment de rejet…
Vouloir
imposer de force des traités, via des politiciens toujours plus jaloux
de leur pouvoir légal, mais toujours plus coupés du pouvoir réel, ne
peut que susciter d’inévitables déconvenues.
De la même façon, le
royaliste Charles Maurras critiquait déjà, voilà près d’un siècle, le
régime républicain et ses administrations hyper-centralisées, ses
partis politiques et ses soutiens idéologiques qui formaient, pour lui,
un « masque grotesque, tyrannique et inefficace », superposant
artificiellement le « pays légal » au « pays réel », le pays qui «
travaille et qui vit », que l’on appellerait aujourd’hui la société
civile.
Les blocages de l’Union européenne proviennent bien
davantage de cet état d’esprit largement faussé de dirigeants persuadés
d’être les propriétaires du destin des peuples européens… que de
l’ingratitude de ces derniers.
Les claques à répétition qui leur sont administrées parviendront peut-être à fissurer leur terrifiante armure de certitudes…
02-07-08
Où vont vos impôts ?
Article de Sylvie Langlois publié le 1er juillet 2008
A titre d’exemple, voici juste quelques subventions que le Conseil régional a voté (sans ma voix ni celles de mes collègues Carl Lang, Philippe Bernard, François DuboutT, Eric Iorio et Dominique Slabolepszy ), en commission permanente, hier après-midi !
C’est effarant !
15 000 € pour l’association " Les amis de la fondation de Lille " de… Pierre Mauroy
15 000 € à l’association de Coordination régionale de l’immigration
1 027 806,50 € au Fresnoy, un studio d’art contemporain, dont la gestion avait été critiquée par la Cour Régionale des Comptes.
48 146 € pour l’association AIDES, pour l’action intitulée : " prévention auprès des hommes entre eux du Nord Pas-de-Calais " (Sic !)
14 640,5 € pour créer une " Maison de la citoyenneté " à Carvin
4 444,80 € pour la réalisation d’un parc de jeux pour enfants, à CUBA, chez les frères Castro
26 000 € à l’association pour la gestion des associations de Roubaix (!)
45 000 € pour le projet de hub-foot dans la région, pour l’année 2008/2009
12 500 € pour l’opération " hybridation des formes artistiques contemporaines " (sic !)
34
900 € à l’association Le Partenariat, qui vise à promouvoir le
développement des pays du sud, avec l’argent des contribuables du
Nord/Pas-de-Calais…
Sans oublier les 3 050 € pour l’achat par une association de " percussions brésiliennes " ou les 3 150 € pour le " développement des ateliers participatifs ", ni les 10 113 € pour la " démocratie participative et la découverte de l’Europe " à Grenay…
Si les élus régionaux avaient fait preuve de bon sens en refusant de voter ces subventions, le contribuable aurait économisé presque 1,26 million d’euros !
29-06-08
De Charybde en Scylla
Le journal du Chaos
édition du 28 juin 2008
De vous à moi, je n’aimais pas beaucoup Jacques
Chirac et je savais qu’il n’y avait pas grand chose à attendre de lui.
Sa taille était inversement proportionnelle à ses convictions. En fait,
de convictions Chirac n’en a jamais eu. C’était un pragmatique, il
n’agissait qu’en fonction des urgences de l'heure. Mais de vision
géopolitique, point. Chirac, c’était un chef de bande, version château
fort et spécialisé dans le détroussage de la malle poste. Il avait
compris qu’il fallait beaucoup d’argent pour faire face aux élections,
alors il rançonnait à tour de bras, la mère Casetta n’étant jamais que
l’infime partie émergée de l’iceberg. Au fond, Chirac n’a aimé qu’une
seule chose dans sa vie, se présenter aux élections quelles qu’elles
soient. Après, l’homme retombait dans sa léthargie naturelle.
Marie-France Garaud qui l’a cornaqué un temps se défend d’avoir eu à
son égard ce mot cruel et pourtant si vrai : « Je croyais qu’il était
du marbre dont on fait les statues, c’était de la porcelaine dont on
fait les bidets. »
L’homme lui-même se contentait de peu, n’avait pas la folie des grandeurs en matière de résidence, peu de lubies et solitaire par nature. Aucun pote. Il avait une sorte de boulimie élective et l’amour des « sumo » japonais… allez savoir pourquoi. Jamais, je dis bien jamais, Chirac n’a eu un seul mot sur la défense et illustration de la culture française. La culture, chez lui, n'a jamais dépassé le cul des vaches !
Dans un
autre genre, mais à l’identique, on trouve Nicolas Sarkozy. L’un est
grand, l’autre est petit, l’un n’a rien fait pendant 12 ans, l’autre a
lancé trente six chantiers en un an. L’un a laissé la France pourrir
dans son jus, l’autre est en train de la mettre à feu et à sang à tous
les échelons de la société et de l’administration françaises. Chirac
était immobile. Sarkozy c’est l’agité du bocal. Jamais ici, toujours
là. Il est à peine parti qu’il veut déjà rentrer… pour retrouver madame
devant sa cheminée. Comme tous les hommes politiques, les deux sont des
sauteurs car les femmes aiment le pouvoir et y cèdent facilement. Mais
rarement un président de la République n’aura transformé sa romance en
un feuilleton illustré pour midinette. Il quitte Cécilia – ou plutôt
elle se tire – et tombe dans les bras de Carla. C’est Bollywood ! Et
pathétique !
Sauf que diriger une nation n’est pas un scénario de
film, et encore moins un roman feuilleton. Un pays, ce sont d’abord des
réalités qui demandent une véritable osmose avec le peuple que l’on
dirige. Et là, nous sommes très loin du compte. N’est pas roi de France
qui veut. Et Sarkozy ne dirige pas, il gère et va devoir gérer de plus
en plus le bordel qu’il est en train de foutre : carte judiciaire,
réforme des armées, retraites, idiot-visuel mais beaucoup plus grave un
atlantisme plus qu’avéré à l’heure même où les regards des Européens
devraient se porter sur l’Est du continent. On va prendre la présidence
de l’Union européenne sur fond de renouvellement du « non » à cette
Europe technocratique et déjà Sarkozy a fait savoir que les Irlandais
devraient revoter « dans le bon sens ». On croit rêver. Il a déjà tout
faux. L’Europe à 27 voix discordantes, c’est une Europe affaiblie et
qui n’a aucun crédit. Les Russes l’on si bien compris qu’ils négocient
pays par pays. Et ils sont en position de force. Il faudrait surtout en
finir avec ce capitalisme anglo-saxon qui est en train de nous ruiner.
Sarkozy, combien de divisions ? Sa petite montre, son petit couteau et
sa petit nana ! C’est un peu court face à Poutine. Qui seul est grand !
27-06-08
La Sarkorzy-attitude en modèle scolaire
Philippe Randa
Chronique de Philippe Randa publiée le 27 juin 2008
À lire ou à entendre les commentaires sur les violences scolaires, je
me dis que je l’ai échappé belle. Et quelques millions d’autres adultes
itou. C’est que des générations et des générations de bambins – dont la
mienne – ont dangereusement vécu dès leur entrée à la Maternelle
jusqu’à leur sortie de l’école après la Terminale. Et quand on pense
que des inconscients ont même redoublés leurs classes, on en frissonne
! Ceux-là avaient probablement le goût du danger… ou pour le moins du
martyr, cernés que nous étions alors par les brutes en série du corps
enseignant.
C’est que jusqu’à pas plus tard qu’hier, ça calottait
dur à la moindre incartade. Et si ce n’était que les baffes ! Les coups
de règle aussi pleuvaient et certains même laissaient libre cours à
leur abominable sadisme en s’en prenant, rappelez-vous, aux cheveux de
leur victime, juste à côté de l’oreille, là où ils étaient les plus
courts et où ça faisait le plus mal. On comprend dans les 70 du siècle
dernier cette soudaine mode des cheveux longs. C’était alors rien que
pour se protéger, tiens !
Ah ! les sauvages, les brutes… et pour tout dire, puisque la vérité sort de la bouche des enfants, ah ! les connards !
Cet
élève de Berlaimont a eu bien raison de traiter ainsi son bourreau, ce
prof innommable dont le procureur vient de stigmatiser ce qu’il a
appelé « un déferlement de violence » et contre lequel il a requis 800
euros d’amende.
Déferlement de violence… Pour avoir jeté par terre
les affaires de son élève qui n’avaient pas été rangées ! Un
insupportable excès de pouvoir, n’est-ce pas ? Pour avoir ensuite
poussé le propriétaire des dites affaires après que celui-ci lui ait
fait « un souffle moqueur et dédaigneux » « contre la porte du fond, pour qu’il prenne conscience qu’il avait fait quelque chose d’incorrect »… et la violence entraînant la violence, c’est bien connu, pour l’avoir taloché suite à sa qualification de « connard » !
«
Déferlement de violence », c’est tout comme dit ce conn… Monsieur le
procureur ! On ose imaginer le sort qui aurait été le nôtre si nous
avions ne serait-ce qu’imaginé faire la moitié du tiers de l’acte
héroïque de résistance de cet élève de Berlaimont. D’ailleurs, avouons-le aujourd’hui, nous ne l’imaginions même pas, c’est dire !
Le
professeur a sans doute aujourd’hui compris toute l’horreur de son
innommable attitude, toute la bêtise de son animale réaction, toute
l’inconscience de son acte si méprisable… et gageons qu’à l’avenir,
après être ainsi passé sous les fourches caudines de notre superbe
Justice, d’y avoir publiquement fait son auto-critique, et avoir été
rééduqué comme il se doit – il a le temps, il n’a pas repris ses cours
au collège ; depuis l’affaire, il est toujours en arrêt-maladie – il
devienne ce modèle de professeur que le monde entier en général et tous
les cancres en particulier ne manqueront pas alors de nous envier.
Et
que la prochaine fois où un élève ne rangera pas ses affaires et lui
soufflera au nez, il adopte plus intelligemment la Sarkorzy-attitude,
modèle de dignité et d’élégance, en intimant à celui-ci un simple (mais
couture) : « Casse-toi, pauv’ con ! »
La fabrique d’enfants
Article de Yves Daoudal publié le 26 juin 2008
Le groupe
de travail du Sénat sur « la maternité pour autrui » (sic) a proposé
hier dans un rapport de légaliser la pratique des mères porteuses.
On
insiste lourdement qu’il s’agit de légaliser une pratique qui serait
sévèrement « encadrée », qu’il n’est pas question d'en faire un mode de
procréation « de convenance », qu’en sont exclus (et pourquoi ?) les
homosexuels. Pas question non plus d'en faire un métier ou de rémunérer
la « gestatrice », mais il y aura possibilité… d'un « dédommagement
raisonnable » de la mère porteuse.
Les
propos des sénateurs, tant de la majorité que de l’opposition, sont
effarants, montrant à quel degré on est descendu dans le mépris de la
vie humaine, dans le mépris de l’enfant, devenu une chose que des
couples veulent acquérir et que l’on fabrique à la demande, sous
contrôle de la « biomédecine » et de la « justice »…
« La mère porteuse ne pourra être la mère génétique de l'enfant. Par conséquent, si besoin, l'ovule devra provenir d'un don. »
Les couples demandeurs et les femmes prêtes à les aider devraient obligatoirement passer devant des commissions d'agrément, placées sous l'égide de l'agence de Biomédecine, pour obtenir l'autorisation, après examen de santé physique et psychique. Puis devant le juge qui autoriserait le transfert d'embryon. Le magistrat vérifierait notamment si le « dédommagement » reste du domaine du raisonnable...
« C'est une contribution et pas la position du Sénat à ce jour », a néanmoins souligné Nicolas About (UDF), président de la commission des affaires sociales. D'autres contributions sont attendues sur cette question qui pourrait être tranchée lors de la révision des lois de bioéthiques, en 2009.
26-06-08
A propos des critiques sur la Nouvelle Droite Populaire : une mise au point de Jean-François Touzé...
Article de Jean-François Touzé publié le 25 juin 2008
Objet
depuis quelques semaines de mille et une attentions du microcosme
« national », je voudrais, sans passion excessive et bien que n’ayant
aucune propension à la justification, apporter ici quelques précisions sur la Nouvelle Droite Populaire.
On
aura, je l’espère, compris que mon propos n’est pas de répondre aux
rats d’égouts qui opèrent sur la toile et qui devraient savoir que
leurs insultes ordurières et leurs manigances me laissent de marbre. Je
suis depuis longtemps blindé. Et ils ne l’ignorent pas.
C’est
à mes amis que je m’adresse, à mes amis du FN envers qui je continue et
continuerai toujours d’entretenir une solidarité militante, et du MNR,
Nicolas Bay en premier lieu, avec qui j’ai fondé en novembre dernier
« Convergences nationales » qu’il continue désormais sans moi, mais
d’un commun accord, à présider.
Dans
son discours prononcé dimanche dernier à l’occasion du Conseil national
du MNR, ainsi que dans un article publié dans le dernier numéro de Minute, Nicolas regrette que j’ai changé de stratégie par rapport à ce qui fut notre combat commun pendant la dernière Présidentielle –
l’Union patriotique - et de ce qui était la raison d’être de
« Convergences », à savoir le rassemblement et la refondation de notre
famille politique.
Je voudrais rappeler à Nicolas que l’intitulé premier que nous avions, sur ma proposition, choisi pour cette structure était « Convergences 2012 » et que c’est après un véto de Bruno Mégret à son secrétaire général que, la veille de notre conférence de presse, et pour ne pas le gèner j'ai accepté que soit préféré le mot « nationales ».
C’est,
en effet, dans la perspective de cette élection qui, qu’on le veuille
ou non, qu’on s’en félicite ou le regrette, demeure la clé de voute de
notre vie publique, que nous avions souhaité agir afin qu’en toute
hypothèse, notre camp soit tout entier rassemblé lorsque, le moment
venu, un candidat - ou une candidate - serait en mesure de s’imposer.
Je n’ai pas changé d’avis. En 2012, un seul candidat devra être en
lice. Je crois quant à moi que cet objectif majeur n’est en rien
contradictoire avec la volonté qui est la mienne, et celle de mes amis,
de créer une autre organisation.
« Tentations groupusculaires » dit-on, en rappelant à juste titre que j’avais à la tribune de Synthèse nationale , le 27 octobre dernier, mis en garde contre ce danger… Là encore, je persiste et je signe en rappelant que je n’ai cessé de proposer aux uns et aux autres, au MNR en particulier, la constitution d’une organisation fédérative regroupant en son sein, et dans un esprit collégial, des personnalités, des mouvements, des associations, des groupes d’élus, etc., chacun conservant son identité, sa liberté de parole et sa marge de manœuvre.
Dans son intervention – toujours au Conseil national du MNR -, Annick Martin regrette quant à elle que j’ai voulu transformer ce qui était un comité d’initiatives en un parti politique. Puisque nous en sommes à la sémantique, je voudrais dire clairement que jamais je n’ai prononcé le terme de « parti » pour désigner la NDP, tout simplement parce que le temps n’est évidemment plus au caporalisme, à la parole venue d’en haut et à l’enfermement clanique. Alors, Mouvement ? Fédération ? Rassemblement ? Alliance ? Sémantique, sémantique, quand tu nous tiens !
De
la même manière, nous n’avons à aucun moment exprimé notre intention de
participer dans un prochain avenir aux élections. Nous le ferons
peut-être. Nous n’excluons rien. Notre congrès fondateur en janvier
prochain en débattra. C’est donc un procès d’intention qui nous est
fait et rien d’autre.
Et ceux qui le font devraient savoir que ce n’est pas parce qu’un journal, même supposé ami, comme Minute titre sur la fondation d’un nouveau parti que « parti » il y a, surtout quand il a été précisé auparavant au rédacteur en chef du susdit journal que le terme de parti ne nous convenait pas. Mais il est vrai que la presse est libre tout comme le commentaire, voire l’interprétation.
Tout
cela, je le répète, ne participe en rien d’une volonté de
justification. La Nouvelle Droite Populaire n’est pas le Front
National, pas le MNR, pas le MPF. Nous avons notre spécificité, nos
analyses, notre expression… Nous aurons d’ici la fin de l’année nos
propositions grâce aux groupes de travail que nous mettons en place
sous la coordination de François Ferrier, en particulier sur la famille
et la santé, l’enseignement, les institutions, l’immigration bien sûr,
les relations internationales, la Défense et l’Europe évidemment, avec
le développement de notre concept alter européen.
Notre structuration est en cours, sans bruit, sans grands effets d’annonce, mais petit à petit nous tissons un maillage national qui apparaîtra lors de notre congrès. En septembre, nous nous doterons d’un bureau national renforcé.
D’où
viennent-ils ceux qui nous contactent et nous rejoignent aujourd’hui ?
Du Front ? Quelques-uns bien sûr, des militants mais aussi des cadres
et des élus. Du MNR ? Oui bien sûr, mais aussi nombre de ceux qui
avaient depuis quelques années mis le sac à terre et attendaient
qu’autre chose leur soit proposé. Et puis, et je m’en réjouis, nous
voyons venir à nous des femmes et des hommes qui, tout en partageant
les valeurs et les principes qui sont les nôtres, n’avaient jamais
adhéré à une formation politique – et surtout pas au Front National.
C’est aussi avec ceux là que nous devons constituer la droite nationale
et identitaire de demain.
Qui,
dans ces conditions, peut ne pas voir que nous sommes une valeur
ajoutée à un ensemble qui, il est vrai, s’affaisse de jour en jour ?
Qu’on ne s’y trompe pas. Mes amis et moi-même ne nous parons pas
subitement d’une humilité d’apparence. Nous pensons avoir raison en
particulier sur notre analyse du système et des moyens de le combattre,
sur l’Europe qu’il faut construire autrement, sur l’islamisation qui
est la menace première, et sur les valeurs de notre
civilisation hellénique et chrétienne. Nous pensons avoir les moyens
que d’autres n’ont pas eu de définir une stratégie et de constituer une
dynamique pour défendre ces positions. Nous n’avons pour autant jamais
dit que nous le ferions seuls.
Notre
analyse est que le FN, malgré le dévouement de ses militants, ne se
relèvera pas de la situation structurelle, politique et électorale dans
laquelle il se trouve. Notre analyse est que le MNR, malgré la qualité
des ses cadres et la hauteur de vue de son projet, est aujourd’hui usé.
Notre analyse est que le MPF est un leurre et une impasse. Je ne pense
pas, en écrivant ces lignes, dire autre chose que des vérités
d’évidence, largement partagées au demeurant par les dirigeants de ces
formations.
Mais
qu’on ne compte pas sur nous pour aller plus loin dans le constat et
surtout pas pour nous vautrer dans la polémique Nous souhaitons
sincèrement bon vent au FN et au MNR. Nous souhaitons au
FN en particulier, qui est, pour l’heure, le seul encore dans l’arène
électorale, de rencontrer les succès que méritent la plupart de ses
candidats et militants lors des partielles, même si nous regrettons que
rien, ou si peu, n’ait été fait depuis vingt ans en
faveur de l’implantation en profondeur dans les circonscriptions, les
cantons et les communes. Nous souhaitons aussi que notre famille
politique continue de disposer après juin 2009 d’une représentation
parlementaire à Strasbourg…
Mais la Nouvelle Droite Populaire est là. Elle existe et va faire entendre sa voix.
Oui,
nous avons des ambitions. Ceux qui voient toujours tout par le petit
bout de la lorgnette, et le mal du bas de leur petitesse, diront que
ces ambitions ne sont que les miennes… Peu importe. Notre ambition est
évidemment collective : pour la NDP parce qu’elle est
nécessaire et emprunte une voie juste ; pour nos compatriotes parce
qu’ils ont désormais le dos au mur ; pour notre Europe parce que sa
construction dans un monde bouleversé est vitale ; pour notre Pays
parce que la Nation française n’est pas qu’un simple territoire mais
est aussi un principe spirituel ; pour notre civilisation parce que,
sans elle, il n’y a pas d’humanité vraie.
25-06-08
Le CNI : la farce du moment
Article de Kreuzer publié le 24 juin 2008
Depuis de nombreuses années, la droite mondialiste met tout en œuvre pour diviser la droite nationale : Pasqua, Villiers, Dupont-Aignan etc… Ces derniers jours, on assiste à une tentative similaire avec la pseudo « droitisation » du CNI.
Le CNI, Centre national des indépendants et paysans, est un groupuscule appartenant à 100% à l’UMP (c’est une sorte de MPF mais en plus minuscule). Mais, à en croire certaines déclarations récentes, le CNI aurait officiellement « rompu » avec l’UMP. Bien sûr, il s’agit d’une farce et il faudrait vraiment être un imbécile pour penser que le CNI a réellement rompu avec l’UMP.
Mais ce qui il y a de plus drôle dans cette affaire, c’est cette fameuse rumeur de « ralliements massifs » de conseillers régionaux FN vers le CNI. Ainsi, certains conseillers régionaux FN (je pars du principe que la rumeur est vraie) rejoindraient le CNI. Mieux, il semblerait que ces conseillers régionaux soient en fait des personnes qui, il y a encore quelques mois, reprochaient au FN d’avoir « trahi les fondamentaux ». C’est tout de même incroyable de reprocher au FN d’être « trop mou » sur certaines questions (notamment vis-à-vis de la lutte contre l’islamisation) pour rejoindre ensuite, un groupuscule qui cautionne totalement la politique mondialiste de l’UMP.
A mon avis, ceux qui rejoindraient le CNI veulent en fait à moyen terme, rejoindre les rangs de l’UMP. Le groupuscule CNI constitue donc en quelque sorte un « sas de décontamination » permettant de retrouver une « respectabilité » avant de prendre sa carte à l’UMP.
23-06-08
Mieux qu’un édito
Le journal du Chaos
édition du 23 juin 2008
Un copain m’envoie cette image. Elle résume tout.
Inutile de se prendre la tête, tous les présidentiables américains sont
du même jus. Je serai toujours étonné par la connerie journalistique de
certains qui s’imaginent encore qu’il peut y avoir des enjeux
différents entre les personnes. Autre version du même acabit, la paix
va revenir au Moyen Orient et Israël reconnaît un Etat palestinien.
C’est le même genre d’utopie. L’autre nain est en voyage en Israël.
Grand bien lui fasse. Mais, il n’en ressortira rien pour la bonne
raison que les Israéliens n’en ont strictement rien à foutre de ce
qu’il pense sur le sujet. Les bonnes relations sont celles
qu’entretient l’Etat hébreu avec la communauté juive française. Pour le
reste, tout se passe à Washington. Et en ce moment, les Israéliens font
le forcinq pour que l’Amérique foute sur la gueule de l’Iran. Le reste,
à leurs yeux, c’est de la branlette intellectuelle à la Bernard-Henri
Lévy.
Un jeune juif vient de se faire agresser salement. On
lui souhaite un prompt rétablissement à ce pauvre môme parce qu’être
juif n’est pas à nos yeux un critère suffisant pour se faire foutre sur
la gueule. Que Sarko s’en mêle, Alliot-Marie et consorts, on commence à
être habitué. C’est excessif, mais bon. Mais je trouve qu’il y a
nettement plus inquiétant. Ce qui est inquiétant et qui ne relève pas
uniquement du simple maintien de l’ordre public, c’est que des mômes
qui se réunissent sous la Tour Eiffel après avoir passé leur bac – et
se saouler un peu la gueule – se fassent agresser par 300 voyous
descendus de leurs banlieues pour venir sciemment agresser, détrousser
et violer. Ça, c’est inadmissible et j’aurais bien aimé entendre le
nabot magyar et la sous-ministre d’un Intérieur qui ne lui appartient
plus depuis longtemps, Alliot-Marie, sur le sujet. Ça, c’est grave. Et
les flics n’ont trouvé le moyen de n'arrêter qu'une vingtaine d’entre
eux qui, de toute manière, seront libérés demain.
Pendant ce
temps, Madame de Maintenant, l’aphone Carla Sarkozy va sortir un
disque. Si vous n’êtes pas au courant, c’est que vous êtes sourd,
aveugle ou dans le coma. Laurent Joffrin, carpette gauche caviar lui a
donné cinq pages dans Libération – remarquez qui lit encore ce canard
racheté par Rothschild ? – et les journaleux se sont esquintés la
cervelle pour raconter un tas de conneries sur la dame qui a daigné
leur accorder une interview qui démontre, si besoin était, qu’elle n’a
franchement rien à dire. Si ce n’est qu’étant italienne, elle est
devenue française par son mariage avec l’autre bling bling ! Arrêtez,
n’en jetez plus, on sature.
Reste que seul Poutine est grand. Et heureusement !
A Vincennes...
Article de Yves Daoudal publié le 23 juin 2008
Des immigrés en rétention administrative ont mis le feu au centre de Vincennes, dont deux bâtiments ont entièrement brûlé.
C’était en réaction à la mort de l’un d’eux, évidemment qualifiée de suspecte par les lobbies immigrationnistes qui sont immédiatement montés au créneau.
Une autopsie a été pratiquée. L’homme est mort d’une crise cardiaque, rien ne peut laisser penser qu’il ne s’agisse pas d’une mort naturelle. Et il est établi qu’il se trouvait seul dans sa chambre au moment du décès.
La préfecture de police précise : « Cette personne était retenue en application d’une interdiction définitive du territoire français prise par la cour d’appel de Paris. En effet, elle était connue pour des faits de délinquance graves et réitérés, sous de multiples identités, notamment en matière de trafic de stupéfiants, de violence et de viol ».
Il ne s’agit donc pas tout à fait d’un brave « sans-papiers » collé en centre de rétention et tabassé par les gardiens au cours d’un des innombrables incidents de la vie de ce centre...






