jeudi 11 juin 2009
Et maintenant ?
Article de Jean-François Touzé du 8 juin 2009
Le succès de la liste UMP dont nous
nous félicitons et l’échec du Parti socialiste qui nous réjouit ne
doivent cependant pas nous conduire à regarder l’arbre tout en ignorant
la forêt.
L’arbre c’est, en effet, la victoire (relative, il est
vrai, compte tenu du nombre record d’abstentionnistes) du parti du
Président. C’est aussi la défaite d’un PS qui espérait renouer avec son
unité et la dynamique qui lui avaient permis d’emporter les élections
de 2004.
La forêt c’est, nolens volens, le niveau alarmant de la gauche et de l’extrême gauche.
On sait que les élections européennes n’ont jamais été « structurantes » de la vie politique de notre pays. L’échec de Rocard en 1994 n’avait pas empêché Jospin d’accéder au second tour de la Présidentielle de 1995 ni de gagner lors des Législatives de 1997. A l’inverse les succès de Villiers et de Pasqua n’ont été suivis d’aucune construction capable de s’inscrire dans le long terme par une démarche à vocation majoritaire.
Sans doute en sera-t-il de même demain pour les Verts. Le vote hétéroclite qui a permis à la liste menée par Cohn-Bendit de faire quasiment jeu égal avec les socialistes et parfois même de les devancer, ne présente aucune caractéristique de consistance durable.
Il
n’empêche : l’addition des voix qui se sont portées sur le PS, d’une
partie de celles du MODEM, d’une majorité de celles d’Europe Ecologie,
et bien sur des 13% de l’extrême gauche (Front de gauche, NPA, LO)
témoigne du risque de voir en 2012 se dégager une majorité en faveur de
ce qui pourrait bien être un nouveau Front populaire.
En privilégiant l’unité, Nicolas Sarkozy a, certes, permis à l’UMP de gagner son pari et d’arriver largement en tête. Mais, dans le même temps, il prive, pour l’avenir, son camp de toute réserve de voix dans un système électoral où, on le sait, on ne gagne jamais seul. Les centaines de milliers d’électeurs de droite qui se sont abstenus, l’on fait, non pas par dédain de la politique, mais parce qu’ils ne trouvent plus la traduction de leurs convictions et de leurs aspirations.
C’est donc bien à une nouvelle offre politique que nous devons travailler. Le MPF, le CNI, la Droite Libre ont vécu sous leurs formes actuelles… Nous sommes passés dans un autre temps. Un temps où tous, responsables de ces formations, élus, militants, animateurs de blogs, de clubs et d'associations indépendantes, doivent se rassembler pour la défense de nos principes et de nos valeurs communes
La droite de conviction doit se reconstruire autour d’idées simples (l’autorité, les libertés, les valeurs, la résistance à la barbarie, l’alliance occidentale). Elle doit se faire entendre. Elle doit renouer avec le militantisme. Un militantisme de terrain qui ne néglige aucune des formes modernes de communication.
Elle doit être portée afin de faire revenir les électeurs désemparés qui ne se contenteront plus, demain, de belles promesses de campagne présidentielle.
Elle doit être volontaire, militante, inventive.
C’est sur son discours qu’a été élu Nicolas Sarkozy en 2007. C’est sur une volonté d’ouverture à droite qu’il peut être réélu en 2012.
Nous avons, les uns et les autres, notre feuille de route.
Il est temps de nous engager sur le chemin d’un renouveau droitiste.
PS : Pour le Front National le processus de marginalisation se poursuit. De la même manière qu’un cycliste qui cesse de pédaler continuera un temps d’avancer jusqu’à ce que son vélo s’arrête ou ne chute, le lepénisme, assis sur une machine de plus en plus lente, de plus en plus zigzagante, continuera un temps encore d’exister.
Jusqu’à la fin inéluctable qui approche. Vite, très vite !
Un mot enfin pour nous réjouir du résultat médiocre de Dieudonné. Médiocre mais inquiétant tout de même, quand on sait que plus de 2% des électeurs ont voté pour lui dans le 93. La vigilance ne doit pas faiblir.
Note YR : Moi qui avait pensé un temps que Jean-François Touzé était pour le rassemblement des droites nationales... je tombe de ma branche.
lundi 2 février 2009
Défendre la République
Communiqué de Jean-François Touzé, président de la Nouvelle Droite Républicaine publié le 2 février 2009
Les mots ont un sens qu’Olivier Besancenot qui manie si bien les premiers ne peut ignorer.
En prônant un nouveau mai 68, le porte parole de la LCR et du NPA appelle tout simplement de ses vœux, la grève générale, l’arrêt de la vie économique de notre pays, la pénurie des approvisionnements, la paralysie de la France et la multiplication des manifestations violentes se transformant inévitablement en véritables émeutes menées par les activistes d’extrême gauche et les organisations révolutionnaires, sous le regard indulgent du PS et la tranquille complicité des syndicats radicaux, avec la participation de la « racaille » des cités et sans nul doute l’aide bienveillante de certaines organisations islamistes.
Dans ces conditions et face à ces menaces explicites, ne serait-il pas temps de penser, comme en 1968, à la constitution de nouveaux Comités de Défense de la République regroupant tous les patriotes soucieux de défendre notre société de libertés, notre cohésion nationale et la juste autorité de l'Etat ?
vendredi 3 octobre 2008
La Nouvelle Droite Républicaine, quid ?
Qui sommes nous ?
Article de Jean-François Touzé, Conseiller régional d'ile-de-france, président de la Nouvelle Droite Républicaine
Pour répondre aux questions que beaucoup se posent et pour que toute adhésion à la Nouvelle Droite Républicaine soit prise en connaissance de cause, voici ce que nous sommes et ce que nous entendons faire. La NDR c’est
Une identité politique : la Nouvelle Droite Républicaine est nationale, conservatrice et patriote. Elle refuse d’opposer les idées libérales dans lesquelles elle se reconnait à, la nécessaire solidarité sociale, base de toute cohésion nationale. Elle se prononce en faveur d’une construction européenne raisonnable et politique sur la base d’une coopération étroite des Etats en matière économique, scientifique, énergétique, commerciale, environnementale, diplomatique et militaire. Elle défend l’idée d’une nouvelle alliance occidentaliste pour la sauvegarde des fondements de notre civilisation judéo-chrétienne et de nos sociétés de libertés.
Un positionnement : La seule légitimité du combat politique c’est d’œuvrer à l’accession aux pouvoirs qu’ils soient locaux ou d’Etat. La N D R qui se situe résolument à droite de l’échiquier politique, refuse l’enfermement et les discours de guerre civile. Elle inscrit son action dans le respect des principes républicains, des institutions nationales et de l’humanisme français. Elle entend prendre ses responsabilités politiques, sans transiger sur l’essentiel, mais en préparant les nécessaires alliances et l’indispensable « entente à droite » sans lesquelles toute démarche politique est vouée à l’échec et à la protestation stérile.
Une méthode : rassembler ce qui est épars ; construire un maillage national où chaque section locale aura son autonomie tout en respectant la cohérence de l’ensemble ; travailler sur le terrain par l’action militante : organiser le débat et œuvrer aux rencontres nécessaires pour préparer les échéances politiques y compris électorales ; fédérer les énergies à la droite de la droite, en rejetant toute radicalisation.
Une organisation : un bureau national d’au plus dix membres dirigé par un président et un secrétaire général, épaulés par des délégués nationaux ; un comité directeur composé du Bureau, des représentants des sections locales et des responsables thématiques.
Une ambition :
Le monde occidental connaît une crise morale, économique et sociale
sans précédent. La France, parce qu’elle est affaiblie par des
décennies de socialisme, écrasée par la bureaucratie et le fiscalisme,
bloquée par un syndicalisme obtus, anémiée par un système politique
clanique et des institutions essoufflée, minée par une immigration
devenue insupportable, est sans nul doute plus atteinte que ses
partenaires européens et ses alliés occidentaux.
Ce qu’attendent des millions de nos compatriotes, c’est que s’organise
un grand courant représentatif d’une droite moderne, nationale et
conservatrice, droite de convictions, d’autorité, de fermeté mais aussi
de libertés et de responsabilités.
C’est ce courant à vocation majoritaire que nous nous proposons de développer, à la droite de la droite, avec pour seul souci l’intérêt général et la défense des valeurs essentielles de notre nation et de notre civilisation.


