03-07-08
Libération d'Ingrid Bétancourt
Front National
Communiqué de Bruno Gollnisch publié le 3 juillet 2008
La libération d’Ingrid Bétancourt par l’armée colombienne prouve à
l’évidence que la fermeté du Président Uribe a payé, et non les
jérémiades humanitaires, les palinodies diplomatiques et les
compromissions avec les terroristes pronées par MM. Sarkozy et Kouchner
et l’ensemble de la gauche. Puissions nous méditer cette leçon, dans
tous les domaines.
01-07-08
Pour saluer le Président polonais
Communiqué de Jean-Marie Le Pen du 1er juillet 2008
Jean-Marie Le Pen salue la décision du Président polonais Lech
Kaczynski de ne pas signer la loi de ratification du traité de
Lisbonne, au motif que c’est aujourd’hui « sans objet ».
En effet ce traité est caduc depuis le non irlandais.
C’est aussi ce qu’a déclaré le président tchèque Vaclav Klaus.
La Pologne est ainsi le troisième pays à rejeter le traité, ou plutôt
le cinquième, car le peuple français et le peuple néerlandais avaient
déjà rejeté ce même texte sous sa forme précédente.
Cette fois, un seul peuple a pu donner son avis. Mais cet avis a
entraîné la mort juridique du traité. Les contorsions de Nicolas
Sarkozy n’y changeront rien.
Merci Monsieur Sarkozy
Communiqué de Jean-Marie Le Pen du 30 juin 2008
Vous
avez commencé par affirmer que c’est une erreur de penser que l’échelon
national serait plus performant, et que sur tous les plans nous avons
besoin de l’Europe.
Et
ensuite, sur TOUS les sujets, vous avez prouvé le contraire. Qu’il
s’agisse des prix dans les supermarchés, des marins-pêcheurs, de la
fiscalité sur les produits pétroliers, sur les disques ou dans la
restauration, de l’énergie, de l’environnement, des négociations à
l’OMC, de l’immigration, etc., chaque fois vous avez montré que le
gouvernement français ne peut pas agir parce qu’il faut l’accord des 27
et que cet accord est généralement impossible à obtenir. Sans parler de
la Banque centrale européenne qui « fait le contraire de ce qu’il
faudrait faire », mais qui doit demeurer indépendante…
Grâce
à votre intervention de ce soir, les Français ont bien compris qu’il
faut sortir de cette Europe-là, et que c’est vraiment devenu urgent,
car la France est paralysée par la dictature eurocratique.
Merci, monsieur Sarkozy, d’avoir ainsi appelé les Français à voter, aux prochaines élections européennes, pour les candidats qui diront non à cette Europe-là et réaffirmeront à la face de l’euromondialisme qu’il n’y a pas d’autre protection légitime et efficace que la protection nationale.
30-06-08
Jean-Marie Le Pen dans le Var

Front National
Conférence de presse de Jean-Marie Le Pen du 28 juin 2008 à Cuers ( Var )
Mesdames et messieurs,
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de votre participation à
cette conférence de presse, ici même, dans cette à l’occasion de cette
journée champêtre.
A l’orée de la Présidence Française de l’Union Européenne et aussi
de la campagne des élections européennes de juin 2009, je voudrais
éclairer l’opinion sur l’inéluctable échec de la politique européenne
du Président Sarkozy.
I- La présidence française est d’abord mal engagée en raison du récent « Non » des Irlandais au traité de Sarkozy.
Il est en effet de notoriété publique que c’est le Président de la
République qui a mis en piste et en scène le traité de Lisbonne, pour
relancer le processus de construction d’une Europe fédérale, mis à mal
par le bon sens Français et néerlandais en 2005.
Malheureusement, le vendredi 13 juin lui a porté malheur. Le résultat
négatif du référendum irlandais sur ce traité en est la preuve
flagrante.
Encore faut-il mettre ce résultat en perspective. Contrairement à ce
qui est écrit ici ou là, ce ne sont pas 4 millions d'Européens qui ont
rejeté le Traité constitutionnel mais bien 80 millions avec la France,
les Pays-Bas et l'Irlande et même beaucoup plus si l'Allemagne et le
Royaume Uni avaient voté par référendum.
Et maintenant, que peut-il se passer ? Le Traité constitutionnel est caduc puisqu'en vertu du nouvel article 357 dudit traité, l'unanimité est requise pour son adoption.
Par conséquent, poursuivre les ratifications comme l'ont suggéré Mme
Merkel et M. Sarkozy est juridiquement infondé et politiquement
suicidaire. La suggestion de certains eurofédéralistes de faire revoter
l’Irlande est, quant à elle, une véritable forfaiture.
Mais un coup d'Etat constitutionnel ne semble pas effrayer la
basse-cour européiste, prompte à vouloir balayer d'un revers de main le
résultat irlandais, pourtant sans bavure, comme jadis les votes
Français et néerlandais.
La signification de ce NON est, une fois de plus, on ne peut plus
claire : il marque l’attachement des peuples à la souveraineté
nationale et le rejet de l’Europe fédérale.
La seconde raison qui condamne par avance la présidence française
de l’UE est la complaisance extrême de Nicolas Sarkozy face à
l’immigration-invasion qui menace le Vieux Continent.
Il a annoncé en effet un « Pacte européen sur l’immigration », qui
est en fait un pacte européen pour accroître l’immigration,
conformément au sophisme bien connu sur « l’immigration choisie », dont
le Vieux Continent aurait besoin.
La pénurie de main-d'oeuvre et le déclin démographique ne sont que des
prétextes savamment entretenus par le Chef de l’Etat, les Etats membres
et les lobbies immigrationnistes pour justifier une immigration massive
et planétaire, pour favoriser un appel d'air irresponsable et criminel
vers l’Europe.
Il faut savoir en effet qu’une fois que les immigrés clandestins ont
mis le pied dans la porte, c'est-à-dire ont posé le pied sur le sol
communautaire, la partie est gagnée. Ils seront en effet, comme leurs
prédécesseurs, régularisés dans leur immense majorité !
Jugez-en par vous-même : entre 2003 et 2007, plus de 2 millions
d’étrangers illégaux ont été régularisés par l’Espagne et l’Italie. Ils
finiront par arriver en France, en vertu de la libre-circulation dans
l’Union, et parce que notre pays est le plus généreux qui soit à
l’égard des délinquants au droit au séjour.
La fameuse directive « retour , à propos de laquelle la gauche a fait
semblant de pousser des cris d’orfraie, n'est qu'un fumigène à
l'adresse des opinions publiques nationales, inquiètes, à juste titre,
de la submersion de l'Europe par une immigration de masse tant légale
qu'illégale.
L’arme du retour sera évidemment inopérante en raison des recours,
protections et procédures judiciaires dilatoires toujours plus
nombreuses accordés, dans de nombreux Etats, aux immigrés en situation
irrégulière.
Surtout, le retour n’est pas crédible lorsque les immigrés savent que
les pouvoirs publics européens leur sont, par faiblesse, sensiblerie ou
cynisme économique, totalement acquis.
II- Au-delà des risques que les idées progressistes du Président
Sarkozy font courir à notre pays, les projets qu’il compte présenter à
nos partenaires sont proprement dérisoires.
Le Chef de l’Etat est si peu sûr de son fait qu'il a fait une tournée
des capitales européennes, en particulier à l'Est de l'Europe, pour
tenter de convaincre les Européens que notre vision de l'Europe est la
bonne et que nos propositions ou suggestions sont les meilleures, que
ce soit sur la PAC, à propos de l'immigration ou des changements
climatiques.
Pour couronner le tout et hors de tout esprit partisan, Sarkozy a lancé
une sorte de concours Lépine des inventions pour sensibiliser les
Européens et montrer qu'à défaut de pétrole et de finances publiques
saines, la France a des idées. Jugez plutôt !
- La France veut réunir à Paris après les J.O. de Pékin tous les médaillés olympiques des 27 Etats membres ;
- elle veut faire gravir le Mont Blanc à 27 femmes des 27 Etats
européens, deux cents ans après l'exploit de Marie Paradis (au nom
prédestiné) pour défendre la cause des femmes et du changement
climatique ;
- Sarkozy veut renvoyer les dirigeants européens dans le collège de leur enfance pour expliquer l'Europe aux jeunes ;
- Il veut organiser un Davos de la culture à Avignon, etc...
Si vous avez des idées, contactez le service de presse de l'Elysée ou
le secrétariat général de la présidence de la République. Ils sont
preneurs !
La France ruinée annonce fièrement l’organisation de plus de 300
manifestations dans tout le pays, à l’occasion des 6 mois de la
Présidence française, soit plus de deux évènements par jour, payés par
le contribuable ou par la dette abyssale que nous lèguerons à nos
enfants.
Tout ceci n'est pas très sérieux et augure mal du succès de la présidence française.
Au lieu de lancer un catalogue à la Prévert qui fait de nous la risée
de l'Europe, Sarkozy aurait mieux fait de rassurer les Français et de
se préoccuper de leur pouvoir d'achat, de leur emploi, de leur sécurité
et de la défense de leur identité.
Mais pour cela, il faudrait affronter les lobbies, la Commission
européenne, les médias et tous ceux qui contribuent au démantèlement de
nos forces vives, à notre désarmement intellectuel et moral.
Pis encore, sous son autorité institutionnelle, tous les projets,
toutes les utopies mortifères dont on sait, par les sondages ou par la
rue, que le peuple français les rejette, vont être remise dans l’agenda
européen.
- Tout d’abord, la directive Bolkestein. Chassé par la
porte, le plombier polonais, exemple emblématique de dumping salarial
et social, est revenu par la fenêtre à la faveur d'un arrêt récent de
la Cour de Justice des Communautés européennes de Luxembourg. L'arrêt
relatif au détachement des travailleurs exonère l’employeur de
l'obligation de respecter les conventions collectives "bâtiments et
travaux publics" signées dans le pays où le travail est effectué au
motif qu'elles ne sont pas d'application générale.
Cette interprétation restrictive et partisane n'augure rien de bon de
la volonté des juges de privilégier le marché intérieur et la libre
prestation de services au détriment des salariés ou des indépendants,
en particulier en matière de salaire minimum. Du reste, Sarkozy vient
de décider d'ouvrir le marché du travail le 1er juillet aux huit pays
d'Europe centrale et orientale entrés dans l'Union européenne en 2004.
- Quant à la Turquie, Sarkozy trompe son monde comme il
l'a fait sur la Constitution européenne. Il a laissé et même encouragé
la commission Balladur sur la réforme des institutions à supprimer le
referendum obligatoire qui avait été inscrit dans la Constitution
française à l'article 88-5 pour toute nouvelle adhésion à l'Union
européenne après la Croatie. Il est vrai que MM. Kouchner et Jouyet,
respectivement ministre des Affaires Etrangères et secrétaire d'Etat
aux affaires européennes sont de chauds partisans de l'adhésion de la
Turquie.
Sarkozy est maître dans l'art de la duplicité. Ses déclarations contre l’entrée de la Turquie ne sont pas sincères.
J’affirme que même s’il n’ose pas encore le dire pour d’évidentes
raisons politiques, le Président de la République est acquis à
l’adhésion turque.
J’en veux tout d’abord pour preuve son acceptation d’ouvrir 3 nouveaux
chapitres d’adhésion, record pour une Présidence de l’UE qui porterait
le nombre de chapitres ouverts à 11 en 3 ans.
Ensuite, le Chef de l’Etat a empêché le rétablissement du référendum
obligatoire, pourtant demandé par une majorité de représentants à
l’Assemblée Nationale, en laissant les sénateurs supprimer l’amendement
en ce sens qu’avaient adopté des députés. Il est moralement scandaleux et politiquement irresponsable d’interdire
au peuple français de s'exprimer sur l'élargissement de l'Europe, sur
ses frontières, sur la question de l'identité nationale et sur le
projet européen que nous souhaitons.
Inutile de dire que la Turquie dans l'Europe - non pas dans 15 ou 20
ans comme on l'entend dire ici ou là pour nous endormir - mais en 2014,
épuiserait le budget européen tant en matière agricole qu'en matière de
politique régionale. Les Turcs domineraient alors numériquement le
Parlement européen et le Conseil, les deux branches de l'autorité
budgétaire.
Cette marche turque sonnerait non seulement la fin de l'Europe
européenne, mais ouvrirait la voie à d'éventuels conflits de
civilisation. En effet, l’entrée de la Turquie renforcera les populations
arabo-musulmanes et sanctuarisera un vaste territoire, le "croissant
musulman", qui va de la Turquie à la Bosnie en passant par le Kosovo et
l'Albanie sans parler de Chypre ou de la Bulgarie qui comptent déjà
plus de 20 % de musulmans.
III- La Présidence française va également montrer au plus grand nombre
de nos compatriotes l’étendue de notre déclin, que l’on cherche
généralement à dissimuler aux Français.
Comme le lamentable échec de l’Union pour la Méditerranée l’a prouvé, la France pèse de moins en moins en Europe.
- Considéré comme l'homme malade du Vieux Continent, notre pays est
montré du doigt pour ses piètres performances économico-budgétaires. Sarkozy, malgré tout son talent de bonimenteur, aura donc beaucoup de
mal à faire accepter et adopter des projets ou des propositions, même
souhaitables, dont les autres ne voudraient pas. Tout simplement parce
que nous ne montrons pas l’exemple.
- Nous sommes à la merci des Anglais pour la politique européenne de
défense, à la merci des Allemands pour l'Union pour la Méditerranée, à
la merci des Britanniques pour la PAC, à la merci de la Commission pour
le changement climatique et la politique énergétique.
Bref, la présidence française, coincée entre deux présidences sous
influence allemande, la slovène et la tchèque, sera au pire une défaite
humiliante où nous aurons abandonné nos principes, notre souveraineté,
notre diplomatie, notre défense et... en plus notre honneur, au mieux
une victoire à la Pyrrhus où, ayant tout accepté pour sauver les
apparences, nous aurons en réalité tout lâché.
Préparons-nous à dénoncer les abandons de souveraineté, les concessions
majeures sans contrepartie, les dérives supranationales inacceptables
que Sarkozy s'apprête à commettre au nom de la raison d'Etat,
rebaptisée réalisme politique, mais qui s'appellent en fait la trahison
du peuple français. Pourtant, la France aurait pu s’inspirer du président tchèque Vaclav Klaus, qui n'a pas eu peur de dénoncer les "tendances
négatives de l'intégration européenne, à savoir l'unification, la
centralisation, la bureaucratisation et la socialisation de l'Union
européenne". Belle leçon de courage et de réalisme politique.
Mais en se faisant le promoteur, le héraut de la Constitution
européenne, camouflée en traité constitutionnel, Sarkozy a non
seulement failli à sa mission de défense de l'indépendance nationale,
mais il s'est privé d'arguments juridiques, politiques, diplomatiques
ou tactiques qu'il aurait pu utiliser pendant sa présidence, comme la
menace de ne plus verser les contributions françaises au budget
européen (18% de celui-ci en tout).
Il ne l’a pas fait.
Les Français ne veulent pas d’un gouvernement et d’un président qui
bradent les intérêts nationaux et remettent à d'autres - la Commission
européenne, le Parlement européen, l'Allemagne - le soin de préparer ou
de voter des lois qui s'imposent à nous et affaiblissent gravement
notre identité et notre sécurité tant intérieure qu'extérieure.
Que le peuple s'en souvienne quand il ira voter aux élections européennes, dans un an !
Je forme des vœux pour qu’en juin 2009, nos compatriotes rejettent
l’aventurisme forcené des eurofédéralistes et choisissent la voie la
plus sage qui soit, celle de l’Europe des nations, pour préserver
l’essentiel et travailler ensemble à la construction de la paix et de
la prospérité pour tous les peuples du Vieux Continent.
Je vous remercie
27-06-08
Chômage : la limite des radiations
Front National
Communiqué de Jean-Marie Le Pen du 27 juin 2008
Surprise : on avait pris l’habitude que le nombre de chômeurs inscrits
à l’ANPE diminue chaque mois. Et voici qu’en mai il augmente.
Du coup nous échappons au coup de clairon mensuel du gouvernement sur la baisse du chômage.
Que se passe-t-il ?
C’est que les sorties de l’ANPE pour « radiation administrative » sont
en hausse de 3,2% sur un mois. Il était manifestement difficile d’aller
au-delà sans qu’on le remarque et que l’hécatombe fasse jaser.
Et voilà pourquoi votre fille est muette !
26-06-08
A la soviétique
Front National
Communiqué de Jean-Marie Le Pen publié le 26 juin 2008
Nicolas Sarkozy veut que le président de France Télévisions, autrement
dit des cinq chaînes de télévision publique, soit nommé par l’exécutif,
c’est-à-dire par lui-même.
« Un système simple et démocratique », dit-il.
Simple, assurément, et qui a l’avantage pour le téléspectateur de
supprimer toute ambiguïté : ce seront clairement des chaînes de
propagande gouvernementale.
Démocratique, aussi. Au sens qu’avait ce mot en Russie soviétique, naturellement.
Et c’est au moment où le moral des ménages bat un nouveau record
historique à la baisse, et où la Cour des comptes lance un nouveau cri
d’alarme sur la situation financière de la France, que Nicolas Sarkozy
fait cette annonce.
Le contrôle gouvernemental des médias allant de pair avec le délabrement de l’économie, c’est le lot commun des dictatures.
Adhésion de la Turquie : les Français trahis par Sarkozy
Front National
Communiqué de Marine Le Pen du 25 juin 2008
Dans le cadre de la discussion sur le projet de réforme des
institutions, le Sénat à la demande du groupe UMP a supprimé l’article
rendant obligatoire le referendum pour l’adhésion de la Turquie à
l’Union européenne.
Alors que le peuple irlandais vient, après les peuples français et
néerlandais, de sanctionner l’Europe des commissaires européens et ses
dérives anti-démocratiques, le parti présidentiel, soutenu par
l’ensemble des partis du système, prive les Français de la possibilité
de s’exprimer souverainement sur l’adhésion turque.
Marine Le Pen, député européen, vice-présidente du FN condamne cette
énième volte-face de Nicolas Sarkozy qui, après avoir déclaré que la
Turquie n’avait pas sa place dans l’Union européenne, trahi sans
vergogne les Français, majoritairement hostiles à l’intégration turque,
en tentant de se passer de leur opinion sur un sujet majeur pour
l’avenir de la France et de l’Europe.
25-06-08
Jacques Barrot : un émigré qui aime les immigrés
Article de Pierre Cheynet, SD du FN 43 publié le 24 juin 2008
Cela faisait quelques temps qu'il végétait au sein de la Commission
Européenne, trop frustré de ne voir qu'on ne s'intéressait à lui que
pour railler ses difficultés à parler la langue de Shakespeare... Mais
ça y est, Jacques Barrot tient sa revanche. L'ancien ministre des affaires sociales et président du conseil général de Haute-Loire
vient d'être "adoubé" (selon le terme qu'il a lui-même employé) par le
Parlement Européen pour investir ses nouvelles fonctions de
vice-président délégué à la Justice, à la Liberté et à la Sécurité
(deux notions qui ne procèdent visiblement pas l'une de l'autre aux
yeux des technocrates européens, alors qu'elles sont en France
intimement liées, la sécurité étant on le sait la première des
libertés).
Derrière ce titre à rallonge se cachent toutes les fonctions que l'on a ôtées aux Etats en matière de politique migratoire et en particulier la politique relative à l'accueil des demandeurs d'asile.
L'occasion rêvée pour Jacques Barrot de revenir en Haute-Loire afin de
souligner qu'il fut un pionnier en la matière, en participant à
l'installation du Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile du
Chambon-sur-Lignon, ainsi qu'à celle du CADA de Langeac, où se sont
produits depuis de multiples "incidents" entre pensionnaires, l'un
d'eux ayant tué sa femme en lui brisant la nuque...
Evoquant la situation des demandeurs d'asile aujourd'hui, Jacques Barrot a été très clair : "Nous devons bien évidemment les accueillir, sans que cet effort ne pèse que sur un seul pays".
Démontrant une fois encore sa propension naturelle à donner des leçons
de générosité à son pays en-dehors de ses frontières, Jacques Barrot
aurait "rassuré" son auditoire, composé de représentants de la CIMADE
et des rares élus du plateau ouvertement immigrationnistes. Quoi de
plus normal chez ce "giscardien de gauche" (c'est ainsi qu'il se définissait dans Le Figaro en 1976), qui fut, on ne le rappellera jamais assez, l'instigateur de la si tristement célèbre politique de la Ville, lorsqu'il était secrétaire d'Etat au logement dans le gouvernement de Raymond Barre en 1977.
24-06-08
« La Présidence Française de l’Union européenne, pour quoi faire ? »
Front National
Conférence de presse de Jean-Marie Le Pen du 24 juin 2008
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de votre présence, pour
cette conférence de presse estivale qui intervient une semaine avant le
début de la présidence Française de l’Union Européenne.
Pour mettre mon propos en perspective, permettez-moi de vous rappeler
que Nicolas Sarkozy s’est prévalu d’être le Président du « pouvoir
d’achat », qu’il a revendiqué le retour de la France dans l’Europe, la
relance du processus de construction de l’Union Européenne grâce à la
ratification du traité de Lisbonne et enfin la réintégration de la
France à l’OTAN.
Malheureusement pour lui, et pour la France, les événements
fondamentaux en cours remettent en cause l’ordre imprudemment établi
par le verbe présidentiel:
1/ D’abord, nous assistons à une crise politique et institutionnelle du modèle fédéraliste de l’Union Européenne.
2/ Ensuite, dans la foulée de la crise financière et pétrolière,
l’effondrement progressif du système économique, monétaire et bancaire
mondial apparait de plus en plus probable.
I- La crise politique et institutionnelle, celle du modèle fédéraliste de l’Union Européenne, est absolument évidente.
Après les peuples de France et de Hollande qui avaient manifesté leur
refus de la Constitution européenne en 2005, celui de l’Irlande s’est
prononcé pour le NON au traité de Lisbonne, il y a quelques jours.
Une fois de plus, il apparait clairement qu’une majorité de citoyens de
l’union refuse le modèle de « l’EUROPE-TITANIC», celle d’institutions
anti-démocratiques qui jouent contre les peuples, celle d’une économie
ultra-libréchangiste qui livre notre pays à la concurrence sauvage des
pays à bas salaires et à la prédation des grandes entreprises
multinationales.
Le vote irlandais, c’est la victoire de la liberté et de la raison sur
les projets oligarchiques et artificiels de la bureaucratie européenne.
C’est aussi un coup d’arrêt politique et juridique définitif au traité
de Lisbonne. François Fillon, Premier Ministre en droit sinon en fait,
avait d’ailleurs clairement affirmé qu’en cas de refus irlandais, le
traité serait caduc.
N’en déplaise au Président de la Commission européenne, José Manuel
Barroso ainsi qu’au secrétaire d’Etat aux Affaires européennes
français, Jean-Pierre Jouyet, et à l’écrasante majorité de la classe
politique franco-européenne, le traité de Lisbonne est mort. Il rejoint
au cimetière des institutions utopiques la Constitution européenne.
On me répondra que cela n’empêchera pas, comme d’habitude, les
eurocrates de passer outre, ou de faire revoter l’Irlande dans 6 mois,
sous la menace de sanctions officielles ou déguisées.
Les fédéralistes n’en sont plus, il est vrai, à une forfaiture près.
Dès le début de la construction européenne, une méthode de viol
subreptice de la liberté des peuples fut employée, puisqu’on fit
l’Europe économique comme une première étape discrète du projet de lier
les nations, pour aboutir à l’Europe politique, c’est-à-dire
supranationale.
C’est cette intuition appuyée sur les écrits de Monnet et de
Coudenhove-Kalergi qui me conduisit en 1957 à voter contre le Traité de
Rome.
L’hypocrisie et le cynisme ont des limites. Il s'agit en effet du
troisième NON au même texte, puisque le traité de Lisbonne reprend pour
l'essentiel les éléments du projet de Constitution européenne déjà
rejeté par la France et les Pays-Bas au printemps 2005.
Dès lors, les choses sont claires : les citoyens ne veulent plus de cette Europe-là.
La tentative de passage en force pour faire ratifier le nouveau traité
européen par voie parlementaire, en refusant tout référendum, a abouti
à une radicalisation de l'opinion publique contre les institutions et
les dirigeants de l'Union.
En réaction, les Irlandais ont courageusement et symboliquement exprimé
l’exaspération d’une majorité d’Européens devant la méthode « anti
démocratique » retenue.
Si les européistes en doutent, je les mets au défi de soumettre le Traité aux peuples d’Europe par référendum.
Les gouvernants et leurs conseillers, par dogmatisme et impéritie, ont
sous-estimé la force des réalités nationales, ouvrant une grave crise
politique.
Ils n’ont pas prévu davantage la grave crise économique dans laquelle nos compatriotes se débattent aujourd’hui.
Celle-ci était pourtant inévitable: tous les économistes sérieux ont
dit et répété que la monnaie forte serait, à terme, destructrice
d’emploi.
La politique de hausse des taux d’intérêts directeurs de la Banque
Centrale Européenne, puisqu’on y revient toujours, finira par engendrer
un profond chaos social.
A cet égard, durant la campagne Présidentielle, Nicolas Sarkozy a fait
mine de stigmatiser les mauvaises relations entre les Etats de l’Union
et la Banque Centrale Européenne.
Le 6 mars 2007, il déclarait: «Je proposerai à nos partenaires, si je
suis élu, que la politique de surévaluation de l'euro, qui est en train
d'accentuer tous les problèmes d'Airbus et d'accélérer la
désindustrialisation de l'Europe, soit abandonnée. Tous les grands pays
du monde aujourd'hui cherchent à sous-évaluer leur monnaie en
pratiquant une politique de dévaluation compétitive.»
Cela revenait à dire qu’il fallait changer d’Europe.
Eh bien, le « NON» Irlandais nous encourage à nous battre pour que ce pari soit gagné.
L’horizon est maintenant dégagé pour une nouvelle Europe des coopérations nationales.
2 / Celle-ci est d’autant plus nécessaire qu’un effondrement mondial
progressif du système économique, monétaire, bancaire et financier est
en cours.
De juin 2008 à mi 2009, la récession américaine causée par la
crise du marché hypothécaire, dite crise des «subprime», devrait se
transformer en véritable dépression.
La déflagration américaine se propagera, par effet de contagion, en Europe et en Asie, sous forme de « stagflation ».
Elle sera amplifiée par le troisième choc pétrolier, la hausse du
prix du brut entrainant mécaniquement le retour de l’inflation.
De plus, il est très probable qu’un 3éme choc économique majeur, après
les « subprimes » et la crise pétrolière, se produira d’ici l’automne
2008 : il s’agit de l’explosion de la bulle spéculative des « CDS », un
monstre financier dérivé du crédit et qui représente un marché
d’environ 50.000 milliards de dollars, soit 5 fois l’ampleur des
«subprimes ».
L’effet des pertes enregistrées sera dévastateur pour la solidité financière du système bancaire international.
Si rien n’est tenté pour endiguer cette menace, d’ici 2009, les
conséquences pour la France et les Français devraient être dramatiques:
· D’abord, un retour durable de l’inflation officielle comprise entre 4
à 5% et due principalement aux importations de pétrole.
· un fort ralentissement de la croissance économique Française, qui devrait être de 1 à 1,2% à peine en 2008.
· L’explosion des déficits publics entre 2008 et 2012.
· Une hausse vertigineuse de la dette de l’Etat, en contradiction avec
les critères du Pacte de Stabilité et de Croissance que s’est imposé la
France lors du traité de Maastricht.
· Une accélération des délocalisations d’entreprises, hors de la zone euro (EADS, Dassault Aviation,…).
· Un impact inéluctable sur le pouvoir d’achat des Français, sous la forme d’une nouvelle baisse de celui-ci.
· Une augmentation du chômage réel et parallèlement de l’immigration massive et planifiée par monsieur Attali.
· Un risque géopolitique très élevé avec une probabilité de «guerre»
d’ici novembre 2008, entre l’Iran d’un côté, Israël et les Etats-Unis
de l’autre, éventuellement flanqués de la France puisqu’elle intègre le
commandement de l’OTAN.
L’incapacité des Etats et des institutions internationales à réguler
cette grave crise économique, bancaire et financière, démontre que le
modèle ultra-libréchangiste de l’euro- mondialisme ne fonctionne pas.
Comme vous le constatez, les prévisions des économistes sont
malheureusement peu réjouissantes. Raison de plus pour réagir
maintenant !
Un sursaut est essentiel.
Il faut mettre en place un «bouclier anticrise » par une politique
créatrice de valeur pour les peuples et rétablir une Europe socialement
responsable et politiquement assise sur les nations souveraines.
Nicolas Sarkozy en a la possibilité.
Grâce aux pouvoirs exécutifs conférés par le Conseil Européen, il a toutes les cartes en mains.
Il est en position de nous démontrer véritablement sa sincérité et
son ardeur réformatrice pour convaincre, dès l’été 2008, les autres
chefs d’état et de gouvernement européens de changer de cap.
Un certain nombre d’enquêtes montrent qu'une majorité de citoyens
européens jugent "négatif" l'impact de l'Euro sur l'économie de leur
pays.
Aussi au nom de tous les Français, je lance un autre défi solennel au
nouveau Président de l’Union Européenne, celui d’établir un «Euro-OR »,
seul moyen de sauvegarder notre intégrité face à l’idéologie
destructrice de la Banque Centrale Européenne.
Ce dispositif est le seul qui permettra de résoudre un grand nombre de
difficultés économiques et sociales structurelles dans la zone euro.
Cette action de « salut public » est indispensable, et je demande à chacun de prendre date.
Si Nicolas Sarkozy ne saisissait pas cette chance historique, le Front
National seul véritable gardien des intérêts politiques, économiques et
sociaux des Français proposera son plan B : une « nouvelle gouvernance
économique et sociale » au service de la France et de l’Europe des
nations.
Cette « nouvelle gouvernance économique et sociale » que je présenterai
dans les mois qui viennent, dans le cadre de la campagne pour les
élections européennes, aura pour objectif une politique monétaire plus
orthodoxe, plus protectrice, afin de privilégier la croissance,
l’emploi et le pouvoir d’achat de nos compatriotes.
Plus généralement, il faudra retrouver les moyens de la
souveraineté pour endiguer la submersion humaine et économique de la
France et des nations européennes.
L’enjeu en est l’avenir des Français.
Dans l’espoir que chacun prenne ses responsabilités, j’engage les
Français à exiger de leurs hommes politiques des résultats politiques,
économiques et sociaux concrets.
23-06-08
Non à la banalisation des crimes du communisme !
Front National
Communiqué de Louis Aliot du 23 juin 2008
L’assemblée plénière du Conseil Régional de Midi-Pyrénées accueillera
le jeudi 26 juin 2008 à 11h45, sous la présidence du socialiste Martin
Malvy, le président de l’assemblée nationale vietnamienne.
Au-delà de l’attitude scandaleuse du Président de Région qui a tendance
à se considérer de plus en plus comme un chef d’état, le groupe Front
National, en signe de protestation, quittera l’hémicycle régional pour
ne pas cautionner un régime au passé criminel et au fonctionnement
antidémocratique.
Je rappelle que l’assemblée nationale vietnamienne est composée d’élus
choisis par le Parti Communiste vietnamien et par le Front de la Patrie
du Vietnam. Son travail législatif est étroitement contrôlé par le
gouvernement et consiste principalement à appliquer la politique du
Parti.
Le Front National rappelle son engagement historique aux côtés des
peuples opprimés par le communisme et dénonce cette tentative de
banalisation d’un des plus grands totalitarismes de la planète.



